Orthographe : plus de 100 règles pour éviter les fautes

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Sommaire

110 règles fondamentales de français pour éviter les fautes


Ces règles de français pourront vous aider à éliminer une partie des fautes courantes. 

N’hésitez pas à faire des suggestions dans les commentaires ! 

 

Règles de français : orthographe

« Acceuil » ou « accueil » ?

Cette faute est très courante car l’orthographe ne semble de prime abord pas intuitive.

On écrit :

Accueil
Le u précède toujours le e !

Accueil est un mot masculin.

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« Acompte » ou « accompte » ?

On écrit :

Acompte

Un acompte est un paiement partiel sur une somme due. Le terme vient de « à compte », son ancienne graphie.

Exemples :

Un acompte a été demandé au moment de payer sa voiture.

Les contribuables doivent verser des acomptes provisionnels tout au long de l’année.

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« Autant pour moi » ou « au temps pour moi » ?

On écrit : 

Au temps pour moi

« Au temps pour moi » signifie que l’on admet son erreur, on reconnaît sa responsabilité, et que l’on est prêt à reprendre les choses depuis leur début. Cette phrase adverbale (phrase sans verbe, comme « Silence ! » ou « En joue ! » ) est familière : il faut la réserver au langage oral.

Exemples : 

Quoi ? On écrit notamment avec deux « m » ? Au temps pour moi !

Cette fille n’est pas Zoé ? Au temps pour moi !

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« Avoir affaire » ou « avoir à faire » ?

Avoir affaire à = locution synonyme de « être en rapport avec », « se trouver en présence de quelqu’un ». Affaire ne prend pas de « s ». L’expression peut avoir une teinte de confrontation ou de menace.

Exemples :

S’il s’approche de ma maison, il aura affaire à moi.

Ce n’est pas la première fois que cette cambrioleuse à affaire à la justice.

Lorsque je me couche tôt, j’ai affaire à des angoisses.

J’ai affaire au ministre

Il vaut mieux avoir affaire au bon Dieu qu’à ses saints.

PéguyLe Porche du mystère de la 2è vertu, cité par le TLFi

 

Il existe la forme « avoir affaire avec », qui se distingue difficilement de « avoir affaire à ». On a plutôt « affaire avec quelqu’un » pour traiter de quelque chose. Il existe en effet dans « avoir affaire avec » une réciprocité qui n’existe pas dans « avoir affaire à » (Grevisse).

Exemples :

J’ai affaire avec le directeur, pour décider de l’avenir de cet élève.

Quoique Olivier eût souvent affaire avec lui, ils se voyaient très peu.

Rolland, Jean-Christophe

 

J’ai affaire avec ces pauvres hommes de la terre

Duhamel, Souvenir de la vie du paradis, cité par le Grevisse

 

Avoir à faire = locution synonyme de « avoir à réaliser ». Elle permet de parler d’un travail à réaliser, d’une obligation à remplir. Elle est le plus souvent suivie d’un COD (« avoir à faire quelque chose »).

Exemples :

Avoir à faire est toujours mieux que de s’ennuyer.

J’ai plein de choses à faire pour préparer la fête de la semaine prochaine.

N’oublie pas que tu as à faire tes devoirs pour demain !

 

Avoir affaire de = locution synonyme de « avoir besoin de ». Cette expression littéraire est considérée comme vieillie.

Exemples :

J’avais affaire de son assistance.

Qu’ai-je affaire de l’estime de gens que je ne puis estimer ?

Gide, Feuillets d’automne, cité par le Grevisse

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« Avoir tort » ou « avoir tord » ?

On écrit : 

Avoir tort

Le « tort » est le fait pour une personne d’avoir une position contraire à la raison, à la vérité, au droit. On retrouve ce mot dans les locutions « faire du tort à quelqu’un » ou « à tort ou à raison ».

« Tord » est la troisième personne du singulier du verbe « tordre » à l’indicatif présent.

Cependant, ces deux formes ne sont pas étrangères l’une l’autre. En effet, « tort » vient du latin tortum, c’est-à-dire « injustice », qui est le participe passif tortustordu.

Exemples : 

Tu as tort de t’obstiner ainsi.

Je n’aurais pas dû me mettre en colère. J’ai eu tort.

Ce qu’il dit est faux, il a tort.

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« Banquaire » ou « bancaire » ?

On écrit :

Bancaire

On écrit donc un « compte bancaire », un « virement bancaire », une « carte bancaire », un « crédit bancaire ». La confusion vient bien sûr du fait que l’on écrit « banque » avec les lettres « que ».

« Banque » vient de l’italien « banca » ou « banco », c’est-à-dire la « table », le « comptoir de vente », ou « le banc » sur lequel les banquiers effectuaient leur commerce, comme d’autres marchands.

Exemples :

Le système bancaire a été menacé par la crise de 2008.

J’ai effectué un virement bancaire pour rembourser mes dettes.

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« Bien sûr » ou « biensûr » ?

On écrit : 

Bien sûr

La locution adverbiale « bien sûr » est invariable. Attention à l’accent circonflexe sur le « u » de « sûr » ! Elle est synonyme de « évidemment », ou « bien entendu ».

Exemples : 

Sa fête d’anniversaire était magnifique, bien sûr !

-> Sa fête d’anniversaire était magnifique, évidemment !

– As-tu pensé à prendre nos maillots ?
– Bien sûr !

-> As-tu pensé à prendre nos maillots ?
– Évidemment !

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« Bienvenu » ou « bienvenue » ?

Bienvenue = ce mot peut être…

1. une interjection invariable qui est utilisée comme formule pour accueillir. On souhaite la « bienvenue » à quelqu’un.

Exemples :

Bienvenue Jean-Bernard !

Bienvenue dans notre nouveau magasin !

2. un nom qui permet de désigner une arrivée propice, de parler de la coutume d’accueil (la bienvenue) ou simplement d’un accueil aimable.

Exemples :

Le maire m’a souhaité la bienvenue à mon déménagement.

Cette population étrangère avait organisé un banquet en signe de bienvenue.

Les rites de bienvenue sont courants au sein des associations étudiantes.

 

Bienvenu = ce mot peut être…

1. un adjectif qui s’accorde en genre et nombre. Il qualifie quelqu’un ou quelque chose arrivé à point nommé ou que l’on accueille avec plaisir.

Exemples :

L’entrée de ce joueur avait été plus que bienvenue tant son équipe était désarmée face à ses adversaires.

Votre dynamisme est bienvenu dans notre entreprise.

Le commerçant pensait fermer sa boutique, mais des clients bienvenus sont alors apparus.

L’antonyme de cet adjectif est malvenu.

2. un nom qui permet de parler de la personne bienvenue, précédé de le/la/les.

Exemples : 

Tu es toujours la bienvenue chez ma tante.

Dans cette boîte de nuit, les célibataires sont les bienvenus.

Sois le bienvenu dans mon antre !

Dans les deux cas cités plus tôt, on peut écrire « bienvenu » en deux mots : « bien venu ». Mais cette variante orthographique est vieillie.

3. il existe aussi une forme qui n’est guère plus usitée, comme participe passé du verbe « bienvenir ».

Le jeune Dumont, en costume de guerre et de chasse, beau, leste, adroit, éloquent, bienvenu du père, ami du frère, agréable aux jeunes filles par l’élégance de ses manières et de son esprit, devint le plus assidu commensal du château.

LamartineLes Confidences, cité par le TLFi

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« Cauchemard » ou « cauchemar » ?

On écrit : 

Cauchemar

Le mot « cauchemar » ne se termine pas par la lettre « d».

Exemples :

Ma vie est un véritable cauchemar !

Ce pauvre enfant fait des cauchemars toutes les nuits.

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« Champ » ou « champs » ?

On écrit :

Champ

« Champ » ne prend pas de « s » au singulier, alors que « temps », oui.

Un champ est un domaine, qu’il soit concret (un champ de blé par exemple) ou abstrait (le champ social par exemple).

Attention : on écrit « Champ-de-Mars » ou « Champ de Mars » au singulier. En revanche, on écrit « Champs-Élysées » ou « Champs Élysées ».

Exemples : 

Le professeur de peinture me dit de laisser libre champ à mon imagination.

Les enfants jouaient à se cacher dans les champs de blé.

Va-t’en ! Sur le champ !

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« Comme convenu » ou « comme convenue » ?

On écrit : 

Comme convenu

« Comme convenu » est une locution invariable.

Exemples : 

Comme convenu lors de notre réunion hier, je vous transmets les coordonnées de nos prestataires…

Je me permets de vous contacter aujourd’hui, comme convenu lors de notre entretien téléphonique.

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« Connection » ou « connexion » ?

On écrit : 

Connexion

Avec deux « n », comme le verbe « connecter » ou « connectique », et avec un « x » comme « connexe » .

« Connection » est un anglicisme même si l’orthographe « connexion » peut sembler contre-intuitive. L’orthographe vient du latin connexio, c’est-à-dire « lien, enchaînement ».

La connexion désigne la liaison entre appareils ou le rapport étroit entre les choses, l’enchaînement entre certaines choses.

Exemples : 

Le directeur et ses employés travaillaient en très étroite connexion.

La connexion entre l’ordinateur et l’appareil photo a été presque immédiate.

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« Date butoire » ou « date butoir » ?

On écrit : 

Date butoir

Une « date butoir », synonyme de « date limite » ou de « dernier délai » , est une date avant laquelle une tâche doit être effectuée. L’anglais dit « deadline ».

« Date butoir » est une locution composée de deux noms, « date » (féminin) et « butoir » (masculin). « Butoir » ne s’accorde donc pas, car il n’est pas un adjectif, mais il prend un « s » dès qu’il y a plusieurs « dates butoirs » .

On écrit donc « dates butoirs » au pluriel.

Exemples : 

Cette entreprise a payé des majorations car elle a envoyé ses documents après les dates butoirs.

-> Cette entreprise a payé des majorations car elle a envoyé ses documents après les dates limites.

Le professeur nous a dit que vendredi était la date butoir après laquelle on ne pourra rendre notre devoir.

-> Le professeur nous a dit que vendredi était le dernier délai après lequel on ne pourra rendre notre devoir.

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« De tout temps » ou « de tous temps »

On écrit

De tout temps

« De tout temps » est un locution adverbiale invariable qui est synonyme de « toujours » ou « continuellement ». Cette graphie a été retenue ainsi par l’Académie française

Exemples :

De tout temps la vertu s’est fait estimer.

Cette lampe brille de tout temps

De tout temps, l’homme s’est inquiété de son devenir. 

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« De par » ou « de part » ?

On écrit :

De par

Au sens premier, la locution « de par » signifie « de la part », « au nom de », « par la volonté de ». On la trouve dans des formules vieillies comme :

  • de par le roi ;
  • de par la loi ;
  • de par la Constitution ;
  • de par la justice …

…ou d’autres formules similaires (de par dieu, de par le diable, etc.).

Aujourd’hui, elle reste employée dans l’expression « de par le monde » qui signifie « quelque part dans le monde » ou « à travers le monde ».

On retrouve aussi cette locution dans le langage oral dans des expressions comme « ça vient de par chez moi », « de par ici », etc.

Exemples :

De par le Roi des Animaux,
Qui dans son antre était malade,
Fut fait savoir à ses Vassaux
Que chaque espèce en ambassade
Envoyât gens le visiter :

La Fontaine, Fables, Le Lion malade et le renard

 

Ayant, en outre, posé cette vérité qu’il n’y a pas, de par le monde entier, deux grains de sable, deux mouches, deux mains ou deux nez absolument pareils […]

Maupassant, Pierre et Jean

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« Dilemme » ou « dilemne » ? 

On écrit :

Dilemme

La seule forme correcte est dilemme. L’Académie explique la confusion par la rareté de la terminaison -emme et par la proximité du terme « indemne ». « Dilemne » est une barbarisme. 

Un dilemme est, en dehors du langage spécialisé de la logique, une nécessité dans laquelle se trouve une personne de devoir choisir entre les deux termes contradictoires et également insatisfaisants d’une alternative. 

Dilemme vient du grec dilemma (Δίλημμα), de dis, « deux », et lemma, « argument ». 

Exemples

Être ou ne pas être, n’est-ce pas le plus célèbre des dilemmes

Les héros mythologiques font souvent face à des dilemmes déchirants. 

Les dilemmes ne laissent jamais les esprits indemnes !

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« Dysfonctionnement » ou « disfonctionnement » ?

On écrit

Dysfonctionnement

La confusion du préfixe « dys », relatif à une anomalie, et du préfixe « dis », relatif à une négation, peut expliquer l’erreur « disfonctionnement ».

En effet, un « dysfonctionnement » est une anomalie de fonctionnement (d’un organe, d’une structure administrative, sociale, etc.).

Le terme, récent, est par exemple absent du Littré.

Exemples

En cas de dysfonctionnement des organes vitaux, une opération chirurgicale peut être nécessaire.

Le dysfonctionnement des institutions politiques d’un pays empêche souvent les réformes.

Ce garçon a toujours souffert du dysfonctionnement de ses capacités cognitives.

 

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« Entrepreneuriat » ou « entreprenariat » ?

On écrit : 

Entrepreneuriat

Le mot entrepreneuriat vient du mot entrepreneur, qui s’écrit donc avec les lettres « eu » et pas avec « a » : on n’écrit pas « entreprenar ».

Exemples : 

L’entrepreneuriat séduit aujourd’hui de nombreux étudiants.

L’entrepreneuriat demande beaucoup du courage et de la persévérance.

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« Entre autre » ou « entre autres » ?

On écrit :

Entre autres

La locution « entre autres » permet de parler d’une chose ou d’une personne spécifique parmi d’autres, au sein d’un ensemble plus large. « Entre autres » peut en effet être considéré comme une contraction de « entre autres choses » .

Il n’y a pas de de trait d’union entre « entre » et « autres ».

Exemples :

Entre autres films de Scorsese, je préfère Raging Bull.

L’entreprise souffre de nombreux maux, entre autres une difficulté à recruter des employés compétents.

Nous eûmes plusieurs blessés et quelques morts, entre autres le chevalier de La Baronnais, capitaine d’une des compagnies bretonnes.

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe

 

Comme plusieurs examens se passaient simultanément, il y avait beaucoup de monde dans la cour, entre autres Hussonnet et Cisy ; on ne manquait pas de venir à ces épreuves quand il s’agissait des camarades.

Flaubert, L’Éducation sentimentale

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« En détail » ou « en détails » ?

On écrit : 

En détail

Cette locution invariable signifie « sans rien omettre », « dans toutes ses particularités », « avec précision ». En effet, venant du verbe détailler, « détail » renvoie à une manière de procéder (minutieusement) et pas à l’objet d’une description ou d’une énumération (« les détails »).

« En détail » s’oppose à « en général ».

La locution « au détail », plus rare, doit aussi être employée au singulier.

Exemples : 

Ce philosophe était assez rigoureux pour examiner tous les textes en détail.

-> Ce philosophe était assez rigoureux pour examiner tous les textes avec précision.

Tandis que les témoins racontaient les faits en détail, la police commençait à organiser les recherches des suspects.

-> Tandis que les témoins racontaient les faits sans rien omettre, la police commençait à organiser les recherches des suspects.

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« En suspend » ou « en suspens » ?

On écrit : 

En suspens

Ce terme est aujourd’hui utilisé dans la locution adverbiale « en suspens », qui signifie « dans l’incertitude », « dans l’indécision », « dans l’attente ». Elle permet aussi de parler d’une chose interrompue.

« En suspens » n’est donc pas composé du verbe suspendre.

Exemples :

Emeline a laissé sa phrase en suspens.

Il a laissé en suspens l’ouvrage qu’il avait commencé.

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« En termes de » ou « en terme de » ?

On écrit :

En termes de

Cette locution invariable signifie « dans le vocabulaire de », « dans le langage de ». Elle sert à parler du vocabulaire d’un domaine spécifique, comme un art ou une pratique.

Exemples :

Comme on dit en termes de musique, ce morceau est une symphonie.

-> Comme on dit dans le langage de la musique, ce morceau est une symphonie.

En termes d’architecture, on nomme ces ouvrages des aqueducs.

-> Dans le vocabulaire de l’architecture, on nomme ces ouvrages des aqueducs.

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« En tout cas » ou « en tous cas » ?

On écrit :

En tout cas OU en tous cas

Le singulier prévaut sur le pluriel, plus rare, mais les deux formes sont acceptées.

Cette locution adverbiale, de registre familier, est synonyme de « quoi qu’il en soit », « de toute façon » ou de « de toute manière ».

On trouve les variantes « dans tous les cas » ou « en tous les cas ».

Exemples :

Je ne partirai pas avec eux en vacances en tout cas.

Quoi qu’il en soit, l’hôpital est considéré, en tout cas, comme le meilleur de la région.

Cette femme politique, en tous cas, ne votera pas la réforme.

 

« En vacances » ou « en vacance » ?

On écrit :

En vacances

Les vacances (au pluriel) désignent la période légale d’arrêt de travail des salariés et les périodes pendant lesquelles un travailleur est en repos.

La vacance (au singulier) est l’état de ce qui est vacant, c’est-à-dire ce qui est vide, inoccupé, comme un appartement ou un emploi.

Vacance, dérivé « vacant » est vient du latin vacare, « être vide, inoccupé »

Exemples :

Je serai en vacances cet été.

Nous partons en vacances dès vendredi soir.

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« Exigent » ou « exigeant » ?

L’adjectif doit être écrit :

Exigeant

Cet adjectif, qui signifie « sévère, dur, qui demande beaucoup », doit être écrit avec un « a » après le « g ». Cependant, « exigent » correspond à la troisième personne du présent de l’indicatif du verbe « exiger ». 

En effet, devant un « a », la lettre « g » se prononce « gue ». Devant un « e », la lettre « g » se prononce « je ». 

Attention : on écrit « exigence« , et pas « exigeance ». 

Exemples

Mon professeur de mathématiques était particulièrement exigeant

Elle se montrait très exigeante à l’égard d’elle-même. 

Pierre était nerveux à cause des exigences de sa famille. 

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« Fantasme » ou « phantasme » ?

On écrit : 

Fantasme

Un fantasme est au sens propre une vision hallucinatoire.

Le terme est surtout utilisé comme traduction de la Phantasie de Freud, le père de la psychanalyse, qui désigne un scénario imaginaire dans lequel le sujet accomplit un désir inconscient.

Cette nouvelle genèse peut expliquer l’utilisation courante du terme pour parler des désirs sexuels cachés des individus.

Exemples : 

Cet homme halluciné vit dans ses fantasmes.

Le président était habité par un immense fantasme : gouverner l’esprit de son peuple.

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« Gallerie » ou « galerie » ?

On écrit

Galerie

L’anglais écrit cependant gallery et l’italien galleria

Une hypothèse étymologique rapproche le terme au bas-latin galilæa, qui signifie « porche d’église, portique ». 

Exemples

Des galeries souterraines menaient les soldats près du champ de bataille. 

La galerie des Glaces est une pièce emblématique du château de Versailles.

Elle se fit applaudir par toute la galerie.  

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« Langage » ou « language » ?

On écrit : 

Langage

On écrit « langue » avec un « u » avant le « e ». Mais « language » est un anglicisme.

Devant la lettre « a », la lettre « g » prend le son de « gue ». Il est donc inutile d’ajouter un « u ». 

Le langage est la faculté des êtres humains à communiquer entre eux par des signes conventionnels ou une langue.

Exemples : 

Le langage de la peinture lui permettait d’exprimer plus de choses que par les mots.

Je ne comprends rien à son étrange langage.

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« Ledit » ou « le dit » ?

On écrit :

Ledit

Cet adjectif, composé de l’article « le » et du participe passé du verbe « dire », permet de se référer à quelque chose dont a précédemment parlé. Il se place devant un nom et est surtout utilisé dans un contexte juridique et administratif.

ll se décline en fonction du genre et du nombre.

Ledit / Ladite / Lesdits / Lesdites

On peut adjoindre un autre article au participe passé du verbe « dire » :

  • audit
  • dudit
  • susdit
  • etc.

Exemples : 

Nous avions évoqué lesdits commandements stipulés dans la convention.

Ladite entreprise a été condamnée en 2009 à verser des indemnités à ses salariés.

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« Maintien » ou « maintient » ?

  • Maintien 

Ce nom masculin désigne d’abord la manière d’être extérieure d’une personne, son attitude, manifestant ses habitudes sociales, ses dispositions morales ou son caractère.

Le maintien désigne aussi l’action de maintenir. 

Exemples

Alors on vit s’avancer sur l’estrade une petite vieille femme de maintien craintif, et qui paraissait se ratatiner dans ses pauvres vêtements

Flaubert, Madame Bovary

Son maintien désinvolte avait le don de l’énerver. 

On vit la reine entrer avec un maintien assuré. 

 

  • Maintient 

Le soutient (avec un t) est la troisième personne du singulier (il/elle/on) de l’indicatif du verbe maintenir, qui vient du latin manutenere, «tenir avec la main».

Exemples

Malgré son faible score au premier tour, il maintient sa candidature. 

Elle maintient son rythme de vie effréné.  

 

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« Malgré » ou « malgrés » ?

On écrit : 

Malgré

La préposition « malgré » est invariable. On forme plusieurs locutions à partir de « malgré »: « malgré moi », « malgré soi », « malgré tout », « malgré cela », etc.

« Malgré » est formé des mots « mal » et « gré » (que l’on retrouve dans « je vous saurais gré»). Le mot est de la même famille que « maugréer », c’est-à-dire « montrer sa mauvaise humeur ».

Exemples : 

Il est parti, malgré mes protestations.

Malgré cela, Sabine est une bonne élève.

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« Maline » ou « maligne » ?

On écrit :

Maligne

« Maligne » est la forme féminine de l’adjectif « malin », comme « bénigne » est la forme féminine de l’adjectif « bénin ». Malin vient du latin malignus. « Maligne » était autrefois utilisé au féminin et au masculin.

Exemples : 

Cette jeune fille est si maligne qu’elle est parvenue à subtiliser tous les bonbons de son grand frère.

Une tumeur maligne a terrassé cet homme.

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« Nul part » ou « nulle part » ?

On écrit :

Nulle part

« Nulle part » est une locution adverbiale invariable qui signifie « en aucun lieu ». Ainsi, la célèbre émission de Canal+ ne se nomme pas « Nul part ailleurs », mais bien « Nulle part ailleurs ». On écrit « au milieu de nulle part » et pas « au milieu de nul part ».

Exemples : 

Mais ma place n’est nulle part ; je suis de trop.

Sartre, La Nausée

 

Je me suis retrouvé au milieu de nulle part après avoir marché tête baissée pendant des heures.

Tu ne trouveras nulle part ailleurs des bonbons aussi délicieux.

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« Oyé, oyé » ou « oyez, oyez » ?

On écrit :

Oyez ! Oyez !

« Oyez » est la deuxième personne du pluriel de l’impératif présent du verbe ouïr, qui signifie « entendre ». « Oyez, oyez ! » est une formule d’appel pour s’adresser à un auditoire.

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« Parmi » ou « parmis » ?

On écrit : 

Parmi

« Parmi » est une préposition invariable. Il n’y a aucune exception. La tentation est forte d’ajouter un « s » à la fin de « parmi » car ce terme permet d’évoquer un ensemble de choses. Il ressemble en outre à « hormis », qui s’écrit avec un « s ».

Pour se remémorer cette règle, on peut penser au fait que parmi peut signifier « au milieu », terme qui ne prend pas de « s » !

Exemples : 

J’ai oublié mon pantalon parmi tes affaires.

Je serai parmi les miens pour le réveillon.

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« Peu de chose » ou « peu de choses » ?

Peu de chose = cette locution invariable est synonyme de « peu », « pas grand chose », « une chose peu importante ». Elle a un sens général, et doit donc être employée au singulier.

Exemples :

Face à l’immensité de l’univers, on est bien peu de chose.

Le train est passé juste derrière la voiture : cela s’est joué à peu de chose.

L’étude des abeilles a peu de chose à voir avec la géopolitique.

 

Peu de choses = signifie qu’il existe un petit nombre de choses dénombrables.

Exemples :

Il y a peu de choses aussi belles que le Taj Mahal.

Les policiers ont fouillé la maison, mais ils n’ont trouvé que peu de choses intéressantes.

Elle avait l’habitude de mettre peu de choses dans son sac.

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« Quelque temps » ou « quelques temps » ?

On écrit :

Quelque temps 

Cette locution adverbiale est invariable. L’article indéfini « quelque » ne doit pas être écrit au pluriel. En effet, il est synonyme de « un certain » ou « un quelconque » et permet de désigner quelque chose d’indénombrable.

On retrouve d’ailleurs l’article « quelque » dans d’autres locutions comme « quelque chose », « quelque part », « en quelque sorte », ou « quelque peu ».

Exemples :

Je pourrai retrouver ma famille dans quelque temps.

-> Je pourrai retrouver ma famille dans un certain temps.

Il faut quelque temps pour parcourir la distance qui sépare ces deux villes.

Il faut un certain temps pour parcourir la distance qui sépare ces deux villes.

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« Référent » ou « référant » ?

  • Référent

« Référent » est d’abord un terme de linguistique qui désigne ce à quoi renvoie un signe, c’est-à-dire la réalité à laquelle renvoie ce signe.

Dans le langage courant, « référent » est apposé à côté d’une autorité ou d’un service que l’on consulte prioritairement. 

Exemples

Le médecin référent s’occupe du parcours médical de ses patients. 

Mon instructeur référent est très sympathique. Il répond à toutes mes questions. 

Le ministère de l’Intérieur est l’autorité référente pour les questions liées à l’ordre public. 

 

  • Référant 

Participe présent du verbe « référer » qui est employé dans les locutions « en référer à quelqu’un ou quelque chose » ou « se référer à quelqu’un ou quelque chose ». 

Exemples

Il a répondu à la question en se référant à son vieux dictionnaire. 

Elle a parlé d’une avancée médicale en référant à l’article paru aujourd’hui dans le journal. 

 

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« Sans dessus dessous » ou « sens dessus dessous » ?

On écrit :

Sens dessus dessous

Exemples :

Après la fête, la maison s’était retrouvée sens dessus dessous.

N’étant jamais parvenu à les organiser, il a laissé des services sens dessus dessous.

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« Scénette » ou « saynète » ?

On écrit :

Saynète

« Saynète » est un mot d’origine espagnole (sainete) qui désigne une courte pièce comique avec un nombre restreint de personnages, jouée pendant l’entracte d’une pièce plus longue, comme un intermède. Par extension, le mot « saynète » désigne un sketch.

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« Syphon » ou « siphon » ?

On écrit : 

Siphon

Un siphon est un tube recourbé qui permet de faire passer un liquide d’un récipient à un autre.

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« Tout deux » ou « tous deux » ?

On écrit :

Tous deux

Cette locution littéraire est une ellipse de « tous les deux ». On écrit « toutes deux » au féminin.

On trouve parfois « tous trois », ou « tous quatre ». Les autres tournures sont rares.

Exemples : 

Tous deux ont été exclus de l’association après cette réunion.

Ils se sont montrés tous deux fraternels au cours de cette crise.

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« Un tant soit peu » ou « un temps soit peu » ?

On écrit : 

Un tant soit peu

En effet, cette locution adverbiale signifie « en très petite quantité » ou « presque rien». Il ne serait donc pas logique d’utiliser le nom « temps » à la place de l’adverbe « tant » qui permet de désigner une quantité. En outre, on utilise le verbe « être » et non pas le pronom réfléchi « soi ».

La locution « un tantinet » est un synonyme.

Exemples :  

S’il avait été un tant soit peu sérieux, il aurait réussi son examen.

-> S’il avait été un tout petit peu sérieux, il aurait réussi son examen.

Ne serait-elle pas un tant soit peu fatiguée ?

-> Ne serait-elle pas un tantinet fatiguée ?

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« Vigilant » ou « vigilent » ?

On écrit :

Vigilant

Vigilant vient du latin vigilans, c’est-à-dire « attentif, soigneux », lui-même participe présent de vigilare, « veiller ».

Exemples : 

Une clef vigilante a, pour cette journée,
Sous le cèdre enfermé sa robe d’hyménée

Chénier, La Jeune Tarentine

 

MmeMéchain demeurait là, en propriétaire vigilante, sans cesse aux aguets, exploitant elle-même son petit peuple de locataires affamés

Zola, L’Argent

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« Voire même » ou « voir même » ?

On écrit : 

Voire même

Cette locution signifie « et même », « et plus », « peut-être même ».

Attention : il ne faut pas confondre « voire » avec le verbe « voir ». « Voire » vient du latin verus, c’est-à-dire « vrai ». Dans cette locution, « voire » doit être compris comme « vraiment », et pas comme « et même », sens dans lequel on l’emploie quasi-exclusivement aujourd’hui.

Exemples :

Cette entreprise vend des millions de produits, voire même des milliards.

Votre jugement est partial, voire même insidieux.

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« Y’a-t-il », « Y a t-il » ou « Y a-t-il » ?

On écrit

Y a-t-il ? 

Pourquoi n’y a-t-il pas d’apostrophe après « y » ? L’apostrophe sert à noter l’élision d’une voyelle (c’est-à-dire sa suppression) devant un autre mot commençant par une voyelle ou un h muet.

Ce procédé permet d’éviter un hiatus, c’est-à-dire la succession de deux voyelles.

ExemplesJ’aime, l’Amérique, le père d’Hélène.

Pourquoi n’y a-t-il pas d’apostrophe après « t » ? Cette lettre n’est pas la forme élidée de « te », mais une lettre placée pour dans raisons d’euphonie, c’est-à-dire pour rendre agréable la combinaison des sons. 

Les tirets entre « a », « t » et « il » permettent de noter que ces trois lettres forment une unité sonore, comme dans la phrase « A-t-elle bien rangé sa chambre ? « . 

Exemples d’emplois de « Y a-t-il » :

Y a-t-il un pilote dans l’avion ?

Qu’y a-t-il de plus beau que le coucher du Soleil ?

Y a-t-il encore des ours au Canada ? 

 

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Règles de français : vocabulaire

« À l’attention de » ou « à l’intention de » ?

À l’attention de = cette formulée figée, synonyme de « à l’adresse de », doit être placée en tête des courriers, notes, envois, etc., pour en préciser le destinataire. Le nom du destinataire suit « à l’attention de » sur la même ligne.

Utilisée dans le contexte formel de la correspondance administrative ou commerciale, elle permet de souligner l’importance du document et de demander au destinataire qu’il s’y consacre pleinement et promptement. En effet, attention vient du latin attentio, c’est-à-dire « l’action de tendre l’esprit vers quelque chose ».

Un envoi qui contient « à l’attention de » dans son en-tête vient souvent d’une autorité (un directeur, un préfet, un maire, etc.).

Exemples : 

À l’attention des employés de la SARL « Beurrerie normande »

À l’attention de M.Martin
15 rue du champ
25300 Pontarlier

 

Hors contexte administratif, « à l’attention » peut signifier « à la connaissance de » ou « aux soins attentifs de ».

Exemples : 

Il a voulu confier le diagnostic à l’attention exclusive du directeur.

La gestion de ce projet avait été laissée à mon attention.

À l’intention de = cette locution est synonyme de « pour », « en l’honneur de », « dans le dessin d’être agréable à ». Elle ne doit donc pas être utilisée dans l’en-tête des courriers.

Attention : cette formule change de sens lorsque que l’on fait précéder « intention » du verbe avoir (« a l’intention de » au lieu de « à l’intention de »). « A l’intention de » (avec « a » sans accent) signifie « se proposer de », « projeter de », « être prêt à », etc. 

Exemples :

J’ai organisé une fête à l’intention de ma tante.

-> J’ai organisé une fête dans le but d’être agréable à ma tante.

Ce livre a été écrit à l’intention des passionnés d’horticulture.

-> Ce livre a été écrit en l’honneur des passionnés d’horticulture.

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« Amande » ou « amende » ? 

Amande = ce nom féminin désigne le fruit de l’amandier.

« Amande » désigne aussi les formes semblables à celle du fruit (en amande).

Exemples

Il préfère les noix aux amandes

L’amande est un fruit bénéfique lorsque l’on pratique la musculation. 

L’amandier donne de belles fleurs blanches. 

Elle a les yeux en forme d’amande

 

Amende = ce nom féminin désigne la peine pécuniaire que l’on doit payer après un délit.

On a tiré l’expression « faire amende honorable » de ce nom. Cette expression signifie « reconnaître ses torts». L’expression argotique « mise à l’amende » signifie « racketter », « sanctionner, violenter » quelqu’un. 

Exemples

Les amendes pour stationnement interdit sont très élevées. 

Elle conduit si bien qu’elle n’avait jamais pris d’amende de sa vie. 

Même si elle était l’une des plus farouches opposantes au projet, elle a fini par faire amende honorable.

 

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« Amener », « emmener », « apporter » et « emporter »

Amener = on amène quelque chose d’animé, un être humain ou un animal.

« Amener » doit être utilisé pour des mouvements de rapprochement vers une certaine destination. Ce verbe insiste sur le fait de pénétrer dans un lieu. « Amener » nous place mentalement à l’endroit de la destination.

Dans la phrase « j’amène ma mère au restaurant« , la destination, « le restaurant », est centrale : nous y sommes « mentalement » placés.

Bref, « amener » doit être employé lorsque le mouvement aboutit vers le lieu d’où l’on parle.

Il existe l’expression « quel bon vent vous amène ? », qui permet de demander à quelqu’un la raison de sa venue, avec une nuance positive.

Exemples :

Marie amène Paul à la piscine.

Amène ton chien ce week-end, les enfants seront ravis de la voir.

Le bateau amène les voyageurs sur l’île.

J’ai amené du gâteau.

-> Le gâteau n’étant pas un élément animé, il faut utiliser le verbe apporter.

–> J’ai apporté du gâteau !

 

Apporter = on apporte quelque chose d’inanimé, un objet par exemple.

« Apporter » doit être utilisé pour des mouvements de rapprochement vers une certaine destination. Ce verbe insiste sur le fait de pénétrer dans un lieu. « Apporter » nous place mentalement à l’endroit de la destination.

Dans la phrase « j’apporte des gâteaux à ma mère« , la destination, « à ma mère », c’est-à-dire « le lieu où se trouve ma mère » est centrale : nous y sommes « mentalement » placés.

Bref, « apporter » doit être employé lorsque le mouvement aboutit vers le lieu d’où l’on parle.

Exemples :

J’ai apporté en camion tout le matériel au studio.

Cet éclaireur nous a apporté des informations stratégiques.

Peux-tu m’apporter mes lunettes ?

On amène quelqu’un, on apporte quelque chose. 

 

Emmener = on emmène quelque chose d’animé, un être humain ou un animal.

« Emmener » doit être utilisé pour parler des mouvements d’éloignement depuis un certain lieu. Ce verbe insister sur le fait de quitter un lieu. « Emmener » nous laisse mentalement au point de départ.

Dans la phrase « j’emmène ma famille en vacances« , le point de départ, qui n’est pas explicité mais qui et le lieu où l’on énonce la phrase (le travail, la maison, chez des amis), est central : nous y sommes « mentalement » placés.

Bref, « emmener » doit être employé lorsque le mouvement s’éloigne du lieu d’où l’on parle.

Exemples : 

J’ai emmené ma famille en vacances.

Margot ne supportait plus Paris : elle m’a demandé de l’emmener le plus loin de la capitale.

Ces parents emmènent souvent leurs enfants voir des expositions.

J’emmène ta voiture au garage.

-> La voiture n’étant pas un élément animé, il faut utiliser le verbe « emporter ».

-–> J’emporte ta voiture au garage.

 

Emporter = on emporte quelque chose d’inanimé, un objet par exemple. Emporter signifie aussi gagner.

Emporter doit être utilisé pour parler des mouvements d’éloignement depuis un certain lieu. Ce verbe insister sur le fait de quitter un lieu. « Emporter » nous laisse mentalement au point de départ.

Dans la phrase « j’emporte mes livres avec moi« , le point de départ, qui n’est pas explicité mais qui et le lieu où l’on énonce la phrase (le travail, la maison, chez des amis), est central : nous y sommes « mentalement » placés.

Bref, emmener doit être employé lorsque le mouvement s’éloigne du lieu d’où l’on parle.

Il existe les expressions « emporter l’adhésion », c’est-à-dire convaincre, ou « emporter un secret dans la tombe ».

Exemples : 

Emporte ton téléphone, on ne sait jamais.

Le bateau avait été emporté au large par le courant.

Cet enfant se laisse souvent emporter par son imagination.

On emmène quelqu’un, on emporte quelque chose. 

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« Balade » ou « ballade » ?

Balade = ce nom féminin désigne la « promenade », la « sortie », la « randonnée », et dérive du verbe « se balader » (je me balade).

Autrefois, on pouvait se promener avec ce que l’on nommait un « baladeur », le « walkman » anglais. Dans le monde des chantiers, on utilise souvent des baladeuses, qui sont de petites lampes portatives. On parle aussi des « mains baladeuses ».

Astuce : dans 99% des cas, vous utiliserez « balade » écrit avec un seul « l ».

Attention cependant, ce terme est encore considéré comme familier.

Exemples : 

Nous faisions souvent des balades en famille le dimanche.

-> Nous faisions souvent des promenades en famille le dimanche.

La forêt de Rambouillet est un superbe lieu pour les balades entre amis.

-> La forêt de Rambouillet est un superbe lieu pour les sorties entre amis.

Le jour baissait, elles faisaient un dernier tour de balade, elles rentraient dans le crépuscule blafard, au milieu de la foule éreintée.

Zola, L’Assommoir, cité par le TLFi

 

Ballade = ce nom féminin renvoie à une forme de poésie ou de musique destinée à la danse.

Exemples :

Les troubadours divertissaient les foules par leurs ballades.

Cette poétesse aime composer des ballades pour séduire les jeunes hommes.

Notre vieille Terre est une étoile
Où toi aussi et tu brilles un peu
Je viens te chanter la ballade
La ballade des gens heureux
Je viens te chanter la ballade
La ballade des gens heureux

Gérard Lenorman, La ballade des gens heureux

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« Censé » ou « sensé » ?

Censé = adjectif qui signifie « supposé », « considéré », « réputé ». Il est toujours suivi d’un infinitif (on est censé faire quelque chose).

« Censé » est formé à partir du verbe latin censere, qui signifie «évaluer la fortune et le rang» ou «recenser, juger», qui est devenu le verbe « censer » en français, qui signifie « aviser ». On utilise encore aujourd’hui un autre mot de la même famille, le cens, l’impôt que l’on devait autrefois payer pour être électeur.

Astuce : pour savoir si l’on doit écrire « censé », il faut essayer de le remplacer par « supposé». Si la phrase est toujours correcte, alors il faut écrire « censé ».

Exemples :

Nul n’est censé ignorer la loi.

-> Nul n’est supposé ignorer la loi.

Elle censée venir pour dîner.

-> Elle est supposée venir pour dîner.

Ils sont censés me déposer leur dossier avant la date butoir fixée à vendredi.

-> Ils sont supposés me déposer leur dossier avant la date butoir fixée à vendredi.

 

Censé n’est pas pour autant synonyme de supposé : on ne peut pas toujours remplacer « supposé » par « censé ».

Exemple :

On a longtemps supposé que de la vie se trouvait sur la Lune.

-> On a longtemps censé que de la vie se trouvait sur la Lune.

 

Sensé =  cet adjectif signifie « qui a du sens », « plein de bon sens », « réfléchi », « raisonnable ».

« Sensé » est en effet dérivé de « sens ». Son antonyme est « insensé ».

Exemples :

Cette proposition me semble tout à fait sensée.

-> Cette proposition me semble tout à fait raisonnable.

-> Ce proposition me semble tout à fait supposé.

Le candidat a présenté un programme sensé, ce qui a rassuré ses électeurs.

-> Le candidat a présenté un programme réfléchi, ce qui a rassuré ses électeurs.

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« Clore » ou « clôturer » ?

Clore

« Clore », qui vient du latin claudere, « fermer », est utilisé en français moderne au sens de « mettre fin », en parlant d’un débat, d’un discussion, d’une séance.

Cependant, « clore » est un verbe défectif : certains temps ou certaines personnes n’existent plus dans l’usage. L’existence des verbes défectifs, dans lesquels on peut aussi trouver « ouïr », « soudre » ou « accroire », est souvent condamnée par l’usage.

Ainsi, on utilise encore couramment la première et la troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de « clore » (je clos, il clôt), le participe passé (clos, close), son infinitif et, beaucoup plus rarement, l’impératif (clos). On le trouve dans des expressions comme « maison close », « huis clos », « clore les yeux », « clore la marche », « l’incident est clos », etc.

Exemples

La séance est close.

L’incident est clos.

Il clôt son compte en banque.

Malgré son retard, elle a eu bien du mal à clore la conversation avec son voisin.

Clore un dossier. 

Je clos les yeux lentement avant de me coucher.

 

Pour parler du fait que l’on ferme ou que l’on bouche un passage ou une ouverture, on préfère désormais les verbes « fermer », « boucher », etc. « Clore » ne s’entend plus non plus dans l’usage comme « fermer d’une clôture ». On lui préfère, par exemple, « entourer d’une clôture ».

 

Clôturer

L’emploi au sens figuré de « clôturer » pour dire « terminer » ou « fermer » est condamné par l’Académie qui ne lui reconnaît que son sens propre, c’est-à-dire « enclore, fermer d’une clôture ». On peut dire, ainsi, « clôturer des prés».

Exemples

Le paysan avait clôturé ses prés. 

Je clôture le champ pour le protéger des vaches. 

 

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« Conjoncture » et « conjecture » ?

Conjoncture = le contexte né de l’action d’un ensemble d’événements, la situation résultant de circonstances diverses.

Exemple :

Le marché des biotechnologies bénéficie d’une conjoncture très favorable du fait du vieillissement de la population.

L’adjectif de conjoncture conjoncturel.

Étymologiquement, ce mot est lié à joindre (conjoindre).

Je ne crois point que la nature
Se soit lié les mains, et nous les lie encor,
Jusqu’au point de marquer dans les cieux notre sort.
Il dépend d’une conjoncture
De lieux, de personnes, de temps ;
Non des conjonctions de tous ces charlatans.

La Fontaine, Fables, L’Horoscope

On trouve « conjoncture » dans une phrase magnifique de La Bruyère :

Toute confiance est dangereuse, si elle n’est entière : il y a peu de conjonctures où il ne faille tout dire ou tout cacher. On a déjà trop dit de son secret à celui à qui l’on croit devoir en dérober une circonstance.

La Bruyère, Les Caractères, De la société et de la conversation

 

Conjecture = opinion fondée sur les apparences, idée non vérifiée fondée sur des probabilités, construction de l’esprit sur le passé, le présent ou l’avenir.

Conjecturer veut dire construire intellectuellement une situation vraisemblable. Synonyme d’hypothèse, ou de supposition. 

Exemple : 

Les villageois ont multiplié les conjectures pour expliquer les récoltes catastrophiques de cette année.

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« Décrédibiliser » ou « discréditer » ?

On dit :

Discréditer

Discréditer veut dire faire tomber dans le discrédit, c’est-à-dire faire perdre à quelqu’un la considération et le respect dont il jouit. Ce verbe est synonyme de déconsidérer ou rabaisser. 

On ne dit pas décrédibiliser, ni crédibiliser. Selon l’Académie, l’adjectif crédible ne s’applique d’ailleurs qu’aux idées et non aux personnes. Cet usage ne vient pas de l’anglais, qui dit discredit

Exemple : 

Le gouvernement a été discrédité par l’échec de sa réforme. 

On trouve plusieurs locutions comme « faire tomber en discrédit » ou « jeter le discrédit ».  

Exemple :

Des accusations de dopage ont jeté le discrédit sur ses performances sportives.

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« De nouveau » ou « à nouveau » ?

De nouveau = une seconde fois, une fois de plus, derechef.

Exemples : 

Elle avait encore raison. Le gouvernement a de nouveau renoncé.

Après avoir été puni deux semaines, il pouvait de nouveau sortir voir ses copains.

De nouveau l’on combat et nous sommes surpris

Corneille

 

À nouveau = pour la seconde fois mais de façon complètement différente.

Exemples : 

Ta rédaction est incompréhensible, écris-la à nouveau.

Le journaliste dû formuler sa question à nouveau devant le regard médusé du président.

Il détestait son tableau. Il décida de la peindre à nouveau.

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« Entrain » ou « en train » ?

Entrain = ce nom signifie bonne humeur, vivacité, gaieté, enthousiasme, etc. On retrouve souvent « entrain » sans déterminant, dans les formes « plein d’entrain », « manque d’entrain » ou « avoir de l’entrain ».

Selon l’Académie française, ce mot est une création de Stendhal.

Exemples :  

Ces enfants étaient plein d’entrain.

-> Ces enfants étaient plein de gaieté.

Fatigué et malade, Gérard manquait d’entrain au travail.

-> Fatigué et malade, Gérard manquait de vivacité au travail.

Lorsqu’ils sont inspirés, les écrivains ont de l’entrain à écrire.

-> Lorsqu’ils sont inspirés, les écrivains ont de l’enthousiasme à écrire.

 

On annonce pour le 31 décembre l’entrée solennelle de l’empereur François. Il n’aura aucun succès. Les Milanais ont fort peu d’entrain.

Stendhal, Rome, Naples, Florence

 

En train = cette locution que l’on utilise pour exprimer une action qui se déroule, une action « en cours de réalisation ». On trouve souvent la forme « être en train de ».

Exemples :  

Frustré d’avoir cassé son jouet, l’enfant était en train de pleurer.

Il essayait de l’interrompre alors qu’elle était en train de réciter son discours.

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« Ennuyeux » ou « ennuyant » ?

Il y a une nuance entre ces termes qui signifient tous les deux « qui ennuie ». 

Ennuyeux = ce qui est ennuyeux ennuie toujours. L’ennui est inhérent à la chose.

Exemples :

Faire la vaisselle est ennuyeux. Parler à son voisin est ennuyeux. Prendre le métro est ennuyeux.

 

Ennuyant = ce qui est ennuyant ennuie par occasion. L’ennui est accidentel (Littré). Ennuyant se rapprocherait alors de « contrariant ».

Exemples :

Cette pluie est ennuyante ! J’ai regardé un film ennuyant. Ce trajet est ennuyant.

Ainsi, pour ramasser la nuance de ces deux sens en un exemple, on peut dire que :

Mes rendez-vous d’aujourd’hui ont été ennuyants, car la compagnie des hommes est ennuyeuse.

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« En main propre » ou « en mains propres » ?

On écrit

En main propre & en mains propres

Les deux emplois sont corrects.

L’usage traditionnel préfère le singulier. Mais on emploie aussi le pluriel aujourd’hui.

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« Exaucer » ou « exhausser »

Exhausser = surélever quelque chose, accroître la hauteur de quelque chose. 

Le verbe est similaire au verbe hausser. Son emploi est très rare. 

Exemples : 

La maison avait été exhaussée par une entreprise très rigoureuse.

La pratique du sport exhausse l’âme. 

Cette colline s’est exhaussée des débris qu’on y a apportés

 

Exaucer = répondre aux prières de quelqu’un dans un sens religieux, répondre aux souhaits de quelqu’un, accorder à quelqu’un ce qu’il a demandé.

Une remarque du Littré témoigne de l’origine religieuse du terme :

Exaucer n’est pas synonyme d’octroyer, accorder. Il ne se dit que de Dieu, du ciel, des puissances célestes, ou des êtres que la passion actuelle nous leur fait assimiler (rois, princes, maîtresses, etc.).

« Exaucer » est en réalité une variante de exhausser. Il signifie en effet, de manière symbolique, porter haut quelqu’un. 

Exemples : 

Le démon avait exaucé sa prière. 

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« Or » et « hors » ?

  • Or

« Or » est une conjonction de coordination, qui est synonyme de « et » ou de « et pourtant ». 

Exemples

Ils avaient dit qu’ils seraient en avance, or ils sont déjà en retard. 

Il avait porté une cigarette à sa bouche. Or, nous étions dans un hôpital, où il est interdit de fumer. 

Nous sommes plutôt courageux. Or, nous avons crié dès que nous l’avons vu. 

 

  • Hors

« Hors » est une préposition qui signifie « en dehors de », « à l’extérieur de ». 

Exemples

L’homme dont elle me parlait était hors de mon champ de vision. 

Cette nouvelle l’avait mis hors de lui.

C’est hors de question.

 

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« Parti » ou « partie » ?

Un parti =

  • un groupe ou une association de personnes (un parti politique) ;
  • un choix, une décision ;
  • un conjoint (un bon parti).

Exemples : 

Ce parti rassemble des hommes politiques aux opinions fort différentes.

Aujourd’hui, le parti de l’ordre règne sur le pays.

Il a cherché à se marier avec la fille du notaire. C’était en effet un excellent parti.

Elle a pris parti pour Clémence contre Léa.

 

Une partie = un élément individuel d’un tout. En droit, « la partie » désigne le plaignant ou le défenseur au cours d’une instance judiciaire ou administrative, ou la personne qui participe à un acte juridique la concernant.

Exemples : 

Un des joueurs a violemment pris à partie l’arbitre à cause d’une décision qu’il estimait litigieuse.

Il fait partie d’une association de défense de la langue française.

Ce soldat est suspect d’avoir partie liée avec la nation ennemie.

Ce soir, la pluie et le vent devraient être de la partie.

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« Prêter à confusion » ou « porter à confusion » ?

On écrit :

Prêter à confusion

Cette locution signifie « être ambigu », « créer de la confusion », « manquer de clarté ».

« Prêter » ne doit pas être compris comme « fournir une chose temporairement » mais comme « donner lieu à », « fournir matière à ».

On trouve aussi cette construction dans « prêter à rire », « prêter à controverse », « prêter à l’erreur », « prêter à la critique », etc.

La confusion avec « porter » vient du fait qu’il existe aussi en français la construction « porter à » qui signifie « amener à ».

Exemples : 

Il a employé des termes qui ont prêtés à confusion.

La communication contradictoire de cette entreprise pouvait prêter à confusion.

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« Quand », « quant » ou « qu’en » ?

Quand 

1. Conjonction qui est synonyme de « lorsque ». Attention, si le terme se termine avec un « d », la liaison se fait avec le son « t ».

Exemples

Il ronfle quand il dort.

-> Il ronfle lorsquil dort.

Quand le Soleil brille, tous les gens sortent.

-> Lorsque le Soleil brille, tous les gens sortent.

Les élèves sortiront de la classe quand ils auront fini leur dictée.

-> Les élèves sortiront de la classe lorsquils auront fini leur dictée.

 

2. Adverbe interrogatif qui permet de demander « à quel moment ». 

Exemples :

Dis, quand reviendras-tu ?

Quand vas-tu donc cesser de m’importuner ?

Quand vendrons-nous cette maison ?

 

Qu’en

Formé de la conjonction « qu » et du pronom « en ». « Qu’en » est donc la contraction de « que en ».

On utilise « qu’en » avec une négation. Dans une question, on peut le remplacer par « que…de cela ».

Exemples

Je ne te téléphonerai qu’en cas d’extrême nécessité.

Normalement, les salariés ne travaillent qu’en semaine.

As-tu vu mon dessin ? Qu’en dis-tu ?

-> As-tu vu mon dessin ? Que dis-tu de cela ?

 

Quant 

Préposition qui est synonyme de « en ce qui concerne ». Elle est suivie des prépositions « à », « au » ou « aux ».

Exemples

Le policier n’avait rien dit quant à l’excès de vitesse.

-> Le policier n’avait dit en ce qui concerne l’excès de vitesse.

Quant aux retardataires, ils seront punis.

Je n’ai, quant à moi, plus un sou.

 

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« Quelque », « quelques » et « quel que »

Quelque ou quelques ? 

  • Quelque est invariable lorsqu’il a valeur d’adverbe, placé devant un adjectif numéral. Il signifie alors « environ ».

On évitera donc d’écrire un numéral précis, puisque « quelque » connote une approximation.

Exemples :

Il y avait quelque trois mille spectateurs dans la salle.

Nous avions parcouru quelque cinquante kilomètres. 

La grande porte de la ville fait quelque dix mètres de haut. 

 

Exception : « quelque » n’a pas valeur d’adverbe devant « cent » et « mille » au sens de « centaines » et de « milliers ».

Exemples :

À sa majorité, on lui versa quelques mille francs

Flaubert, Bouvard et Pécuchet

 

La propriété, l’Ermitage, se trouvait à quelques cents pas 

Zola, La Débâcle

 

  • « Quelque » suivi d’un adjectif et de « que » a valeur d’adverbe et est donc invariable. Cette locution littéraire (Quelque + adjectif + que) signifie alors « si, aussi ».

Exemples :

Quelque laides que soient ces maisons, il nous faut les vendre. 

Quelque élégamment que tu lui proposes, elle refusera. 

 

  • Devant un nom, « quelque » a valeur d’adjectif. Il doit donc être accordé en nombre avec le nom auquel il se rapporte.

Au singulier, il signifie « un certain » et au pluriel, « plusieurs ».

Exemples

On trouvait quelque lâcheté dans cette assemblée pourtant puissante. 

Quelque suspicion l’empêchait de croire en ce que disait le témoin. 

Quelques riches marchands battaient le pavé une fois la nuit tombée. 

-> Ici, quelques ne rapporte pas à « riches », mais à marchand.

Quelques grands ormes masquaient l’horizon. 

 

Quel que

L’adjectif qualificatif « quel », suivi de la conjonction « que » signifie « en dépit de la nature de ». « Quel que » varie en genre et nombre.

Exemples :

Quels que soient ses adversaires, il les surclasse tous. (Exemple donné par l’Académie)

Quelles que soient ses ambitions, je l’encouragerai. 

 

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« Quelquefois » ou « quelques fois » ?

  • Quelquefois

Adverbe qui signifie « dans quelques occasions », « dans un nombre de cas peu élevé », » à des moments espacés » (TLFi). Il est synonyme de « parfois » ou « de temps en temps ». 

La langue populaire utilise parfois l’expression « si quelquefois » pour dire « au cas où ». Dans un contexte formel, cette formule est à proscrire. 

Exemples

Il allait lire quelquefois un roman dans un café du boulevard. 

-> Il allait lire parfois un roman dans un café du boulevard. 

Le magasin était quelquefois ouvert le dimanche.

On voyait quelquefois des voitures rouler sur cette départementale qui ne menait nulle part

 

  • Quelques fois

Expression qui signifie « un petit nombre de fois », « à un petit nombre de reprises », « deux ou trois fois ». 

Exemples :

Le chat est venu chercher à manger quelques fois seulement, puis il a disparu. 

-> Le chat est venu chercher à manger un petit nombre de fois seulement, puis il a disparu. 

Elle n’avait revu que quelques fois cette femme qui l’avait tant intriguée. 

Nous ne nous sommes réunis que quelques fois

 

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« Je soussigné… »

L’adjectif et participe passé « soussigné » est tiré du verbe « soussigner« , qui signifie « apposer sa signature au bas d’un acte juridique ». On s’engage par sa signature en bas d’un tel acte.

La formule « je soussigné » est donc utilisée dans un contexte juridique.

Le verbe « soussigner » n’existe plus dans l’usage. On ne dit pas « je soussigne » ou « nous soussignons ». Ce verbe vient du latin subsignare, « inscrire au bas », « offrir en garantie », « engager sa parole ». La forme « sous-signé » n’existe plus non plus.

Attention n°1 : « soussigné » doit être accordé en genre et nombre avec le pronom « je ». « Soussigné » qualifie en effet la personne qui met sa signature au bas d’un document.

Attention n°2 : on ne doit pas placer la virgule après le pronom. Des virgules doivent être placées entre le nom du signataire, la mention de sa qualité ou de son adresse.

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« Suite à » ou « à la suite de » ?

On écrit : 

À la suite de

« À la suite de » permet d’évoquer la cause d’un événement. Cette locution est synonyme de « à cause de », « en réponse à », « par suite de », « après », « à cause de », etc. Elle peut aussi signifier « derrière ».

Exemples :

À la suite de votre intervention, une foule s’est levée et a quitté la salle.

-> À cause de votre intervention, une foule s’est levée et a quitté la salle.

À la suite de votre courrier daté du 15 janvier à l’attention de M.Martin.

-> En réponse à votre courrier daté du 15 janvier à l’attention de M.Martin.

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« Suspens » ou « suspense » ?

Suspens = ce terme trouve son origine dans le droit canonique. Il permet de désigner un ecclésiastique suspendu de ses fonctions. On disait donc  « un prêtre suspens ». La mesure était elle-même nommée la « suspense ».

Aujourd’hui, ce terme est utilisé dans la locution adverbiale « en suspens », qui signifie « dans l’incertitude », « dans l’indécision », « dans l’attente ». Elle permet aussi de parler d’une chose interrompue.

Exemples :

Emeline a laissé sa phrase en suspens.

Il a laissé en suspens l’ouvrage qu’il avait commencé.

 

Suspense = terme de cinéma d’origine anglaise, lui-même emprunté au français « suspens », qui désigne le sentiment d’attente angoissé et d’impatience que provoque certaines scènes sur le spectateur tenu en haleine, ou sur le lecteur à la lecture de certains passages d’un livre.

Exemples :

Cet auteur sait parfaitement ménager le suspense pour forcer le lecteur à aller au bout de son ouvrage.

Hitchcock est resté célèbre comme le maître du suspense.

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« Tache » ou « tâche » ?

Tache = au sens propre, la marque qui salit, la trace, la souillure.

Exemples d’emplois

  • pour une marque de lumière : « Le Soleil faisait des taches orangées sur le mur de la maison » ;
  • pour une salissure : « Il s’est fait plein de taches sur la chemise en mangeant ses pâtes » ;
  • pour une marque naturelle sur la peau : « Cette vache blanche a des taches noires sur la peau » ;

 

Tâche = la besogne, la corvée, la fonction, le travail à effectuer dans une temps imparti.

Le poids (moral) de cette besogne est symbolisé par l’accent circonflexe ! Il est synonyme d’ouvrage.

Exemples d’emplois

  • dans un sens valorisant : « C’est une noble tâche » ;
  • dans un verbe : tâcher à ou tâcher de ;
  • dans des locutions : être à la tâche, travailler à la tâche, etc. ;
  • dans une expression : « À chaque jour suffit sa tâche » ;

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Quelle différence entre savoir et connaître ?

Savoir

Le verbe « savoir», quand il ne termine pas une phrase, est suivi soit d’un infinitif soit d’une proposition subordonnée (qui, que, quoi, pourquoi, où, etc.). En effet, « savoir » peut être utilisé dans des phrases pour exprimer le fait que l’on est capable de faire quelque chose.

Exemples :

Vois-tu, je sais que tu m’attends.

Il sait parler allemand, français et espagnol.

Noémie sait toujours ce qu’elle dit.

Savoir compter est essentiel dans la vie de tous les jours.

 

« Savoir » peut-être suivi d’un nom ou d’un groupe nominal dans certaines tournures littéraires.

Exemples

Je sais un pays où les hommes sont bons.

Il sait une comptine aimée par les enfants.

 

Connaître

« Connaître » est suivi d’un nom ou d’un groupe nominal (et jamais d’un verbe).

Exemples :

L’entreprise de son père a connu de graves difficultés ces derniers mois.

Je connais très bien la place de la Nation.

Les anciens connurent les temps heureux.

Madeleine connaît l’art de la cuisine.

Richard connaît parler turc.

-> Richard sait parler turc.

 

En outre, on peut utiliser « connaître » pour dire que l’on connaît une personne, et pas le verbe savoir.

Exemple :

Je connais Sylvie.

 

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Règles de français : grammaire

« Un après-midi » ou « une après-midi » ?

On écrit : 

Un après-midi ET une après-midi
Les deux formes sont valables

L’après-midi est un nom que l’on peut employer au masculin ou au féminin. L’Académie française préfère l’emploi du masculin, qui est plus courant.

Selon l’orthographe traditionnelle, « après-midi » est invariable au pluriel. Depuis les rectifications orthographiques de 1990, on peut écrire « après-midis ».

Ancienne orthographe : j’aime les après-midi que nous passons à la plage.

Nouvelle orthographe : j’aime les après-midis que nous passons à la plage.

Cependant, on ne doit pas écrire « ma après-midi » mais « mon après-midi ». En effet, « ma après-midi » serait difficile à prononcer.

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« Après que » : indicatif ou subjonctif ?

« Après que » est suivi de l’indicatif

Cette règle peut sembler, de prime abord, contre-intuitive. En effet, « avant que » est suivi du subjonctif.

En effet, dans une phrase, l’action 2, qui situe après « après que », est antérieure à l’action qui se situe avant « après que », l’action 1 :

action 1 (postérieure) + après que + action 2 (antérieure)

Par exemple, dans la phrase « tu sers les plats après que tu les as cuisinés », le fait de cuisiner les plats est effectué avant de servir les plats. On sait, quand on énonce la phrase, que l’action va être effectuée, c’est un fait accompli. Or, le subjonctif sert à parler d’une action incertaine.

« Avant que», en revanche, sert en général à introduire un fait qui n’est pas réalisé. Il est donc hypothétique, ce qui explique l’utilisation du subjonctif.

Attention : il faut faire attention à la correspondance des temps. 

  • Présent + après que + passé composé
  • Passé composé + après que + passé surcomposé (l’auxiliaire est lui-même un temps composé)
  • Imparfait + après que + plus-que-parfait ou passé antérieur
  • Passé simple + après que + passé antérieur
  • Futur simple + après que + futur antérieur

Une forme concurrente, plus simple, fait suivre « après«  d’un infinitif

Exemples :

Présent + passé composé : Chaque soir, elle joue après qu‘elle a révisé.

Passé composé + passé surcomposé : Nous avons fui après que le monstre a été tué.

Imparfait + plus-que-parfait : Ils se promenaient après que l’orage avait tonné.

Passé simple + passé antérieur : Je vins après que tu fus parti.

Futur simple + futur antérieur : Je rentrerai après que la nuit sera tombée.

Après + infinitif : Tu as regardé la télévision après avoir téléphoné à ta grand-mère. 

 

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« Avoir + convenir » ou « être + convenir  » ?

L’emploi de l’auxiliaire « avoir » ou « être » avec le verbe « convenir » change son sens.

Avoir convenu = signifie « plaire », « être approprié », « être convenable » « correspondre aux besoins aux aptitudes ».

Exemples : 

Ce rôle m’a convenu jusqu’ici.

Le marteau que tu lui as donné lui a très bien convenu.

L’appartement que nous avons visité nous a parfaitement convenu.

On délibérera sur ce qu’il aurait convenu de faire.

 

Être convenu = signifie décider d’un commun accord, « être d’accord », « faire avec quelqu’un un accord » ou « reconnaître la vérité ».

Exemples : 

Les ambassadeurs sont convenus d’arrêter les négociations.

Nous étions convenus de la date de mardi comme date butoir.

Êtes-vous convenus de vous revoir après ce premier rendez-vous ?

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L’accord du participe passé suivi d’un infinitif

Lorsque le COD subit l’action exprimée par l’infinitif : pas d’accord. 

En d’autres termes, quand le COD (complément d’objet direct, repris par que dans les exemples ci-dessous) qui précède le verbe à l’infinitif dans la phrase, subit l’action exprimée par cet infinitif, il ne faut pas accorder le participe passé.

Pourquoi ? Le COD est en fait le COD de l’infinitif, pas du participe passé.

Exemples : 

Des légendes qu‘il a écouté conter.

-> Ce ne sont pas les légendes qui content. Elle sont contées.

Les valets que tu as envoyé chercher.

-> Ce ne sont pas les valets qui envoient chercher. Ils ont été cherchés.

 

Lorsque le COD fait l’action exprimée par l’infinitif : accord.

En d’autres termes, quand le COD (complément d’objet direct, repris par que dans les exemples ci-dessous) qui précède le verbe à l’infinitif dans la phrase, effectue l’action exprimée par cet infinitif, il faut accorder le participe passé.

Le COD se rapporte donc au participe passé : il y a accord.

Exemples : 

Les personnes que nous avons vues courir autour du lac.

La maison que j’ai regardée brûler appartenait au maire.

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« Ce faisant » ou « se faisant » ?

Ce faisant = signifie « en faisant cela », « en agissant ainsi», « par ce moyen ».

En début de phrase, « ce faisant » est suivi d’une virgule.

Astuce =  « ce faisant » peut-être remplacé par « en faisant cela » ou par un autre synonyme. Si la phrase reste correcte, on écrit « ce faisant ».

Exemples :

Ce faisant, ils se mirent en route jusqu’à Marseille.

-> En faisant cela, ils se mirent en route jusqu’à Marseille.

Il s’entraîne avec ardeur et, ce faisant, il obtient de bons résultats (Académie).

-> Il s’entraîne avec ardeur et, en agissant ainsi, il obtient de bons résultats

Les déménageurs ont voulu descendre les meubles par les escalier et, ce faisant, se sont fait mal au dos.

-> Les déménageurs ont voulu descendre les meubles par les escalier et, par ce moyen, se sont fait mal au dos.

 

Se faisant = construction pronominale qui résulte de l’addition du pronom réfléchi « se » et du verbe « faire ». Elle permet d’indiquer qu’une action est en train de se dérouler.

Elle est souvent suivie de l’indicatif et précédée de « en ».

Exemples : 

Se faisant une spécialité de ne jamais répondre, il avait fini par susciter le mutisme de ses camarades.

-> En faisant cela une spécialité de ne jamais répondre, il avait fini par susciter le mutisme de ses camarades.

Il avait réussi à braquer une banque en se faisant passer pour un policier;

L’équipe de Marseille avait finalement perdu, se faisant surprendre par une contre-attaque en fin de match.

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Comment accorder « ci-joint » ?

« Ci-joint » peut-être un adjectif ou un adverbe. Dans le premier cas, « ci-joint » s’accorde, alors que dans le second, il ne s’accorde pas.

L’adjectif « ci-joint », attribut ou épithète, s’accorde en genre et en nombre avec le nom qu’il qualifie, comme on le ferait avec d’autres adjectifs, comme « vert », « envoyé », « quotidien », « secret », « cher » ou « bien fait ».

Exemples : 

Vous trouverez dans le document ci-joint l’ensemble des informations demandées.

-> Vous trouverez dans le document vert l’ensemble des informations demandées.

Les factures ci-jointes ne concernent que les mois de décembre et de janvier.

-> Les factures envoyées ne concernent que les mois de décembre et de janvier.

Nous vous prions de remplir la déclaration ci-jointe.

-> Nous vous prions de remplir la déclaration quotidienne.

 

L’adverbe « ci-joint » est invariable. Il ne qualifie alors aucun nom. On le trouve :

– Placé en tête d’une phrase, ou devant un groupe nominal.
– Devant ou après un nom qui n’a pas de déterminant.

Exemples :

Ci-joint l’ensemble des archives relatives aux naissances dans le département du Doubs.

Ci-joint votre justificatif d’achat.

Ci-joint l’avis de décès de M. Martineau.

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« Convainquant » ou « convaincant » ?

Convaincant = l’adjectif. Il s’accorde.

Exemples :

Les arguments de ce candidat avaient été estimés convaincants par le jury.

Son discours était si convaincant que certaines personnes de l’auditoire se mirent à pleurer.

 

Convainquant = participe présent du verbe « convaincre ». Il est donc invariable.

Exemples : 

En convainquant ses électeurs qu’elle appliquera son programme, elle a réussi à se faire élire.

Il était en train de me tromper, tout en me convainquant du contraire.

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L’accord des adjectifs de couleur

En français, les règles d’accord des adjectifs de couleur sont complexes. Il est nécessaire de les apprendre par coeur.

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« Un diagnostique » ou  » un diagnostic » ?

 

On écrit =

Un diagnostic

Un diagnostic est le processus d’identification d’une maladie par ses signes et ses symptômes. Par extension, le « diagnostic » désigne la conclusion qui fait suite à une analyse.

Le terme vient du grec diagnostikos, « capable de discerner ».

Exemples :

Le diagnostic du médecin a rassuré le patient.

Ce journaliste a établi un diagnostic alarmant de la situation sociale.

Devant la détresse de son client, elle n’a pas osé formuler son diagnostic.

 

« Diagnostique » est la forme conjuguée du verbe « diagnostiquer » ou un adjectif.

Ainsi, on parle d’un « examen diagnostique », d’un « entretien diagnostique », d’un « signe diagnostique », d’une « analyse diagnostique », etc.

Exemples : 

Il plonge toujours dans un profond silence lorsqu’il diagnostique.

Le bilan diagnostique était parfait.

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« Davantage » ou « d’avantage » ?

Davantage = adverbe synonyme de « plus » ou « encore plus ». Cette forme est invariable. On l’utilise souvent à la fin des phrases.

En cas de doute, on peut remplacer « davantage » par « plus » ou « plus de ». Si la phrase reste correcte et qu’elle ne change pas de sens, il faut écrire « davantage ».

Exemples :

Je n’ai pas le temps de terminer cet exercice, il me faudrait davantage de temps.

-> Je n’ai pas le temps de terminer cet exercice, il me faudrait plus de de temps.

Il n’y a pas assez de sucre dans ta préparation, mets-en davantage.

-> Il n’y a pas assez de sucre dans ta préparation, mets-en plus.

Tu es gros, mais ton père l’est davantage.

Menteur, ne m’en dis pas davantage !

Davantage de jeunes choisissent de partir à l’étranger pour leurs études.

Il faut déjà passablement d’intelligence pour souffrir de n’en avoir pas davantage. Rien de plus fat qu’un niais.

André Gide, Journal, 21 mars 1930

 

On peut associer davantage à d’autres adverbes comme « bien », « toujours » ou « encore ».

Exemples :

Clémence n’en a jamais assez, il lui en faut toujours davantage !

Réussir sa vie demande bien davantage d’efforts.

En voyant la dame presque émue, Albertine l’aimait encore davantage.

Proust, À l’ombre des jeunes filles en fleurs

 

On peut aussi former les locutions davantage de et davantage que.

Exemples : 

Cette réforme va créer davantage de problèmes.

Les films de Kubrick me plaisent davantage que ceux de Bergman.

 

D’avantage = synonyme de « profit », de « bénéfice », de « gain », d’ »intérêt ». Contrairement à « davantage », la locution « d’avantage » est en réalité composée de deux mots, la préposition « de » et le nom « avantage », qui signifie « bénéfice, gain, profit ».

Elle s’oppose donc à « inconvénient » ou « désavantage».

Avantage s’accorde (il peut y avoir plusieurs avantages).

En cas de doute, on peut remplacer « d’avantage » par « de bénéfice », « de gain », « de profit » ou « d’intérêt ». Si la phrase reste correcte et qu’elle ne change pas de sens, il faut écrire « d’avantage ».

Exemples :

Notre offre propose une foule d’avantages !

-> Notre offre propose une foule de bénéfices !

Cet homme politique est toujours en quête d’avantages.

-> Cet homme politique est toujours en quête de gains !

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« Demi », « demie » et « à demi » ?

Précédé de la conjonction « et », « demi » s’accorde en genre avec le nom auquel il se rapporte. Il ne prend pas la marque du pluriel : demi n’a jamais de « s » dans ce cas.

Exemples :

Cet enfant a trois ans et demi.

Le film dure plus d’une heure et demie.

Elle n’avait plus qu’un tour et demi à courir avant de terminer l’épreuve.

Attention : on écrit midi et demi et minuit et demi.

 

Devant un nom ou un adjectif auquel il est relié par un tiret, « demi » est invariable.

Exemples :

L’équipe de France a perdu au cours des demi-finales contre l’Allemagne.

Ces magasins vendent du lait par demi-litre.

Il regarde à travers la fenêtre depuis une demi-heure.

Voyager de Paris à Lyon en voiture dure presque une demi-journée.

Elle fréquentait un homme à demi-moche.

Ma demi-soeur étudie le droit à New York.

 

« À demi » est invariable. Cette locution est liée par un tiret au nom qu’elle précède. Il n’y a en revanche aucun tiret lorsque « à demi » précède un adjectif ou un participe passé.

Exemples :

Ils m’ont révélé la vérité à demi-mot.

Je l’ai retrouvée à demi endormie sur le canapé.

On pouvait voir autrefois sur cette plage un homme qui se promenait à demi nu.

Ils avaient été à demi satisfaits de leur prestation.

 

« Demi » peut être un nom qui désigne la fraction d’un nombre, la demie d’une heure ou un verre de 25 cl de bière.

Exemples : 

Un demi plus un demi font un.

Gérard, le propriétaire du bar, me servait souvent des demis à la chaîne.

Tu devrais partir à la demie si tu ne veux pas être en retard.

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« J’envoie », « j’envoi » ou « j’envois » ?

À la première personne du singulier du présent de l’indicatif, on écrit

J’envoie 

En effet, la forme conjuguée de ce verbe à la première personne du singulier de l’indicatif prend un « e », car c’est un verbe du premier groupe. Un verbe du premier groupe est un verbe régulier dont l’infinitif se termine par « -er » (sauf aller). 

J’envoie
Tu envoies
Il envoie
Nous envoyons
Vous envoyez
Ils envoient

Ainsi, comment on écrit « j’envoie », on écrit « j’oublie» , « je paie», « j’ennuie» ou « je fourvoie». 

Il ne faut donc pas confondre la conjugaison du verbe « envoyer » avec celle de « voir», dont la première personne du singulier du présent de l’indicatif s’écrit : « je vois ». 

Attention : le nom tiré de « envoyer » est un « envoi », qui se termine sans « e ». Au pluriel, « un envoi » devient « des envois». 

Exemples

J’envoie un colis à mon grand-père. 

J’envoie des chocolats à mon ami. 

J’envoie un envoi à l’envoyeur. 

 

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« Fatigant » ou « fatiguant » ?

Fatigant = adjectif qui qualifie ce qui provoque de la fatigue ou, au sens figuré, ce qui importune, ce qui est difficile à supporter.

Exemples :

Vous êtes une gentille petite fille, bien que vous soyez parfois fatigante

Sagan, Bonjour tristesse

 

Mon voisin est fatigant, il n’arrête pas de me parler.

Elle a accepté un travail fatigant mais bien payé.

 

Fatiguant = participe présent du verbe fatiguer.

Exemples :

Ce footballer court partout en fatiguant ses adversaires.

L’homme en la fatiguant fertilise la terre

Lamartine, Chute

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« Un horaire » ou « une horaire » ?

On écrit

Un horaire

« Horaire » est en effet un nom masculin. En revanche, « heure » est un nom féminin. Le terme est souvent utilisé au pluriel : on parle des « horaires ».

Exemples :

Un horaire d’ouverture.

Nous devrions trouver un horaire pour nous réunir.

Ils se sont rencontrés à un horaire précis. 

Elle travaille cette semaine à horaire réduit. 

 

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« La plupart est » ou « la plupart sont » ?

On écrit :

La plupart sont

Le verbe qui suit cette construction est au pluriel masculin.

Exemples :

La plupart sont partis ce matin.

La plupart furent d’avis de continuer les opérations jusqu’à épuisement des forces.

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« Leur » ou « leurs » ?

« Leur » comme adjectif possessif = toujours placé devant un nom, il indique à qui appartient un élément, comme le feraient d’autres adjectifs possessifs, comme « mon », « ton » « son », « notre » , « votre », etc.

Exemple :

J’ai vu leur maison depuis la colline.

« Leur » est l’adjectif possessif à la troisième personne du pluriel (masculin et féminin), c’est-à-dire qu’il indique qu’il y a plusieurs possesseurs. « Leur » prend un « s » lorsque les éléments possédés sont plusieurs.

Exemple : 

Des hôtels en construction dressaient leurs échafaudages sous le ciel noir.

Zola, Nana

Astuce : « leur » est un adjectif possessif lorsque l’on peut le remplace par « ce » ou « cette » au singulier, ou « ces » au pluriel.

 

Leur comme pronom possessif = il remplace alors un nom précédé d’un adjectif possessif, comme le « le mien », « le tien », « le sien », « le nôtre » , « le vôtre ».

Exemple :

– Tes parents ont-ils abîmé ta voiture ou leur voiture ?
– Ils ont abîmé la leur.

Comme pronom possessif, leur est précédé d’un déterminant (le, la, les, des, du, au, etc.). Il s’accorde avec ce déterminant.

Exemples : 

Ma maladie est terrible, mais la leur est insupportable.

Ce traître, il est des leurs !

 

« Leur » comme pronom personnel = il remplace alors un nom, il est placé avant le verbe dont il est le complément d’objet indirect et il est invariable.

Exemples : 

Elle leur a avoué ne pas aimer les poireaux.

Il leur lança un regard noir.

 

Il peut être placé après le verbe quand il complète un ordre à l’impératif.

Exemples : 

Rends-leur l’argent !

Demandez-leur de venir !

 

S’il y a présence d’un complément d’objet direct, il précède « leur » qui est complément d’objet indirect.

Exemple : 

Donnez-en-leur !

 

Astuce : pour savoir si « leur » est un pronom personnel, on peut essayer de le remplacer par « lui ».

Exemples : 

Il leur dit la vérité.

Il lui dit la vérité.

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« Ligne un » ou « ligne une » ?

On écrit

Ligne un

En effet, « un » est un adjectif numéral cardinal employé comme ordinal (c’est-à-dire qu’il exprime l’ordre dans un ensemble). Dans les numérotations en général, on doit écrire « un ». 

Cependant, cette confusion peut s’expliquer par le fait que « un » est le seul cardinal variable en genre : « un » et « une ». 

On écrit en outre « page un », « numéro un », « étape un », etc.

Exemples

En raison d’un incident voyageur, la ligne un est ralentie entre les stations Franklin Roosevelt et Saint Paul. 

Je préfère la ligne un à la ligne neuf. 

À Paris, la ligne un est jaune. 

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Majuscule aux points cardinaux

Lorsqu’ils expriment une direction, une position, une situation les points cardinaux doivent être écrits avec une minuscule.

Exemples :

Un vent d’est nous glace depuis plus d’une semaine.

L’ouest de la France connaît un climat océanique.

 

Lorsqu’ils indiquent une orientation, les points cardinaux ont une valeur adjectivale. Ils doivent être écris avec une minuscule.

Exemples :

La façade ouest du bâtiment est en crépis.

Le musée se trouve au bord de la rive sud.

 

Employés seul, lorsqu’ils permettent de parler d’une région déterminée, d’un lieu, d’une entité politique, les points cardinaux doivent être écris avec une majuscule. Ils participent en effet de noms propres.

Exemples :

La civilisation de l’Occident médiéval a fait l’objet d’un livre de Jacques Le Goff.

L’Afrique du Nord est aujourd’hui un passage important de migrations humaines.

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« Notre » et « nôtre » : quelle différence ?

Notre = adjectif possessif, il est suivi d’un nom ou d’un groupe nominal (notre mèrepar exemple). Dans une phrase, on peut remplacer « notre » pas « nos » pour être sûr d’employer la bonne forme !

Exemples : 

Notre enfant est gentil mais dissipé. Nos enfants sont gentils mais dissipés.

Venez prendre le thé dans notre nouvel appartement !

 

Nôtre = pronom possessif (il remplace un nom). Il est alors précédé de « le », « la » ou « les » au pluriel (les nôtres).

Exemples :

Leur morale et la nôtre.

Votre plat est excellent alors que le nôtre est insipide !

Vos enfants sont plus sages que les nôtres.

 

« Nôtre » peut aussi servir de nom lorsque l’on parle des proches, de la famille, ou dans la locution « y mettre du nôtre ». 

Exemple : 

Serez-vous des nôtres ce soir ?

Pour surmonter cette éprouve, nous devrons y mettre du nôtre.

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« Omnibulé » ou « obnubilé » ? 

On écrit :

Obnubilé

Exemples :

Cette équipe était obnubilée par l’idée de gagner le championnat.

Il était obnubilé par la haine pour son amour perdu.

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« Pleins de » ou « plein de » ?

L’accord de « plein de » varie selon sa fonction.

  • Si « plein de » signifie « beaucoup » ou « très », il a alors valeur d’adverbe. Il ne s’accorde donc pas, il est invariable.

Astuce : on peut féminiser la phrase. Si la phrase féminisée est incorrecte, « plein » est alors invariable.

Exemples :

Il y a plein de fautes dans cette dissertation.

-> Il y a pleine de fautes dans cette dissertation.

Nous faisons route plein nord. 

J’envoie plein de colis à mes amis. 

Plein de bonnes choses, plein de soucis, etc.

 

Attention : « plein de » (tout comme « tout plein ») employé comme adverbe, appartient au langage courant. Il est à proscrire dans un contexte formel.

 

  • Si « plein de » signifie « rempli de », il a alors valeur d’adjectif. Il s’accorde en genre et nombre avec le nom auquel il se rapporte.

Astuce : on peut remplacer « plein » par « rempli ». Si la phrase est correcte, « plein » doit être accordé.

Exemples :

Nous arrivions sur une place pleine de monde.

-> Nous arrivions sur une place remplie de monde.

Elle a bu une tasse pleine de thé.

Vous êtes pleins de joie.

 

  • Devant un nom et précédé des prépositions en, à ou de, « plein » a alors valeur de préposition. Il ne s’accorde donc pas, il est invariable.

Exemples :

Il en a plein la bouche.

Des rêves plein la tête.

Elle avait de la boue plein ses vêtements.

 

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« Pour se faire » ou « pour ce faire » ? 

Pour ce faire = locution qui est synonyme de « pour cela », « pour l’exécution de cela », « à cette fin », «à cet effet », « pour parvenir à tel résultat », etc.

Le pronom démonstratif « ce » est l’équivalent de « cela ». Pour des raisons d’euphonie, on ne dit cependant pas « pour cela faire ».

Astuce = « pour ce faire » peut-être remplacé par l’un de ses synonymes. Si la phrase reste correcte, on écrit « pour ce faire ».

 

Exemples :

Devenir investisseur permet d’avoir de l’influence. Pour ce faire, on doit avoir de l’argent.

-> Devenir investisseur permet d’avoir de l’influence. À cette fin, on doit avoir de l’argent.

Il voulait être invité à cette soirée et, pour ce faire, il sympathisa avec l’organisateur.

-> Il voulait être invité à cette soirée et, à cet effet, il sympathisa avec l’organisateur.

Elle a décidé de combattre son insomnie. Pour ce faire, elle a commencé le yoga.

-> Elle a décidé de combattre son insomnie. Pour parvenir à tel résultat, elle a commencé le yoga.

Pour ce faire, la date butoir est fixée à fin mars.

-> Pour cela, la date butoir est fixée à fin mars.

 

Pour se faire = cette construction pronominale résulte de l’addition de « pour » et de « se faire ». Ce n’est pas une expression figée. Elle est généralement suivie d’un infinitif ou d’un nom.

Exemples : 

Il a passé des heures dans la salle de bain pour se faire beau.

Elles ont négocié des heures pour se faire transporter de l’autre côté de la rivière.

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« Précédant » ou « précédent » ?

Précédant = participe présent du verbe précéder. Ce terme signifie « qui est en train de précéder ». Comme participe présent, sa terminaison est en -ant et il est invariable.

Exemples : 

L’homme avait fui le pays le jour précédant sa comparution.

Précédant chacun de nos pas, la pluie avait rendu notre voyage désagréable.

Il a fini cinquième, précédant son rival direct de quatre places.

 

Précédent = ce terme peut appartenir à deux classes.

1. Il peut être un adjectif qui signifie « qui précède, qui est avant ».

Exemples :

L’accueil se trouve dans la salle précédente.

Son livre précédent n’avait pas connu un grand succès.

Les règnes précédents avaient été surtout marqués par des guerres.

 

2. Il peut être un nom qui désigne un fait antérieur, un exemple auquel on se réfère.

Exemples :

Les Antilles subissent les affres de tempêtes sans précédent.

En refusant de donner sa démission malgré le scandale qu’il a provoqué, le directeur crée un précédent regrettable.

 

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« Prêt », « près » et « pré » ?

Près = contraire de loin, signifie « proche de » ou « sur le point de ».

On trouve « près » dans de nombreuses locutions : tout près, à peu près, à peu de choses près, à cela près, de près.

Exemples : 

Sa maison est tout près.

J’ai eu mon train à la minute près !

Le film dure à peu près trois heures !

 

Près de = permet de parler de quelque chose qui est proche de quelque chose dans le temps ou dans l’espace, ou d’une action qui est sur le point d’être réalisée, qui est imminente.

« Près de » est suivi d’un infinitif.

Exemples :

Sa maison se trouve près d’un ruisseau.

Elle n’était pas près d’oublier cette mémorable soirée.

Après de longues années, je sens que notre combat est près de triompher.

 

Prêt = adjectif qui permet de qualifier quelqu’un qui est préparé à faire quelque chose. Il s’accorde avec le mot auquel il se rapporte.

Exemples :

Elles sont prêtes à apprendre la nouvelle.

La fusée est prête pour le décollage.

Le déjeuner est prêt.

 

Prêt à = être préparé à faire quelque chose.

On trouve cette locution dans « prêt-à-porter ».

Exemples : 

Ils étaient prêts à tout pour gagner de l’argent.

La voiture était prête à partir.

Les plongeuses étaient prêtes à sauter.

Astuce : on peut remplacer « prêt à » par « être disposé à ».

 

Autrefois, « prêt » pouvait se construire avec la préposition « de ».

Exemples : 

Dans quel péril encore est-il prêt de rentrer !

Racine, Athalie, I, 2, Josabet

 

Ce que je tiens, dit-il, est-il en vie ou non ?
Il tenait un Moineau, dit-on,
Prêt d’étouffer la pauvre bête,
Ou de la lâcher aussitôt,
Pour mettre Apollon en défaut.

La Fontaine, Fables, L’Oracle et l’Impie

 

Le prêt = un emprunt, une somme prêtée.

Exemple : 

Le prêt à intérêt a longtemps suscité la méfiance.

 

Le pré = un champ où pousse de l’herbe.

Exemple

Les enfants gambadaient innocemment dans les prés.

 

Deux formes peuvent parfois être employées dans la même phrase, changeant ainsi le sens de la phrase.

Exemple :

Prêt à mourir : être préparé à l’idée que l’on va mourir.

Prêt de mourir : être proche de la mort, par exemple pour quelqu’un atteint d’une grave maladie.

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« Quoique » ou « quoi que » ?

Quoique = une conjonction de coordination qui exprime une concession, une réserve, une objection, une opposition, une éventualité, un jugement rectificatif ou bien une hésitation. Elle s’écrit en un seul mot. Elle est généralement suivie du subjonctif.

Quoique a pour rôle d’introduire une proposition subordonnée.

Astuce : « quoique » est synonyme de « bien que », « encore que » ou « malgré le fait que ». On peut remplacer « quoique » par « bien que ». Si la phrase a du sens, alors il faut écrire « quoique ». 

Exemples :

Quoique malade, il est parti travailler.

-> Bien que malade, il est parti travailler.

Quoiqu’étant très cher, Raphaël s’est permis d’acheter ce téléphone.

-> Bien qu’étant très cher, Raphaël s’est permis d’acheter ce téléphone.

 

Quoi que = une locution pronominale qui est synonyme de « quelle que soit la chose que », « quelle que soit la chose qui » ou « peu importe ce que ». Il s’écrit en deux mots.

Astuce : on peut remplacer « quoi que » par « quelle que soit la chose que/qui ». Si la phrase a du sens, alors il faut écrire « quoi que ».  

Exemples :

Quoi qu’il dise, personne ne l’écoute.

-> On ne peut pas dire « bien qu’il dise, personne ne l’écoute ». En revanche, on peut écrire « Quelle que soit la chose qu’il dise, personne ne l’écoute ». Il faut donc écrire « quoi que ».

Elle avait raison, quoi que ses adversaires aient pu lui reprocher.

-> Elle avait raison, quelle que soit la chose que ses adversaires aient pu lui reprocher.

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« Quoi qu’il en soit » ou « quoiqu’il en soit »

On écrit :

Quoi qu’il en soit

Cette locution adverbiale est invariable. Elle signifie « de toute façon », « en tout cas », « en tout état de cause ». On écrit toujours « quoi qu’il en soit » en deux mots.

Exemples : 

Quoi qu’il en soit, il est rentré sain et sauf à la maison.

-> De toute façon, il est rentré sain et sauf à la maison.

Elle est déterminée à aller au bout de sa démarche, quoi qu’il en soit.

-> Elle est déterminée à aller au bout de sa démarche, en tout état de cause.

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« Remercier de » ou « remercier pour » ?

Si « remercier » est suivi d’un nom, on peut utiliser « de » ou « pour ». 

Exemples avec de :

Je vous remercie de l’honneur que vous me faites.

Frédéric la remercia du cadeau

Flaubert, L’Éducation sentimentale, cité par le Grevisse

 

Pensez à le remercier intelligiblement de son vin

Proust, À la rechercher du temps perdu, cité par le Grevisse

 

Exemples avec pour :

Je vous remercie pour la part que vous avez prise à la perte de mon incomparable mère.

Larmartine, Correspondance, cité par le Grevisse

 

Soyez remercié pour cette nouvelle 

Bernanos, Dialogue des Carmélites, IV, 11

 

Elisabeth remercia sa mère pour cette attention

Troyat, Tendre et violente Élisabeth, cité par le Grevisse

 

Ainsi, on peut écrire : 

Je vous remercie de/pour votre invitation.

Je vous remercie de/pour votre accueil.

Je vous remercie de/pour votre attention.

etc.

 

Si « remercier » est suivi d’un infinitif, il est obligatoirement suivi de « de ». 

Exemples :

Je te remercie d’avoir aidé ta soeur.

Les villageois se sont rassemblés autour de lui pour le remercier de tant faire pour eux.

Ils l’ont remercié d’être venu.

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« Rouvrir » ou « réouvrir » ?

On écrit :

Rouvrir

Contre la logique, on tire du verbe « rouvrir » le nom « réouverture ». Le participe passé de « rouvrir » est « rouvert » et pas « réouvert ». 

Cette contraction du préfixe « -re » (qui signifie « faire quelque chose de nouveau») s’explique peut-être par des raisons d’euphonie : il est plus complexe et moins mélodique de prononcer « réouvrir », deux consonnes se suivant. 

Exemples

Le magasin a rouvert après deux mois de travaux. 

Soudain, elle rouvre la porte pour entrer dans la chambre. 

La réouverture de l’université n’est pas encore prévue. 

Ils ont promis qu’ils ne rouvriront pas les yeux avant ce soir. 

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« Je vous saurais gré » ou « Je vous serais gré » ?

On dit :

Je vous saurais gré 

La locution à l’infinitif est savoir gré et non pas être gré. Il faut donc utiliser le verbe « savoir » et non pas le verbe « être »On peut donc dire :

  • je vous sais gré de votre aide ;
  • je vous saurais gré de bien vouloir répondre dans les plus brefs délais.

On ne dit pas :

  • je vous serais gré de bien vouloir m’accorder une entrevue.

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« Je serai » ou « je serais » ?

Je serai = futur de l’indicatif. Les verbes conjugués à la première personne du singulier au futur de l’indicatif se terminent par -ai.

Exemple : 

Je serai présent demain à la réunion.

 

Je serais = conditionnel présent. Les verbes conjugués à la première personne du singulier au conditionnel présent se terminent par -ais.

Exemple :

Je serais si heureux si tu venais à mon anniversaire !

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« Soutien » ou « soutient » ? 

Soutien = l’action d’aider ou d’appuyer quelqu’un ou quelque chose pour l’empêcher de tomber.

Par métonymie, le soutien peut désigner un objet empêchant un autre objet de tomber (une planche pour soutenir un meuble ou même le soutien-gorge par exemple).

Par analogie, on désigne par soutien le fait d’aider une personne en vue de lui permettre de mener à bien quelque chose ou de traverser une épreuve (le soutien psychologique, le soutien scolaire, le soutien familial, etc.).

 

Soutient = la troisième personne du singulier (il/elle/on) de l’indicatif du verbe soutenir.

Exemple :

Le parti soutient la grève des ouvriers.

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« Tel », « tel que », « tel quel » ?

Tel = le terme « tel » est le plus souvent un adjectif synonyme de « comme » qui s’accorde toujours avec le nom auquel il se rapporte.

Il a quatre formes : tel / telle / tels / telles.

Exemples avec tel / telle / tels / telles (adjectif épithète) 

Un tel fanfaron n’a aucune chance de finir à la présidence de la République.

Il a affirmé n’avoir jamais tenu de tels propos.

À la vue d’une telle magnificence, il est tombé en pâmoison.

La conduite de telles voitures ne devrait pas être autorisée.

 

Exemples avec tel / telle / tels / telles (adjectif attribut) 

Tel sera le modèle de ma prochaine voiture.

Mon opinion est telle.

Tels étaient les principaux défauts de cet homme.

Telles furent les terribles conséquences de la tempête.

 

Tel que = de la même manière, tel s’accorde dans la locution « tel que».

Exemples avec tel que / telle que / tels que / telles que : 

Je n’avais jamais rencontré un musicien tel que toi.

Le médecin lui a recommandé de pratiquer des sports d’endurance, tels que la course, le cyclisme et la natation.

Cette maison est telle qu‘ils l’espéraient.

Les aventuriers durent affronter de terribles bêtes, telles que des tigres, des serpents et des moustiques.

 

Tel quel = la locution « tel quel » est composée de deux adjectifs, « tel » et « quel », qui s’accordent tous deux.

Exemples avec tel quel / telle quelle / tels quels / telles quelles : 

Le public se moquera de votre tableau si je le montre tel quel.

Elle restée comme ça, telle quelle, sans pouvoir réagir.

Les restaurants, tels quels, depuis la rue, ne donnaient pas envie d’y manger.

On ne peut pas laisser les choses telles quelles.

 

Tel après une virgule = « tel » doit être accordé avec le nom qui suit, selon l’usage.

Exemples avec tel qui introduit une subordonnée (,tel / ,telle / ,tels / ,telles) :

Le manager a imposé sa volonté, tel un dictateur, à l’ensemble de son service.

La sentinelle attendait, telle une tour, devant la porte du château.

Ils ont mangé, tels des affamés, le repas servi par leur grand-mère.

Les adolescents ruminaient, telles des vaches, devant le collège.

 

Tel comme pronom = placé en tête d’une phrase. On peut le trouver aussi sous la forme « Untel ».

Exemples :

Tel est pris qui croyait prendre.

Tel croit prendre, qui est pris.

Untel fait des caprices, l’autre sa comédie.

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« Je vous transmet » ou « je vous transmets » ?

On écrit : 

Je vous transmets

« Je » est le seul sujet de la phrase. Le verbe « transmettre » à la première personne du présent de l’indicatif s’écrit donc « transmets » car ce verbe appartient au troisième groupe.

« Vous » n’est pas sujet, mais un complément d’objet indirect (je transmets à qui ? à vous).

Exemples : 

Je vous transmets en pièce jointe le document que vous m’aviez demandé.

Je vous transmets les réponses au plus vite.

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« Tout seul » ou « tous seuls » ? 

Tout seul = « tout » est un adverbe devant un adjectif, mais cet adverbe est variable. Il varie au féminin devant une consonne pour une raison d’euphonie. Il est synonyme de « tout à fait », « complètement ».

Seul est un adjectif : il s’accorde avec le nom qu’il qualifie.

Exemples : 

Le voyageur est parti tout seul ce matin.

Après la fête, ils sont restés tout seuls à parler dans le jardin.

Rome ne s’est pas faite toute seule.

Les familles de ce village ont pour tradition de bâtir leurs maisons toutes seules.

 

Tous seuls = « tous » est un pronom indéfini synonyme de « chacun ».

Seul est un adjectif : il s’accorde avec le nom qu’il qualifie.

Exemples : 

Il sont restés tous seuls : aucun n’a préféré partir en groupe.

Les femmes de la horde ne fuient pas toutes seuls : certaines sont dévoyées par des mâles sauvages.

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« Je voudrai » ou « je voudrais » ?

  • Je voudrai

« Je voudrai » correspond à la première personne du singulier du futur de l’indicatif.

Exemples

Demain, quand j’irai au café, je voudrai prendre un expresso. 

->  Demain, quand tu iras au café, tu voudras prendre un expresso. 

 

Mardi, au cours de l’épreuve, nous ferons comme je voudrai

-> Mardi, au cours de l’épreuve, nous ferons comme tu voudras

 

Quand tu seras rentré du sport, je voudrai que tu ailles faire tes devoirs.

-> Quand je serai rentré du sport, tu voudras que j’aille faire mes devoirs.

 

Je voudrais bien une part de beau gâteau. 

-> Tu voudrais bien une part de beau gâteau. 

 

Oh, je voudrais tant qu’elle se souvienne des jours heureux !

-> Oh, tu voudrais tant qu’elle se souvienne des jours heureux !

 

Je voudrais que tu viennes demain. 

-> Tu voudrais que tu viennes demain. 

 

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« Vingt » ou « vingts » ?

La règle est simple :

Vingt prend un « s » UNIQUEMENT dans « quatre-vingts ».

Exemples : 

Les vingt dernières années.

J’en ai acheté quatre-vingts.

Quatre cent quatre-vingts.

Il y a toutefois deux exceptions.

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« Voir » ou « voire » ?

« Voir et « voire » sont des homophones : ces mots se prononcent de la même manière, mais ils n’ont pas le même sens.

Voir = sans « e », un verbe du troisième groupe.

 

Voire = adverbe synonyme de « et même » ou « et aussi ». Il permet d’introduire une idée plus marquante. « Voire » vient du latin verus, c’est-à-dire « vrai ».

 

Astuces :

1. il suffit de remplacer « voire » par « et même ». Si la phrase reste correcte, il faut écrire « voire ».

2. Inversement, « voir » peut être remplacé par n’importe quel autre verbe. Si la phrase reste correcte, il faut écrire « voir ».

Exemples :

Pour mener à bien ton entreprise, tu devras investir des milliers d’euros, voire des millions.

-> Pour mener à bien ton entreprise, tu devras investir des milliers d’euros, et même des millions.

Ils voulaient voir toutes les pièces de la maison avant de l’acheter.

-> Ils voulaient visiter toutes les pièces de la maison avant de l’acheter.

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« Votre » et « vôtre » : quelle différence ? 

Votre = adjectif possessif, il est suivi d’un nom ou d’un groupe nominal (votre mère par exemple). Dans une phrase, on peut remplacer « votre » pas « vos » pour être sûr d’employer la bonne forme !

Exemples : 

Votre enfant est gentil mais dissipé. Vos enfants sont gentils mais dissipés.

Prenez le temps de vous installer dans votre nouvel appartement !

Vôtre = pronom possessif (il remplace un nom). Il est alors précédé de « le », « la » ou « les » au pluriel (les nôtres).

Exemples :

Notre morale et la vôtre

Notre plat est insipide alors que le vôtre est excellent !

Nos enfants sont moins sages que les vôtres

« Vôtre » peut aussi servir de nom lorsque l’on parle des proches, de la famille de quelqu’un, ou dans la locution « y mettre du vôtre ». 

Exemple : 

Cet homme est-il des vôtres ? 

Pour surmonter cette éprouve, vous devez y mettre du vôtre

« Vôtre » peut enfin être un adjectif. Exemple :

Grâce à vos braves soldats, cette terre sera vôtre avant la fin du mois. 

 

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Adrian

Étudiant et passionné par les sciences humaines. N'hésitez pas à me contacter :)

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3 réponses

  1. Dans l’exemple « bienvenu/bienvenue », il y a erreur. Votre phrase explicative semble indiquer que seul le participe présent du verbe « bienvenir » est usité. Or dans l’extrait de Lamartine, il s’agit d’un participe passé. Alors soit ce verbe peut être usité dans le participe présent et passé, soit seulement dans le participe passé. Dans les deux cas, votre phrase est incorrecte.

    De même avec la règle de « Au temps pour moi » et « Autant pour moi », je vous joins un site qui explique que les deux formes sont acceptables :

    Il est important lorsque l’on donne des leçons de français, de le maîtriser.

    • Adrian dit :

      Votre première remarque est juste : c’est une…coquille.

      En revanche, vous auriez dû prendre le temps de cliquer sur « en savoir plus » pour lire un article détaillé qui traite du débat entre « au temps pour moi » et « autant pour moi ». Un effort…insurmontable.

  2. ADECHININ ADEYEMI FRANCIS dit :

    Très intéressant !

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