Fareed Zakaria : l’émergence de la démocratie illibérale

Adrian

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1 réponse

  1. Lofringer dit :

    La thèse développée par Fareed Zakaria est très intéressante À défaut selon moi de porter plus de clarté dans le débat. Selon lui, le libéralisme constitutionnel muni de contre pouvoirs serait un critère de démarcation décisif permettant de distinguer la vraie démocratie dite libérale, de la fausse démocratie dite illibérale. Or la question de fond dont me semble de plus en plus saisi le citoyen d’une démocratie libérale, c’est de savoir si la simple existence de contre pouvoirs suffit à garantir la nature libérale de la démocratie où il vis.

    Dans la mesure où justement au nom du libéralisme, des instances de régulation démocratiques telles que la presse, les universités sont achetées par des entreprises. Les intérêts privés ne garantissent pas toujours les intérêts publics. Raison pour laquelle le lobbyisme pose question notamment en France. Or des intérêts privés se trouvent à la tête d’instances de contre pouvoirs ou bien sont en capacité d’influencer ces dernières. Alors que ces mêmes contre pouvoirs sont censés garantir les libertés de tous les citoyens.
    La simple existence de contre pouvoirs n’est donc pas un critère suffisant pour garantir la libéralité d’une démocratie. Il semble qu’au delà de se pencher sur la nature libérale ou illibérale de la démocratie, il faille également se demander dans quelle mesure un contre pouvoir est réellement en contre pouvoir. Sauf que M. zakaria ne se pose même pas la question.

    M. Zakaria gagnerais aussi à préciser le libéralisme dont il se réfère et comment il l’articule au respect des libertés individuelles. Car le libéralisme économique ne fait pas toujours bon ménage avec la démocratie libérale dans le sens qu’il développe. C’est à dire une démocratie munie des contre-pouvoirs garantissant la liberté de tous les citoyens parfois au détriment de visées particulières d’intérêts particuliers.

    Pour conclure, M. Zakaria a le mérite de se pencher sur la nature de la démocratie, mais pêche selon moi d’un biais que je n’arrive pas à ce stade à éclaircir.

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