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Quiz sur l’économie : 13 questions (avec réponses)

Publié le 31/07/2023
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Ce quiz sur l’économie compte 13 questions. Il vous permettra d’évaluer vos connaissances et d’apprendre de nouvelles choses. À vous de jouer !

Quiz sur l’économie : 13 questions (avec réponses)

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#1. Qu’est-ce que la valeur ajoutée ?

L’avantage comparatif dont dispose le produit d’une entreprise par rapport à une autre.
Le supplément de valeur que donne une entreprise à un bien ou un service qu’elle reçoit d’une autre entreprise, avant la vente au consommateur.
Le supplément de valeur que produit une campagne marketing en rendant un bien ou un produit hautement désirable.

La valeur ajoutée est l’accroissement net de valeur qu’une entreprise apporte à ses inputs ou ressources (matières premières, main-d’œuvre, etc.) lors de son processus de production, contribuant ainsi à augmenter la richesse globale de l’économie.

#2. Qu’est-ce que la concurrence parfaite ?

Lorsqu’une institution veille à un égal accès à un marché.
Lorsque les prix sont affichés, connus de tous, et que les agents pensent qu’ils n’ont pas d’influence sur ces prix.
Lorsqu’il existe un nombre suffisant d’acteurs sur un marché pour qu’ils ne puissent s’entendre.
Lorsque les prix sont toujours flottants : aucun agent ne peut les fixer.

La concurrence parfaite est un monde hypothétique où sont déterminés des prix justes. Il repose sur le fait que les agents connaissent les prix grâce à une institution, et que les agents pensent qu’ils n’ont pas d’influence sur ces prix.  

#3. Qu’est-ce qu’un coût d’opportunité ?

Une dépense liée à un changement de conjoncture.
Le coût d’un investissement réalisé pour suivre une tendance de marché.
Le coût du manque à gagner si l’on choisit un panier de biens plutôt qu’un autre.

L’agent fait un calcul pour déterminer quel panier a l’utilité maximale pour son budget. Le coût d’opportunité est le coût induit par le choix effectué.

#4. Qu'est-ce que la trappe à liquidités de Keynes ?

Une situation dans laquelle les investissements publics emprisonnent les agents dans certains marchés rentables.
Une situation dans laquelle la création de monnaie entraîne une hyperinflation.
Un situation dans laquelle la demande ne suit pas l’argent disponible par les agents, qui ne savent pas comment l’allouer.
Une situation dans laquelle les agents préfèrent conserver leurs liquidités plutôt que d’investir ou de consommer.

La trappe à liquidités (liquidity trap) est un phénomène identifié par John Maynard Keynes (1883 – 1946) : la Banque centrale a stimulé l’économie pas des taux d’intérêts bas, mais les agents anticipent la remontée des taux et préfèrent conserver leurs liquidités plutôt que de les dépenser ou de les investir. 

#5. Qu'est-ce que le tâtonnement walrasien ?

Une économie n’est jamais à l’équilibre car la conjoncture change en permanence.
Il y a un tâtonnement pour trouver un prix d’équilibre.
Il n’y a pas de prix d’équilibre, le marché tâtonne en permanence autour de lui.
L’entrepreneur doit multiplier les erreurs pour trouver son marché.

Dans un contexte de concurrence parfaite (ou dans le monde imaginé par l’économiste Léon Walras) il y a comme un tâtonnement effectué par un commisseur-priseur pour trouver les prix d’équilibre : il augmente les prix des biens dont la demande est supérieure à l’offre, ou les baisse dans le cas contraire. Les prix justes trouvés égalisent les offres et les demandes globales.

#6. Qu’est-ce qu’un optimum de Pareto ?

Une situation dans laquelle la répartition d'un marché entre les différents acteurs est parfaite.
Une situation dans laquelle l'allocation de l'épargne est assez efficace pour stimuler l'économie par elle-même.
Une situation dans laquelle les inégalités de revenu ne dépassent pas un pour cinq.
Une situation dans laquelle l’allocation des ressources est optimale.

Un optimum de Pareto est une situation de répartition des ressources disponibles dans laquelle on ne peut pas augmenter la satisfaction d’une personne sans réduire celle d’un autre. Aucune amélioration du bien-être de la société ne peut être produite par une réallocation des ressources.

#7. Qu’est-ce que la destruction créatrice ?

Le progrès technique entraîne la destruction de l’ancien par la concurrence du nouveau.
C’est par la destruction de ressources naturelles que la croissance est produite.
Les krachs boursiers permettent à l'économie de se reconfigurer.

La destruction créatrice est une idée de Joseph Schumpeter (1883 – 1950) selon laquelle un processus est en cours dans l’économie qui fait que l’ancien est détruit par le nouveau qui le concurrence et le remplace (grâce au progrès technique, modification sociologique, etc.).

#8. Que décrit la courbe de Phillips ?

La relation entre taux d’inflation et taux de croissance.
La relation entre taux d’inflation et taux de chômage.
La relation entre les prix et la demande.
La relation entre quantité de monnaie et inflation.

La courbe de Philipps, du nom de l’économiste néozélandais William Phillips (1914 – 1975), suppose une relation entre chômage et inflation : une politique de relance risque de stimuler la demande et réduire le chômage mais d’augmenter en même temps l’inflation, alors qu’une politique de rigueur serait payée par un taux de chômage plus important.

#9. Qu’est-ce la loi de Say ?

Les rendements sont mécaniquement décroissants.
L’offre crée sa propre demande.
Les États doivent protéger leurs industries naissantes.

La loi de Say, ou loi des débouchés, est une tendance relevé par Jean-Baptiste Say selon laquelle le revenu tiré de la production est redistribué sous forme de salaire et de dividendes qui génèrent une demande pour d’autres produits, et de l’épargne pour l’investissement. Sa pertinence est contestée, notamment par les keynésiens.

#10. Comment Adam Smith conçoit-il la division du travail ?

La division du travail est le moteur caché du progrès.
La division du travail ne peut fonctionner sans un système éducatif efficace.
La division du travail est un phénomène paradoxal qui induit un progrès à court terme mais des impasses à long terme.
La division du travail, bien que nécessaire, est une forme d’aliénation.

La division du travail est analysée par Adam Smith dans ses Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations (1776). Elle permet d’accroître l’habilité de chacun, pousse à la recherche de l’amélioration et limite les pertes de temps dans le processus de production.

#11. Quel économiste est l’inventeur du PIB ?

Le produit intérieur brut a été inventé par l’économiste américain Simon Kuznets (1901 – 1971). Il permet de mesurer la création de richesses par l’ensemble des agents économiques, c’est-à-dire les ménages (les personnes vivant dans un même foyer), les entreprises, les administrations publiques et les institutions à but non lucratif, sur le territoire d’un pays (que ce soit des agents nationaux ou étrangers).

#12. Qu’est-ce que la demande effective ?

La demande passée, qui peut donc être déterminée.
La demande au prix d’équilibre.
La demande anticipée par les entreprises.
La demande finale uniquement.

La demande effective (effective demand) est un concept de Keynes qui désigne la demande anticipée par les entrepreneurs (la demande de leurs produits qu’ils imaginent pour l’avenir) et qui détermine, dès aujourd’hui, le niveau de leurs investissements et de leurs embauches.

#13. Qu’est-ce qu’un effet d’éviction ?

Le fait qu’un taux d’inflation faible puisse évincer la demande
Le fait qu’un gros emprunteur attire la majeure partie de l’épargne, ce qui évince les plus petits emprunteurs ou les contraint à payer leurs emprunts plus cher.
Le fait que le montant élevé des investissements nécessaires pour entrer sur un marché puisse éliminer les entreprises les moins bien dotées.

L’effet d’éviction, en économie financière, désigne surtout l’éviction réalisée par les emprunts publics des emprunts privés : les prêteurs préféreraient prêter à l’État plutôt qu’aux entreprises, ce qui contraindrait ces dernières à emprunter avec de plus hauts taux d’intérêt. 

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  1. La valeur ajoutée est l’accroissement net de valeur qu’une entreprise apporte à ses inputs ou ressources (matières premières, main-d’œuvre, etc.) lors de son processus de production, contribuant ainsi à augmenter la richesse globale de l’économie.
  2. La concurrence parfaite est un monde hypothétique où sont déterminés des prix justes. Il repose sur le fait que les agents connaissent les prix grâce à une institution, et que les agents pensent qu’ils n’ont pas d’influence sur ces prix.  
  3. L’agent fait un calcul pour déterminer quel panier a l’utilité maximale pour son budget. Le coût d’opportunité est le coût induit par le choix effectué.
  4. La trappe à liquidités (liquidity trap) est un phénomène identifié par John Maynard Keynes (1883 – 1946) : la Banque centrale a stimulé l’économie pas des taux d’intérêts bas, mais les agents anticipent la remontée des taux et préfèrent conserver leurs liquidités plutôt que de les dépenser ou de les investir. 
  5. Dans un contexte de concurrence parfaite (ou dans le monde imaginé par l’économiste Léon Walras) il y a comme un tâtonnement effectué par un commisseur-priseur pour trouver les prix d’équilibre : il augmente les prix des biens dont la demande est supérieure à l’offre, ou les baisse dans le cas contraire. Les prix justes trouvés égalisent les offres et les demandes globales.
  6. Un optimum de Pareto est une situation de répartition des ressources disponibles dans laquelle on ne peut pas augmenter la satisfaction d’une personne sans réduire celle d’un autre. Aucune amélioration du bien-être de la société ne peut être produite par une réallocation des ressources.
  7. La destruction créatrice est une idée de Joseph Schumpeter (1883 – 1950) selon laquelle un processus est en cours dans l’économie qui fait que l’ancien est détruit par le nouveau qui le concurrence et le remplace (grâce au progrès technique, modification sociologique, etc.).
  8. La courbe de Philipps, du nom de l’économiste néozélandais William Phillips (1914 – 1975), suppose une relation entre chômage et inflation : une politique de relance risque de stimuler la demande et réduire le chômage mais d’augmenter en même temps l’inflation, alors qu’une politique de rigueur serait payée par un taux de chômage plus important.
  9. La loi de Say, ou loi des débouchés, est une tendance relevé par Jean-Baptiste Say selon laquelle le revenu tiré de la production est redistribué sous forme de salaire et de dividendes qui génèrent une demande pour d’autres produits, et de l’épargne pour l’investissement. Sa pertinence est contestée, notamment par les keynésiens.
  10. La division du travail est analysée par Adam Smith dans ses Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations (1776). Elle permet d’accroître l’habilité de chacun, pousse à la recherche de l’amélioration et limite les pertes de temps dans le processus de production.
  11. Le produit intérieur brut a été inventé par l’économiste américain Simon Kuznets (1901 – 1971). Il permet de mesurer la création de richesses par l’ensemble des agents économiques, c’est-à-dire les ménages (les personnes vivant dans un même foyer), les entreprises, les administrations publiques et les institutions à but non lucratif, sur le territoire d’un pays (que ce soit des agents nationaux ou étrangers).
  12. La demande effective (effective demand) est un concept de Keynes qui désigne la demande anticipée par les entrepreneurs (la demande de leurs produits qu’ils imaginent pour l’avenir) et qui détermine, dès aujourd’hui, le niveau de leurs investissements et de leurs embauches.
  13. L’effet d’éviction, en économie financière, désigne surtout l’éviction réalisée par les emprunts publics des emprunts privés : les prêteurs préféreraient prêter à l’État plutôt qu’aux entreprises, ce qui contraindrait ces dernières à emprunter avec de plus hauts taux d’intérêt.