Les 11 plus beaux hymnes nationaux ! (1/3)

Ah ! Les hymnes nationaux ! On les aime ou on les déteste. Certains sont lourds…D’autres, simplets…Qu’importe ? Là n’est pas la raison d’être d’un hymne national. Un hymne se doit d’être efficace, c’est-à-dire être exaltant, entraînant et facile à mémoriser pour être entonné par la population. Certains réussissent cet exercice mieux que d’autres…

Cette liste rassemble 11 célèbres hymnes nationaux (plus une section bonus !). Le classement de ces hymnes est chronologique. Votre hymne préféré est absent ? N’hésitez pas à le signaler dans les commentaires 🙂

11. God save the Queen/King – L’hymne du Royaume-Uni


Une théorie affirme que le célèbre hymne du Royaume-Uni est d’origine française. En effet, il est très similaire à Dieu sauve le roi, cantique écrit par la duchesse de Brinon (1631 – 1701) et mis en musique par Lully (1632 – 1687) pour célébrer la guérison de Louis XIV en 1686 d’une fistule anale après une opération dangereuse. Il aurait alors été entendu par le compositeur allemand devenu sujet britannique Georg Friedrich Haendel (1685 – 1759), qui en aurait demandé une traduction en anglais et aurait ensuite repris la mélodie. Le roi de Grande-Bretagne Georges Ier (1714 – 1727), séduit par la musique, aurait ensuite décidé de le faire jouer à toutes les cérémonies officielles. 

Une autre théorie en attribue la paternité à l’origine à John Bull (1562 – 1628) ou à Henry Purcell (1659 – 1695). La version définitive de l’hymne est élaborée au milieu du XVIIIe siècle. C’est bien sûr un hymne non-officiel qui ne doit son statut, comme il est courant outre-Manche, qu’à la force de la tradition

 

 

Le premier couplet de God Save the Queen :

God save our gracious Queen,
Long live our noble Queen,
God save the Queen !
Send her victorious,
Happy and glorious,
Long to reign over us,
God save the Queen !

 

10. La Marseillaise – L’hymne français


Rouget de Lisle (1760 – 1836), officier français en poste à Strasbourg, compose la nuit du 25 au 26 avril 1792, le Chant de guerre pour l’armée du Rhin. Le chant rencontre rapidement un grand succès. Il est fait hymne national le 26 messidor an III (14 juillet 1795) mais perd ce statut pendant l’Empire et la Restauration. Mis en orchestration par Berlioz en 1830, il n’est de nouveau proclamé hymne national qu’en 1879 par la IIIe République naissante. Une version officielle de La Marseillaise est finalement adoptée en 1887.

 

La célèbre scène de La Marseillaise dans Casablanca (1942) : 

 

Le premier couplet et le refrain de La Marseillaise :

Allons enfants de la Patrie
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie
L’étendard sanglant est levé
Entendez-vous dans nos campagnes
Mugir ces féroces soldats?
Ils viennent jusque dans vos bras.
Égorger vos fils, vos compagnes!

Aux armes citoyens
Formez vos bataillons
Marchons, marchons
Qu’un sang impur
Abreuve nos sillons

 

9. Das Lied der Deutschen ou Deutschlandlied – L’hymne allemand


Cet hymne est composé en 1796 par l’Autrichien Joseph Haydn (1732 – 1809) et joué pour la première fois en 1797 pour l’anniversaire de l’empereur romain François II. Cet hymne se nomme alors le Österreichische Kaiserhymnen dont les premiers mots sont “Gott erhalte [Franz den Kaiser] ». Il est utilisé jusqu’à la dissolution de l’Autriche-Hongrie en 1918.

En parallèle, en août 1841, le poète nationaliste allemand Fallersleben (1798 – 1874) reprend l’air de l’hymne autrichien mais en modifie les paroles pour créer le Das Lied der Deutschen (Le chant des Allemands) ou Deutschlandlied (Le chant allemand), l’hymne allemand. 

 
Cependant, le Deutschlandlied n’est adopté comme hymne national allemand que le 11 août 1922, par la République de Weimar. Compromis par le nazisme, l’hymne est toutefois réadopté comme hymne national par la RFA en 1951. Le fameux premier couplet prônant une Allemagne au-dessus de tout (Deutschland über alles), vu comme une expression de l’expansionnisme allemand, n’est en revanche plus chanté. On chante désormais le troisième couplet, débutant par les mots plus consensuels d’Unité, droit et liberté (Einigkeit und Recht und Freiheit). 

 

 

Les paroles du Deutschlandlied :

Le premier couplet :

Deutschland, Deutschland über alles,
über alles in der Welt.
Wenn es stets zu Schutz und Trutze
brüderlich zusammenhält,
von der Maas bis an die Memel,
von der Etsch bis an den Belt.
Deutschland, Deutschland über alles,
über alles in der Welt.

L’Allemagne, l’Allemagne par dessus tout,
au-dessus de tout au monde.
Quand constamment pour sa protection et sa défense,
fraternellement elle est unie,
de la Meuse jusqu’à Memel/ jusqu’au Niemen
de l’Adige jusqu’au Détroit.
L’Allemagne, l’Allemagne au-dessus de tout,
au-dessus de tout au monde.

Le troisième couplet  :

Einigkeit und Recht und Freiheit
für das Deutsche Vaterland.
Danach lasst uns alle streben
brüderlich mit Herz und Hand.
Einigkeit und Recht und Freiheit
sind des Glückes Unterpfand.
Blüh im Glanze dieses Glückes,
blühe, Deutsches Vaterland ! (bis)

Unité et droit et liberté
pour la patrie allemande.
Cela, recherchons-le
en frères, du cœur et de la main.
Unité et droit et liberté
sont les fondations du bonheur.
Fleuris, dans l’éclat de ce bonheur,
Fleuris, patrie allemande ! (bis)

 

8. The Star-Spangled Banner – L’hymne des États-Unis d’Amérique


The Star-Spangled Banner est composé pendant la guerre anglo-américaine de 1812 par le poète Francis Scott Key (1779 – 1843). Ce chant est un hommage aux soldats qui ont résisté au bombardement par la marine britannique du Fort McHenry à Baltimore. Bien qu’utilisé par la marine américaine comme hymne dès 1889, et par le président Wilson (1913 – 1921) en 1916, The Star-Spangled Banner (la bannière étoilée) ne devient l’hymne américain que par une résolution du Congrès datant du 3 mars 1931. 

 

7. La Brabançonne – L’hymne belge


Jenneval, alias Louis-Alexandre Dechet (1801 – 1830) est acteur au théâtre de la Monnaie de Bruxelles quand éclate la révolution belge le 25 août 1830. Il compose le 27 août 1830 une première version de La Brabançonne, d’abord appelée La Bruxelloise. Les paroles et la musique de l’hymne connurent plusieurs versions ; il est aujourd’hui joué dans celles de 1860. Cependant, il n’y a pas de version officielle de la Brabançonne, 4ème strophe exceptée (en néerlandais et français).

 

6. Il Canto degli Italiani – L’hymne italien


Il Canto degli Italiani (Le chant des Italiens) est plus connu sous le nom de Fratelli d’Italia (Frères italiens, les premières paroles) ou d’Inno di Mameli (L’hymne de Mameli), du nom de son compositeur, Goffredo Mameli (1827 – 1849), qui a 20 ans lorsqu’il l’écrit.

L’hymne est mis en musique par Michele Novaro (1818 – 1885). Bien que populaire à l’époque du Risorgimento, la Marche royale de la maison de Savoie lui est préférée lors de l’unification italienne (1861). Ce n’est qu’après la Seconde Guerre mondiale, à l’avènement de la République italienne, qu’Il Canto degli Italiani devient l’hymne national, d’abord provisoirement, puis définitivement le 23 novembre 2012

 

Le premier couplet de Fratelli d’Italia :

Fratelli d’Italia,
L’Italia s’è desta,
Dell’elmo di Scipio
S’è cinta la testa.
Dov’è la vittoria ?
Le porga la chioma,
Che schiava di Roma
Iddio la creò. (2x)

Frères d’Italie
L’Italie s’est levée,
Du heaume de Scipion
Elle s’est ceint la tête.
Où est la Victoire ?
Qu’elle lui tende sa chevelure,
Car esclave de Rome
Dieu la créa. (2x)

 

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