«Apprendre sur le tas» ou «apprendre sur le tard» ?

apprendre sur le tas ou sur le tard

Les Rabotteurs, Caillebotte, 1875 | Wikimedia Commons

 

« Apprendre sur le tas » ou « apprendre sur le tard » ?


On dit

Apprendre sur le tas

On a tendance à confondre les locutions « sur le tas » et « sur le tard » du fait de leur quasi-homophonie. Elles n’ont pas le même sens. 

Voir ici la différence entre autant pour moi et au temps pour moi. 

 

Sur le tas 

Cette locution signifie « par la pratique, sur le lieu de travail, par l’expérience ». On dit que l’on a « appris quelque chose sur le tas» lorsque que l’on a appris quelque chose par la pratique, et non par la théorie. 

Exemples

J’ai appris l’espagnol sur le tas

On peut devenir journaliste sans faire d’études, rentrer directement et apprendre sur le tas. Il faut avouer que c’est de plus en plus rare.

franceinfo junior. Comment apprend-on le métier de journaliste ?

 

Sur le tard 

Cette locution signifie « lorsque l’on est vieux, à un âge mûr ». Elle peut aussi signifier « à la fin de la journée ». Quoi qu’il en soit, cette locution est vieillie. Dans l’usage, elle est le plus souvent employée fautivement pour dire « par la pratique ». 

Exemples :

Elle a appris l’anglais sur le tard

Une à une reprendre sur notre scène officielle et comme exprès rétrospective ces pièces déjà, qui du soir de leur succès furent évidentes, pour que le travailleur groupe à l’entour maint exemplaire du genre dont il a, par un fait historique très spécial, dégagé, sur le tard de notre littérature, la vive et sobre beauté.

Mallarmé, Notes sur le théâtre

 

[…] elles commençaient à cinquante ans une nouvelle sorte de beauté, comme on prend sur le tard un nouveau métier, ou comme à une terre qui ne vaut plus rien pour la vigne on fait produire des betteraves.

Proust, À la recherche du temps perdu

Autant pour moi ou au temps pour moi ?

Adrian

https://www.laculturegenerale.com

1 réponse

  1. anonyme dit :

    A lire (en papier ou numérique car certains titres n’existent plus que dans un format ou un autre) :
    – edward G Burger, pense efficace en 5 étapes : livre qui apprend à devenir multi-disciplinaire, polyvalent, mathématicien sans formule de math.
    Note : il a fallu deux siècles pour observer la nature pour comprendre le logarithme népérien.
    – libérez votre créativité lionel bellanger : opposition entre la conformation à des règles de société, et une vision immédiate, ce sujet évoque aussi la sérendipité, des mécanismes cérébraux profonds.
    – travailler efficacement, edition nathan : apprendre a intégrer un sujet, le restituer. provisionner une activité, anticiper. Planifier, utiliser le feedback….
    – les lois naturelles de l’enfant : comprendre le comportement de l’enfant est aussi une occasion de comprendre le fonctionnement de l’adulte.
    – le monde inverti christopher priest : « il était acquis de longue date que les coutumes de la cité se transmettaient d’une génération à l’uatre. Non par l’enseignement classique, mais par une méthode heuristique. Tout apprenti arait davantage conscience de la valeur des traditions […] en comprenant de lui-même les réalités de l’existence sur lesquelles elles se fondianet qu’en subissant une formation théorique. en pratique, cela voulait dire que j’avais à découvrir suel pourquoi les hommes venaient travialler aux voies, quelles autres tâches ils exécutaient. »
    – daniel kanheman, système 1 système 2, les deux vitesses de la pensée
    – richard wiseman, 59 secondes pour prendre de bonnes décisions

    des reportages sur arte ont parlé du rôle de la créativité comme ressort de l’intelligence.
    En clair, il y a du bon à revisiter ses goûts, à consommer des heures sur des choses qui enclenchent notre plus vif intérêt, nos émotions, notre curiosité, notre attention. (on ressent les effets bien des années après).

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