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Labubu : la créature qui bouleverse l’univers des collectibles
Labubu

Publié le 17/02/2026
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⏳ Temps de lecture : 5 minutes

Vous croisez cette petite créature partout sur les réseaux sociaux. Ses grandes oreilles pointues et ses dents acérées interpellent. Labubu représente aujourd’hui bien plus qu’un simple jouet de collection. Cette figurine transforme la manière dont des millions de personnes collectionnent et partagent leur passion.

Ce qu’il faut retenir

  1. Créée en 2015 par l’artiste Kasing Lung inspiré des contes nordiques

  2. Pop Mart utilise les blind box pour créer suspense et addiction

  3. Plus de 2000 distributeurs automatiques déployés dans le monde entier

  4. Les modèles rares atteignent 200 à 500 euros sur le marché

  5. Célébrités comme Rihanna amplifient le phénomène viral depuis 2024

Une créature née de l’imaginaire nordique

L’artiste hongkongais Kasing Lung crée Labubu en 2015. Il puise son inspiration dans les contes nordiques et le folklore celtique de son enfance. La créature apparaît d’abord dans sa série illustrée “The Monsters”. Son apparence singulière mélange l’elfe malicieux et le monstre attendrissant.

Kasing Lung

Le design rompt avec les codes traditionnels du kawaii japonais. Labubu affiche des traits exagérés, presque inquiétants. Ses yeux ronds contrastent avec sa dentition proéminente. Cette ambivalence fascine. Vous ne savez jamais si la créature veut jouer ou mordre. Cette tension crée un attachement émotionnel immédiat.

Le tournant Pop Mart de 2019

Tout bascule lorsque la société chinoise Pop Mart acquiert les droits en 2019. L’entreprise fondée par Wang Ning maîtrise parfaitement le concept de blind box. Ces boîtes surprises révèlent leur contenu uniquement à l’ouverture. Le suspense devient addictif.

Pop Mart déploie un réseau impressionnant. Plus de 2000 distributeurs automatiques baptisés “Robo Shops” apparaissent dans le monde entier. Centres commerciaux, aéroports, gares. La créature s’installe partout. Vous la croisez lors de vos déplacements quotidiens.

Chaque boîte surprise transforme l’achat en expérience ludique où l’anticipation prime sur la possession immédiate.

La mécanique de la rareté comme moteur

Pop Mart exploite brillamment la psychologie de la rareté. Chaque série thématique comprend des figurines communes et des modèles ultra-rares. Les chances d’obtenir une version “chase” atteignent parfois 1 sur 72. Cette probabilité faible décuple le désir.

Les collectionneurs développent des stratégies complexes. Certains achètent des dizaines de boîtes pour compléter une série. D’autres participent à des échanges organisés. Les communautés en ligne facilitent ces transactions. Les prix explosent sur le marché secondaire. Une figurine rare peut valoir dix fois son prix initial.

Type de figurine Probabilité Valeur estimée
Modèle standard 1 sur 8 15-25€
Modèle semi-rare 1 sur 24 50-100€
Édition “chase” 1 sur 72 200-500€

L’effet célébrité amplifie le phénomène

2024 marque l’explosion mondiale. Rihanna apparaît avec sa collection Labubu. Dua Lipa partage ses figurines sur Instagram. Lisa, membre du groupe BLACKPINK, affiche ouvertement sa passion. Ces endorsements spontanés provoquent une frénésie.

Les magasins physiques ferment temporairement. La demande dépasse largement l’offre. Les sites internet affichent complet en quelques minutes. Cette pénurie artificielle renforce paradoxalement l’engouement. Vous voulez ce que vous ne pouvez obtenir.

Les séries thématiques multiplient les univers

Kasing Lung décline Labubu en plus de 300 versions différentes. Chaque série explore un univers distinct. “Forest Night” plonge dans une ambiance forestière mystérieuse. “Sweet Monster” joue sur le contraste sucré-effrayant. “Fairy Tale” revisite les contes classiques.

Labubu modèles

Cette diversité maintient l’intérêt constant. Vous terminez une collection, une nouvelle série apparaît. Le cycle ne s’arrête jamais. L’artiste réinvente continuellement sa créature. Les collaborations avec des marques de mode ajoutent une dimension luxe. Labubu transcende le simple statut de jouet.

Un modèle économique disruptif

Pop Mart révolutionne la distribution traditionnelle. Les Robo Shops nécessitent peu d’investissement opérationnel. Pas de personnel, pas de loyer élevé. Ces distributeurs automatiques testent de nouveaux marchés rapidement. Leur rentabilité surpasse celle des boutiques classiques.

Les événements physiques créent du lien social. Pop Mart organise des conventions, des rencontres avec les artistes, des sessions d’échanges entre collectionneurs. Ces moments partagés renforcent l’attachement émotionnel. Vous ne collectionnez plus seul dans votre coin. Vous rejoignez une communauté mondiale.

Les données révèlent l’ampleur du succès

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les recherches Google aux États-Unis placent Labubu dans le top 10 des requêtes en 2025. Les ventes internationales représentent 40% du chiffre d’affaires de Pop Mart. L’entreprise triple ses bénéfices en deux ans. Cette croissance fulgurante impressionne les analystes financiers.

Plus de 30 pays commercialisent désormais la créature. Asie, Europe, Amérique, Océanie. Aucun continent n’échappe au phénomène. Les réseaux sociaux amplifient la viralité. Les vidéos d’unboxing cumulent des millions de vues. Chaque ouverture de boîte génère du suspense et de l’émotion.

La stratégie combine habilement art contemporain, marketing de la rareté et engagement communautaire pour créer un écosystème autoentretenu.

Au-delà du simple art toy

Labubu s’inscrit dans un mouvement plus large. Les art toys émergent comme nouvelle forme d’expression artistique. Ces figurines limitées brouillent les frontières entre jouet, sculpture et objet de collection. Les galeries d’art contemporain exposent certaines pièces. Les prix atteignent parfois des sommets inattendus.

Cette évolution reflète un changement générationnel. Les millennials et la génération Z investissent différemment. Vous n’achetez plus seulement un objet. Vous acquérez une expérience, une appartenance, un symbole. Labubu incarne cette nouvelle économie de l’attachement émotionnel.

Les questions que tout débutant se pose

Vous découvrez Labubu et vous vous interrogez. Pourquoi ces prix élevés pour une petite figurine ? La valeur perçue dépasse largement le coût de production. Vous payez le design artistique, la rareté, l’appartenance à une communauté. L’objet devient un investissement émotionnel autant que financier.

Comment débuter une collection intelligemment ? Fixez-vous un budget mensuel strict. Concentrez-vous sur une série spécifique plutôt que de papillonner. Rejoignez les groupes d’échanges pour optimiser vos acquisitions. Privilégiez les modèles qui vous touchent vraiment plutôt que de suivre aveuglément les tendances.

La bulle finira-t-elle par éclater ? L’histoire des collectibles montre des cycles. Certains objets traversent les décennies, d’autres disparaissent rapidement. Labubu possède plusieurs atouts : un artiste prolifique, un distributeur puissant, une communauté engagée. Ces facteurs suggèrent une longévité supérieure à une simple mode passagère.

L’impact culturel dépasse le commerce

Des universitaires étudient désormais le phénomène Labubu. Les stratégies marketing basées sur la rareté font l’objet de recherches académiques. Les comportements d’achat compulsif interrogent. Cette créature devient un prisme pour comprendre la consommation moderne.

Le succès de Labubu illustre également le soft power culturel chinois. Pop Mart exporte un modèle économique et esthétique originaire d’Asie. Les codes visuels asiatiques séduisent désormais l’Occident. Cette inversion des flux culturels marque notre époque. Vous consommez aujourd’hui ce que Pékin, Hong Kong ou Tokyo produisent.

La créature aux grandes oreilles transforme silencieusement le paysage des collectibles. Elle ouvre la voie à d’autres artistes, d’autres concepts. Vous assistez peut-être aux prémices d’une nouvelle industrie créative mondiale. Labubu n’est pas une fin en soi. Elle représente un commencement.