La guerre civile somalienne

Si elle paraît aujourd’hui quelque peu oubliée, la Somalie a longtemps été considérée comme l’État failli par excellence, où toute forme de structure publique avait disparu, laissant le pays sombrer dans un immense chaos.

Aujourd’hui, la crise qui l’affecte semble être une énième manifestation de l’incapacité supposée de l’Afrique à accoucher d’États stables et prospères. Pour autant, le cas somalien est intéressant à plus d’un titre. En effet, contrairement à la plupart de ses voisins, le pays est relativement homogène ethniquement (85 % de la population est somalie) et religieusement, 99 % de la population étant musulmane sunnite. En outre, il entretient des liens très étroits avec le Moyen-Orient et notamment la péninsule arabique. Très tôt islamisée, la Somalie a en effet toujours eu d’intenses échanges commerciaux, politiques et culturels avec le Yémen. Loin d’être un territoire sauvage, elle a également fourni à l’islam un certain nombre de savants reconnus.

Ce pays culturellement riche n’est pourtant pas parvenu à se constituer en nation stable et unifiée. Il vit depuis la fin des années 1980 une situation de guerre civile prolongée marquée par un effondrement presque complet de toutes les institutions, la sécession de deux de ses provinces et l’apparition de nombreux groupes armés en faisant l’un des pays les plus dangereux de la planète. L’histoire récente de la Somalie est dès lors riche d’enseignements.

 

Le territoire somalien, rétif au développement de structures étatiques


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Carte en anglais représentant les différents clans en Somalie, à l’Est de l’Éthiopie et au Nord-Est du Kénya | Wikimedia Commons

La Somalie, pays marqué par le système clanique

Le premier élément essentiel à retenir est que, malgré son homogénéité ethnique, la population somalienne reste très morcelée, du fait d’un système clanique.

Six principaux clans composent l’essentiel de cette population : les Darod, les Dir, les Hawiye, les Isaaq, les Digil et les Rahanweyn. Encore cette division ne rend-elle que très partiellement compte de la fragmentation de cette société très traditionnelle fondée sur le pastoralisme.

En effet, chacun de ces clans est à son tour divisé en de très nombreux sous-clans ou lignages dont beaucoup sont rivaux. L’appartenance à une telle communauté constitue un élément essentiel de l’identité d’un Somali, comparable en importance à l’appartenance ethnique dans d’autres pays du continent noir.

 

La domination du droit non-Étatique : le xeer

Dans le même temps, ce système clanique a son propre droit, qui cohabite avec les autres dispositifs légaux présents en Somalie, à savoir le droit écrit et le droit islamique. Le xeer, comme il est appelé, se compose de normes d’origine coutumière et continue de jouer un rôle important aujourd’hui.

Selon certaines recherches, les Somaliens y auraient recours dans 80 à 90 % des cas pour résoudre leurs litiges. Souvent, ils ne se tournent vers les autres systèmes juridiques que dès lors que leur droit coutumier n’a pas donné satisfaction. Le xeer joue également un rôle très important dans les relations entre clans ou lignages. Souvent, des accords passés entre eux il y a plusieurs générations constituent des précédents et continuent de faire office de loi.

 

Un équilibre déstabilisé par la colonisation

Il n’est pas étonnant que le pouvoir ou les normes juridiques imposées par l’État aient eu du mal à pénétrer la société somalienne. Dès le XIXe siècle, la colonisation italienne et britannique du territoire n’a du reste guère affecté cet état des choses.

Au contraire, les puissances européennes se sont appuyées sur les structures sociales somaliennes pour assurer leur domination. Cependant, en donnant l’impression de favoriser certains groupes, ou en reconnaissant des chefs au sein de clans ou de sous-clans traditionnellement dirigés de manière collégiale, elles ont attisé le ressentiment d’une part de la population locale. À partir de l’indépendance dans les années 1960, l’appartenance clanique a continué à jouer un rôle important dans la vie politique du pays.

 

La dictature de Barre et l’échec de la construction d’un État moderne somalien


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Mohamed Siyad Barre, dirigeant de la Somalie de 1969 à 1991

Lorsque le général Mohamed Siyad Barre prend le pouvoir en 1969, il donne l’image d’un dirigeant modernisateur, prêt à profondément réformer son pays. Le nouveau dirigeant ne cache d’ailleurs pas son aversion pour le système des clans qui empêche selon lui la constitution d’un État puissant, capable de développer le pays. Dans un pays dont la population reste attachée à ses structures sociales ancestrales, la lutte contre ce système ne peut guère passer que par la tyrannie et le régime de Barre devient de plus en plus autoritaire et répressif.

En outre, le nationalisme du dictateur le met en conflit avec plusieurs de ses voisins, en premier lieu l’Éthiopie contre laquelle il se lance dans une guerre coûteuse entre juillet 1977 et mars 1978. Bien qu’il n’ait perdu que grâce aux soutiens de l’Union soviétique et de Cuba (ses anciens alliés) à l’Éthiopie, Barre perd alors une large part de son prestige.

 

La guerre des clans en Somalie

S’il lance des réformes progressistes, dans le domaine éducatif en particulier, le dictateur renonce rapidement, de fait, à supprimer le fonctionnement clanique de son pays. Au contraire, il s’appuie de plus en plus sur son sous-clan, celui des Marehans et celui de son épouse les Ogadenis. Les Hawiye, détestés par le dictateur, subissent nombre d’exactions, ce qui attise leur colère.

Dans le même temps, la Somalie s’enfonce dans le sous-développement du fait du ruineux conflit contre l’Éthiopie, de politiques économiques inefficaces et d’une corruption généralisée. La dette extérieure du pays augmente de manière régulière, mécontentant la population. À la fin des années 1980, le pays est déjà au bord de l’implosion. En 1989, Barre voit l’émergence d’un ennemi implacable, le Congrès de la Somalie Unie, majoritairement dirigé par des Hawiye. Mais dans le même temps, d’autres mouvements d’opposition apparaissent dans les autres régions du pays. Créé dès 1981, le Somali National Movement (SNM), lui aussi dirigé par les membres d’un clan opposé à Barre, lance une offensive contre le régime en 1988 dans le nord du pays.

 

Vers le chaos

À partir du 1990, l’état de violence atteint la ville de Mogadiscio elle-même, qui sombre dans le chaos. Plusieurs tentatives de médiation entre Barre et ses opposants échouent, jusqu’à la fuite du dictateur hors du pays en 1991. Si le Congrès de la Somalie Unie prend alors le contrôle de la capitale du pays, son autorité est presque immédiatement contestée par les autres forces rebelles, tandis que dans le nord du pays, le SNM proclame l’indépendance du Somaliland. L’unité de la Somalie prend fin, tandis que l’état du pays préoccupe de plus en plus la communauté internationale.

 

Le temps des interventions étrangères


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Une Somalie sans gouvernement

L’État constitué par Siyad Barré était loin d’être aussi puissant que celui-ci voulait le faire croire. Mais la chute du dictateur fait disparaître toute trace de gouvernement central dans le pays. La Somalie apparaît dès lors éclatée, et ses régions tombent sous la coupe de diverses milices dirigées par des seigneurs de la guerre peu scrupuleux. L’état de guerre entre ceux-ci est endémique et la situation humanitaire se dégrade rapidement, poussant la communauté internationale à intervenir.

 

L’opération Restore Hope

À la fin de l’année 1992, les Marines débarquent ainsi au sud de la Somalie afin de lancer l’opération Restore Hope, une intervention à but humanitaire sous l’égide de l’ONU. Après quelques mois, cette opération doit laisser place à une force internationale de l’ONU, l’ONUSOM, elle-même suivie de l’ONUSOM II. Cette intervention permet de soulager réellement une population en proie à la pénurie alimentaire mais elle ne s’accompagne d’aucun désarmement des forces en présence.

 

Mohamed Farah Aidid contre Ali Mahdi Mohamed

Toutefois, en 1993, un regain de violence entrave sérieusement les efforts des Nations-Unies. Le 5 Juin, 24 soldats pakistanais sont ainsi tués dans une attaque. Les violences redoublent d’intensité dans la région de Mogadiscio, l’un des derniers bastions du Congrès la Somalie Unie.

Son commandant, Mohamed Farah Aidid, s’y est transformé en vrai seigneur de la guerre, assurant son contrôle sur une large partie de la ville aussi bien grâce à l’action de ses milices que par un système clientéliste particulièrement développé, tandis que l’autre moitié de la capitale est contrôlée par son rival du CSU, Ali Mahdi Mohamed.

À l’été 1993, les violences contre l’ONUSOM II redoublent, contraignant l’État-major américain à envisager une nouvelle intervention. En parallèle, les hommes d’Aidid n’hésitent pas à détourner l’aide alimentaire destinée aux populations civiles.

 

La bataille de Mogadiscio

En octobre 1993, les Américains décident finalement d’agir et lancent une opération en plein cœur du dispositif du chef de guerre, au centre de Mogadiscio. Des unités de rangers et de la Delta force doivent être héliportées vers la zone et le capturer, avant d’évacuer la zone au sol grâce à l’appui d’une colonne motorisée. Pourtant, rien ne se passe comme prévu : Aidid n’est pas au lieu prévu, plusieurs hélicoptères américains sont abattus, fixant sur place les militaires américains tandis que les véhicules de la colonne de secours tombent dans des embuscades tout le long de leur trajet.

L’opération est un désastre. L’intervention américaine en plein cœur des quartiers contrôlés par les milices d’Aidid a provoqué une violente réaction d’une partie de la population civile, fortement armée. À la fin de la journée, les Américains ont perdu 19 tués, 73 blessés et un pilote d’hélicoptère capturé sans que leur principal objectif n’ait pu être atteint. Pire, les images de soldats américains traînés dans les rues après avoir été abattus choque l’opinion publique américaine et conduit le nouveau président américain Bill Clinton à mettre fin à cette intervention.

 

La Somalie, prototype de l’État failli


 

Une désagrégation qui s’aggrave

Au moment où se déroulait la bataille de Mogadiscio, les autres provinces du pays accroissaient encore leur autonomie. De 1992 à 1995, l’ONUSOM reste sur place, non sans subir de nouvelles pertes et parvient à procéder à des médiations entre les différents seigneurs de la guerre présents dans le pays. Le conflit somalien perd ainsi en intensité, mais sans que l’unité de la Somalie ne puisse être restaurée. Au contraire, suivant l’exemple du Somaliland, le Puntland se déclare indépendant en 1998 alors qu’il était déjà, de fait, détaché des régions centrales et méridionales depuis plusieurs années.

Dans ces dernières zones, aucune autorité ne s’impose. Aidid se proclame président de la Somalie en juin 1995 mais il n’est pas reconnu par les autres factions et se lance dans une campagne pour étendre son pouvoir. Il prend ainsi la ville de Baidoia en septembre 1995 mais est tué au combat l’année suivante lors d’opérations contre Ali Mahdi et Osman Ali Atto.

Sa mort accouche d’un nouvel équilibre : alors qu’il n’existe toujours aucun gouvernement central, une paix relative s’installe néanmoins dans de nombreuses régions du pays, une paix toutefois précaire s’appuyant sur la volonté des seigneurs de la guerre d’accroître leur contrôle sur les territoires qu’ils contrôlent déjà plutôt que de se lancer dans des expansions par trop risquées.

 

Le désintérêt de la communauté internationale

En revanche, les nombreuses conférences visant à réconcilier les différentes factions au cours des années 1990 ne donnent que peu de résultat. C’est ainsi le cas du sommet de Sodere en Éthiopie en 1997 ou de la conférence du Caire la même année. Après le retrait américain puis celui de l’ONUSOM, la communauté internationale se désintéresse largement de ce qui apparaît alors comme un petit pays à la périphérie de l’Afrique, si bien que seules les puissances régionales semblent réellement concernées par sa situation.

Il est vrai que l’apogée de la guerre civile somalienne, au début des années 1990, se produit au moment-même où la guerre ravage le continent européen pour la première fois depuis 1945, dans les Balkans. Ensuite, en 1996, un conflit extrêmement meurtrier commence en République Démocratique du Congo. Dans ces conditions, la Somalie n’apparaît plus comme une priorité.

 

La création d’un gouvernement somalien et la nouvelle aggravation du conflit


 

Un espoir de règlement du conflit

En 2000, un gouvernement somalien finit par voir le jour. Toutefois, il est constitué à l’étranger, à Djibouti, et est qualifié de transitoire. Ses moyens restent faibles et son autorité sur de nombreuses provinces purement théoriques. En effet, le fils d’Aidid, Hussein Mohamed Farah Aidid, créé son propre mouvement pour s’opposer au gouvernement transitoire. Il prend le contrôle de Mogadiscio en 2001 et bénéficie de l’appui de plusieurs États étrangers dont l’Éthiopie. Il faut plusieurs années, ponctuées de combats, pour qu’un compromis soit trouvé entre les deux factions rivales, en 2003. Cet accord semble alors en mesure de permettre la reconstitution d’un État somalien unifié.

 

L’émergence des tribunaux islamiques somaliens

Il s’agit toutefois d’une illusion. Au moment où le gouvernement transitoire luttait avec des moyens très limités pour s’imposer face à ses rivaux, il n’a pu constituer d’administration efficace sur les provinces situées au-delà de Mogadiscio. Dans ce vide, de nouveaux acteurs sont apparus, les tribunaux islamiques. Or, ceux-ci ont su gagner la confiance de la population en leur offrant des services qui n’étaient plus garantis par les autorités publiques, en premier lieu la justice. La charia, le droit islamique appliqué par ces tribunaux, apparaît en effet comme un net progrès par rapport au règne arbitraire des chefs de guerre ou autres potentats locaux.

Ces organisations sont également actives dans l’éducation ou la santé, alors même que la Somalie est alors l’un des pays les plus mal classés au monde dans ces domaines. Le réseau des tribunaux islamiques acquiert un poids politique croissant notamment sous la férule du charismatique Cheikh Ahmed Cheikh Cherif qui s’impose rapidement comme la principale personnalité de la justice religieuse de Mogadiscio et créé l’Union des tribunaux islamiques (UTI), constitué d’un réseau de cours. Revendiquant son identité islamiste, Cheikh Cherif, contrairement aux Talibans afghans, se distancie toutefois des mouvements djihadistes internationaux comme Al Qaeda. En outre, bien que son mouvement soit en réalité très nettement dominé par les Hawiyes, il se prononce en faveur de la prééminence de l’identité religieuse musulmane sur toute forme d’appartenance clanique.

En 2006, l’UTI fusionne avec d’autres systèmes juridictionnels islamiques et se lance à la conquête de la Somalie. Rapidement, la ville de Mogadiscio et une large part du Sud du pays sont prises. À l’automne 2006, c’est au tour de Kismayo de tomber entre les mains des islamistes. En quelques mois, le gouvernement somalien a perdu presque tout contrôle sur le pays qu’il prétendait diriger.

 

L’apparition des Shabaab

L’intervention éthiopienne, à partir d’octobre, renverse pourtant très rapidement la situation. Mogadiscio est ainsi reprise en décembre 2006. Le mouvement islamiste poursuit par la suite une guérilla contre les forces gouvernementales mais son déclin est rapide et marqué par de profondes dissensions internes. Cheikh Cherif, en effet, est disposé à faire des concessions avec le gouvernement d’union nationale afin de réintégrer légalement le jeu politique, tandis que d’autres membres de son mouvement, plus radicaux, prônent la lutte armée et le soutien au djihad international. Ils forment le groupe Al-Shabaab et proclament leur allégeance à Al Qaeda en 2010.

 

L’insurrection islamiste et la nouvelle guerre civile


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Soldats du groupe terroriste islamiste Al-Shabbaab

Interventions occidentales contre la piraterie et les Shabaab

La fin des années 2000 est marquée par un regain d’intérêt des pays occidentaux pour la Somalie. D’une part, la pauvreté endémique de la population, y compris au Puntland ou au Somaliland, pousse de nombreux Somaliens à s’engager dans la piraterie maritime contre les navires traversant la mer Rouge. Ces évolutions poussent l’Union européenne à lancer l’opération Atalante en 2008 afin de lutter contre ce fléau, tandis que les Américains s’engagent dans leur propre opération. Surtout, dans le contexte de la « guerre contre la terreur » déclarée par le président Bush, les États-Unis s’intéressent de plus en plus à la confrontation entre le gouvernement somalien, encore très fragile, et les milices islamistes. Sous la présidence de Barack Obama (2008-2016), les forces américaines lancent ainsi des attaques ciblées de drones contre les principaux chefs d’Al-Shabaab.

 

La persistance des Shabaab en Somalie

Ces derniers n’en contrôlent pas moins l’essentiel de l’arrière-pays somalien depuis le retrait des forces éthiopiennes en 2008. Cela illustre davantage la faiblesse du gouvernement somalien que la force des islamistes. Al-Shabaab est en effet un mouvement faiblement équipé, en aucun comparable au Hezbollah ou à l’État islamique, et il est surtout très divisée en factions rivales. Si ses chefs proclament le refus de tout système clanique, l’adhésion à l’oumma et la participation au djihad global, la plupart de ses combattants semblent surtout motivés par des questions de politique intérieure.

Dans sa guérilla contre les forces gouvernementales, Al-Shabaab n’hésite du reste pas à utiliser le système des clans à son avantage en s’appuyant localement sur des groupes précis pour s’assurer le contrôle de leurs régions, contredisant ainsi sa rhétorique islamiste. Enfin, la milice est largement alimentée par la pauvreté et le chômage endémique qui sévissent en Somalie, dont la population est très jeune et en manque d’opportunités professionnelles. Très sensible aux variations météorologiques, le pays reste la proie de désastres majeurs comme la famine de 2011 ou encore la grande sécheresse de 2017.

En 2017, si le gouvernement – qui a cessé officiellement d’être un simple pouvoir de transition en 2012 – contrôle encore les grandes villes, celles-ci restent la cible d’attaques très fréquentes des islamistes qui n’hésitent pas non plus à attaquer le Kenya voisin, qui est intervenu dans le pays au début des années 2000.

 

L’implantation de l’État islamique

Les miliciens d’Al-Shabaab évoluent en revanche aisément dans les campagnes, qui échappent au contrôle des autorités de Mogadiscio. Dès lors, il n’est pas étonnant de constater que la Somalie reste considérée comme l’un des pays les plus dangereux du monde, particulièrement pour les étrangers qui, dans ce pays, sont surtout des journalistes de guerre, des travailleurs humanitaires ou des agents des services de renseignement.

La situation ne semble donc guère s’améliorer d’autant que l’État islamique lui-même s’implante dans la région, apparemment renforcé par des combattants en provenance du Yémen, dont on ne saurait sous-estimer les liens historiques avec les pays de la Corne de l’Afrique. S’il reste pour l’heure basé dans les montagnes du Puntland, ce nouvel acteur pourrait être tenté de progresser dans le reste du pays, au risque d’un affrontement majeur avec le gouvernement mais également Al-Shabaab.

 

Bibliographie


The World’s Most Dangerous Place: Inside the Outlaw State of Somalia, James Fergusson

Black hawk down, a story of modern war; Mark Bowden

Al-Shabaab in Somalia, the history and ideology of a Militant Islamist Group, Stig Jarle Hansen

The horn of Africa: state formation and decay, Christopher Clapham

The state of Africa, Martin Meredith

Out of the mountains, David Kilcullen

 

Clément Chapon

Clément Chapon est un ancien étudiant de Sciences po, passionné par l'Histoire !

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