Cette liste comprend 22 pays ou États où la culture dominante est la culture arabe, des États qui se reconnaissent comme arabes ou des États qui considèrent qu’ils font partie du « monde arabe » ou de la « nation arabe » (al-oumma al-ʿarabiya, الأمة العربية, la « communauté arabe »). Les États de cette liste, et leurs peuples, peuvent se définir comme arabe et selon d’autres identités. Il est difficile de définir l’« arabité », puisque la nation arabe s’étend sur une aire géographique très importante (du Maroc, en Afrique, sur l’océan Atlantique, jusqu’à Oman, à la pointe de la péninsule arabique sur l’océan Indien), et qu’elle ne regroupe pas une population ethniquement cohérente mais une très grande diversité de peuples, dont les dialectes, les pratiques religieuses et les habitudes culturelles peuvent différer grandement. Toutefois, la pratique commune de l’arabe (et notamment de l’arabe littéraire), la pratique très majoritaire de l’islam, religion intimement liée à la culture arabe (avec le Coran comme référent), et le sentiment d’appartenir à une communauté de destin sont autant de facteurs d’unité.

Ce sentiment d’appartenance à la nation arabe a d’ailleurs eu des traductions politiques.

D’un côté, par la création d’organisations intergouvernementales. La Ligue arabe a ainsi été fondée en 1945 avec pour objectif de renforcer les relations entre États arabes, sans que cette qualité ne soit définie pour autant par le pacte fondateur de cette ligue. Elle inclut toutefois des États qui ne sont pas arabes, mais dont la culture a subi une influence arabe importante. D’autres organisations régionales regroupent des États sur le fondement de leur arabité : le Conseil de coopération du Golfe, qui rassemble depuis 1981 les États de la péninsule arabique (tous dominés par des sunnites, contre l’Iran chiite et non-arabe), l’Union du Maghreb arabe (depuis 1989) ou l’accord d’Agadir. 

D’un autre côté, le sentiment d’appartenance à un ensemble commun a donné naissance au panarabisme, ou au nationalisme arabe, c’est-à-dire l’idéologie selon laquelle tous les peuples arabes ont vocation à ne former qu’un État. Porté d’abord par le rêve avorté d’un royaume arabe uni sous le règne du roi Fayçal (1833 – 1933) après la Première Guerre mondiale, l’idéal de l’unité arabe a ensuite été principalement défendu par le parti Baas, fondé en Syrie en 1947, et arrivé au pouvoir dans plusieurs États arabes, comme en Égypte, en Syrie ou en Irak. La figure la plus remarquable du nationalisme arabe a été le président égyptien Gamal Abdel Nasser (président de 1956 à 1970). Néanmoins, les tentatives de fusion entre pays arabes ont échoué. La République arabe unie, formée en 1958 avec l’Égypte et la Syrie (et le Yémen du Nord), a éclate dès 1961. Le projet de formation d’une fédération entre la Libye, la Syrie et l’Égypte en 1971 n’a pas plus de succès et prend fin en 1973. Le combat fédérateur contre Israël et pour le peuple palestinien a en outre perdu de sa vigueur, et de sa force mobilisatrice. Le nationalisme arabe est aujourd’hui moribond.

En reste toutefois un fort souvenir, et certains signes d’unité, comme le partage par de nombreux pays arabes de drapeaux avec les mêmes couleurs (rouge, noir, vert et blanc), souvent en bandeaux en souvenir du drapeau la révolte arabe contre l’Empire ottoman.

Cette liste n’inclut ni l’Iran, qui compte une importante minorité arabe au sud-ouest du pays (Khuzestan, côte du golfe persique) mais qui est très majoritairment de culture iranienne, ni Israël qui compte une importante minorité arabe mais qui se définit comme un État juif, ni Malte, bien que le maltais soit un dialecte arabe.

 

Liste des pays arabes


?? Algérie (en arabe al-Djazaïr, الجزائر) : dans le préambule de sa constitution, l’Algérie se définit comme  « pays arabe et amazigh ». À son article 3, ce même texte définit l’arabe comme la langue « nationale et officielle » et la langue de l’État. À l’article 4, le tamazight, c’est-à-dire les langues berbères, langues maternelles d’une partie importante de la population (nommé aussi le kabyle), est lui aussi reconnu comme langue nationale et officielle. Les langues berbères sont des langues chamito-sémitiques distinctes de l’arabe. De fait, une partie importante de la population algérienne ne reconnaît pas comme arabe mais comme kabyle. La culture française a de fait une grande influence sur le pays, héritage d’une histoire commune née avec l’Algérie française (1830 – 1962), et continué par l’importante immigration algérienne en France. Ainsi, bon nombre d’écrivains algériens de renom sont d’expression française, ce qui donne un grand écho à leurs œuvres en France : Kateb Yacine (1929 – 1989), Mohammed Dib (1920 – 2003), Mouloud Mammeri (1917 – 1989), Yasmina Khadra (né en 1955), Boualem Sansal (né en 1949), Kamel Daoud (né en 1970), etc.

?? Arabie Saoudite (en arabe al-Saoudiya, السعودية) : l’arabité de cet État est inscrite dans son nom. La loi fondamentale du pays énonce que l’État saoudien aspire à promouvoir les valeurs « arabo-islamiques » (article 10), à nourrir les aspirations des pays arabes et musulmans (article 25), à protéger l’héritage islamique et arabe (article 29). L’arabe est la langue officielle du pays (article premier). La région côtière de la mer Rouge, le Hedjaz, est le lieu de naissance de l’islam et le point de départ du mouvement de conquête arabo-islamique qui a permis la diffusion de l’arabe et l’islam au-delà de la péninsule arabique.

?? Bahreïn (en arabe al-Bahreyn, البحرين) : la culture des habitants de cet État archipélagique, situé dans le golfe persique, est arabe. La constitution du pays fait de nombreuses références à l’arabité du pays et énonce son appartenance à la « nation arabe ». La majorité de la population est chiite, bien que la famille royale soit sunnite.

?? Comores (en arabe Djazar al-qamar,جزر القمر) : bien que l’Union des Comores soit située en Afrique australe, cet État archipélagique, dont la religion majoritaire et officielle est l’islam, se reconnaît comme faisant partie du monde arabe. Les Comores sont en effet membres de la Ligue arabe, et ont l’arabe pour langue officielle, avec le français (le pays était une colonie française jusqu’en 1975) et le shikomor(i) (article premier de la Constitution). Si le shikomori (divisé en plusieurs dialectes) est la langue première des Comoriens, l’arabe joue une rôle important dans l’enseignement religieux et dans l’alphabétisation. Il influence notamment le shikomori en lui pourvoyant de nombreux néologismes.

?? Djibouti (en arabe Djibouti, جيبوتي) : situé au niveau du détroit de Bab-el-Mandeb, sur la mer Rouge, en face du Yémen (avec les échanges culturels et commerciaux ont été importants) et de la péninsule arabe, Djibouti a pour langues officielles l’arabe et le français (article premier de la Constitution), bien que les langues premières des Djiboutiens soient l’afar et le somali. Il est membre de la Ligue arabe. Le pays a un quotidien de la langue arabe, Al-Qarn.

?? Égypte (en arabe Misr, مصر): le nom officiel du pays est « République arabe d’Égypte », et sa langue officielle est l’arabe. Pays arabe le plus peuplé, il connaît une croissance démographique spectaculaire : la population du pays pourrait passer de 103 millions de personnes environ en 2022 à 160 millions en 2050. Le Caire est la plus grande ville arabe et le siège de la Ligue arabe. Le dialecte arabe égyptien compte le plus de locuteurs et est l’un des mieux compris grâce, entre autres, à la diffusion des films et séries égyptiens dans les différents États du monde arabe. Surtout, l’Égypte est le foyer de nombre de personnalités qui ont marqué le monde arabe contemporain, des chanteurs Abdel Halim Hafez (1929 – 1977), Oum Kalthoum (1898 – 1975) ou Asmahan (1912 – 1944), aux écrivains Naguib Mahfouz (1911 – 2006, prix Nobel en 1988) et Taha Hussein (1889 – 1973), en passant par les politiques Gamal Abdel Nasser ou Anouar el-Sadate (1918 – 1981), ou même une des premières superstars du football venue du monde arabe, Mohamed Salah (né en 1992).

?? Émirats arabes unis (EAU, en arabe al-Imarat al-arabiya am-mutahada,  الإمارات العربيـة المتحـدة ) : comme son nom l’indique, cet État est une fédération d’émirats arabes. Un émirat est un pays gouverné par un émir, en arabe amir, أمير, dérivé du radical a’mr, ءمر,  « ordre, commandement, chef ». La constitution des Émirats arabes unis reconnaît l’appartenance des EAU à la « nation arabe » en son article 6, par son histoire, sa religion, sa langue et sa « destinée commune ». Le peuple des EAU est reconnu comme faisant partie de la nation arabe. L’arabe est par ailleurs la seule langue officielle du pays. Chaque État arabe indépendant peut d’ailleurs, théoriquement, rejoindre les EAU (article premier).

?? Irak (en arabe al-Arâq, العراق) : la république d’Irak a pour langue officielle non seulement l’arabe, mais aussi le kurde (article 4 de la Constitution), les Kurdes étant une importante composante du peuple irakien. Elle est membre de la Ligue arabe et a longtemps été gouvernée par le parti Baas, sous la férule de Saddam Husssein (au pouvoir de 1979 à 2003). L’Irak a notamment pour spécificité d’être le seul État arabe à majorité chiite, bien que la minorité sunnite soit importante. Sa capitale, Bagdad, fondée par les Abbassides en 762, est l’une des grandes villes historiques de la civilisation arabo-musulmane.

?? Jordanie (en arabe al-Ourdoun, الأردن): le royaume hachémite de Jordanie a pour langue officielle l’arabe, et une population très majoritairement arabe (dont une grande partie de Palestiniens). Les Hachémites sont l’une des familles les plus célèbres du monde arabo-islamique. La branche au pouvoir en Jordanie descend de Hussein (1853 – 1931), chérif de la Mecque.

?? Koweït (en arabe al-Kouweyt, الكويت) : cet État, dont le nom est peut-être dérivé de l’arabe kuht (« petite forteresse »), revendique son héritage arabe (article premier de la Constitution : « Le Koweit est un État arabe indépendant et pleinement souverain » & « Le peuple koweïtien fait partie de la nation arabe ») et a pour langue officielle l’arabe (article 3 de la Constitution). Cependant, la population étrangère présente (environ 3 millions de personnes) dans le pays excède largement celle des nationaux (environ 1,4 millions de personnes), qui est elle même une population divisée sur le plan confessionnel (70% de sunnites contre environ 30% de shiites et autres courants).

?? Liban (en arabe lubnân, لبنان) : en même temps qu’une partie des chrétiens du pays se qualifie de « phéniciens », et que certains mettent en valeur la longue histoire du Liban, l’écrasante majorité des habitants du pays parle l’arabe (libanais) et la constitution du pays fait de l’arabe la seule langue officielle (article 11). Elle déclare de plus dans son préambule que le « Liban est arabe dans son identité et son appartenance ». Au reste, la religion, dans le pays, se décline en de nombreuses confessions, musulmane, sunnite et chiite, chrétienne, druze, etc. Fairuz (née en 1934), qui est peut-être la chanteuse arabe la plus célèbre, est libanaise.

?? Libye (en arabe Libya, ليبيا) : est un État dont la culture majoritaire est arabe, bien qu’il existe des minorités berbères. Sous Mouammar Kadhafi (au pouvoir de 1969 – 2011), le pays avait au reste pour nom officiel la Jamahiriya arabe libyenne (à partir de 1969). Le pays a d’ailleurs mené sous ce régime une politique panarabe (ainsi que panafricaine). Il est depuis la fin du régime Kadhafi miné par un conflit très violent entre différentes factions.

?? Mauritanie (en arabe Muritanya, موريتانيا) : lle préambule de la Constitution proclame le peuple de ce pays comme « musulman, arabe et africain ». Bien que l’arabe soit la langue nationale, elle reconnaît cependant l’existence de langues nationales : le poular, le soninké et le wolof. Le français a de fait une forte influence parmi les élites du fait de l’histoire coloniale.

?? Maroc (en arabe al-Maghrib, المغربية, « le Couchant ») le royaume du Maroc a pour langue officielle l’arabe (article 5 de la Constitution). Le pays compte une importante population berbère. La darija, l’arabe marocain, est la langue véhiculaire entre les arabophones et les berbérophones. Cette langue est divisée en plusieurs dialectes régionaux. La langue française a aussi au Maroc une certaine influence héritée de la période du protectorat (1912 – 1956), et conserve cette influence du fait de cette histoire et de l’immigration marocaine en France. L’écrivain d’expression arabe Mohamed Choukri (1935 – 2003) était marocain. Les écrivains Tahar Ben Jelloun (né en 1947), Ahmed Sefrioui (1915 – 2004) et Driss Chraibi (1926 – 2007) sont d’expression française.

?? Oman (en arabe Euman, عُمان) : le sultanat est un État « arabe, islamique et indépendant » (article premier de la Constitution) et sa seule langue officielle est l’arabe (article 3). Cependant, bien que la majorité de la population soit arabophone, une partie importante de la population pratique des langues minoritaires : des langues indo-iraniennes (Kumzari, Lawati, Zadjali, Balochi), des langues sémitiques (Harsusi, Bathari, Hobyot, Mehri et Jabbali), et des langues pratiquées par les nombreux travailleurs étrangers (venus du sous-continent indien ou de régions africaines swahiliphones). La majorité des musulmans d’Oman a aussi la particularité d’appartenir au courant ibadite.

?? Palestine (en arabe Filastine, فلسطين) : le cas de la Palestine est particulier puisque cet État, qui ne fait l’objet que d’une reconnaissance internationale partielle, est en conflit avec Israël, et est de surcroît divisé en deux entités rivales : l’Autorité nationale palestinienne, qui à un contrôle partiel sur certains territoires de Cisjordanie, et le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza. Cependant, le combat pro-palestinien a été un des moteurs du pan-arabisme et est toujours un facteur d’unité idéologique entre les peuples arabes et les peuples musulmans. La constitution de la Palestine déclare en son premier article que « la Palestine fait partie du monde arabe et le peuple palestinien fait partie de la nation arabe » et que « l’unité arabe est un objectif que le peuple palestinien s’efforce de réaliser », et fait de l’arabe sa seule langue officielle (article 3). Elle fait au reste partie de la Ligue arabe. Enfin, une partie importante des Palestiniens vit dans les États arabes du Proche-Orient (surtout en Jordanie). Elle est lieu de naissance de certaines figures célèbres comme Yasser Arafat (1929 – 2004) ou le poète Mahmoud Darwich (1941 – 2008).

?? Qatar (en arabe Qatar, قطر) : la constitution de 2003 fait de la langue arabe la langue officielle du Qatar et déclare le peuple du Qatar comme faisant partie de la nation arabe (article premier de la Constitution). Le pays compte environ 2,8 millions de résidents, mais une partie d’importance d’entre eux sont des étrangers, notamment une part importante de travailleurs étrangers venant du sous-continent indien.

?? Somalie (en arabe, as-Sawmal, الصومال) : ce pays connaît une situation compliquée, du fait qu’une région ait fait sécession pour former le Somaliland, dont l’indépendance n’est pas reconnue, et qu’une autre réclame son autonomie, le Puntland. Bien que la Somalie fasse partie de la Ligue arabe, que la Somalie et le Somaliland aient l’arabe comme une de leurs langues officielles, et qu’elles soient islamiques, l’écrasante majorité des locuteurs parle le somali, langue qui domine l’ensemble de la corne de l’Afrique. Toutefois, la constitution du Somalie déclare que la Somalie fait partie des nations arabes (article 3). De nombreux Somaliens sont expatriés dans des pays arabes, notamment en Arabie Saoudite.

?? Soudan (en arabe as-Sudân, السودان) : l’arabe soudanais est la langue majoritaire du pays, et était la langue principale avec l’anglais selon la constitution de 2005. Le pays est membre de la Ligue arabe. Le Soudan est aussi le pays d’origine de certains écrivains arabes renommés, comme Tayeb Salih (1929 – 2009). Enfin, le drapeau du pays arbore la disposition et les couleurs panarabes. Toutefois, l’arabe n’a plus ce statut dans la constitution provisoire de 2019, et aucune mention n’est faite de l’arabité du pays, bien qu’une des deux versions de la Constitution soit en arabe. Le fait que des Soudanais soient noirs, ce qui n’est pas le cas de la majorité des peuples des pays arabes, ne correspond pas à l’image commune et stéréotypée de l’Arabe, entraînant racisme ou interrogation sur leur appartenance à la nation arabe. Dans une vidéo courte, cette youtubeuse d’origine soudanaise tente par exemple de répondre à la question de son arabité. Sur internet, certains internautes soudanais ne se revendiquent pas comme arabes mais comme africains. Au reste, il est intéressant de préciser que Soudan est dérivé de bilad as-sudan, بلاد السودان, « pays des Noirs », expression arabe désignant les régions de savanes au sud du Sahara.

?? Syrie (en arabe as-Souriya, السورية) : la Syrie est un des centres historiques de la civilisation arabo-musulmane. Damas a été notamment choisie par les Ommeyades comme capitale de leur califat (VII – VIIIe siècles). Au XXe siècle, Damas avait été choisie comme capitale de l’éphémère royaume arabe de Syrie, dirigé par le roi Fayçal, qui revendiquait un territoire bien plus étendu que celui de la Syrie actuelle. Damas est, après le Deuxième Guerre, l’un des centres du panarabisme : le parti Baas y est fondé en 1947 par des Syriens, et notamment par le chrétien Michel Aflak (1912 – 1989). La Syrie participe notamment à une tentative ratée d’union avec l’Égypte nationaliste de Nasser (la République arabe unie, 1958 – 1961), et garde la revendication de son arabité dans sa dénomination officielle (la République arabe syrienne, al-djumouriyat al-arabiyat as-souriya, الجمهورية العربية السورية). Toutefois, la Syrie est un pays ethniquement et religieusement divers. Les Kurdes, qui ne sont pas arabes, représentant environ 10% de la population du pays. Le pays est en guerre civile depuis 2011, suspendu de la Ligue arabe, et divisé de fait.

?? Tunisie (en arabe, at-Tounisiya, التونسية) : le préambule de la constitution de 2014 énonce l’appartenance du pays « à la culture et à la civilisation de la nation arabe et musulmane » et son aspiration à réaliser l’union arabe. L’arabe est la langue officielle du pays (article premier) et l’article 39 assigne l’État à « enraciner l’identité arabo-musulmane et l’appartenance nationale dans les jeunes générations et à ancrer, à soutenir et à généraliser l’utilisation de la langue arabe ». L’arabe tunisien est parlé la grande majorité de la population, bien qu’il existe des minorités berbères (leur poids est moins important qu’en Algérie et au Maroc). La langue française garde une influence importante, héritée de la période du protectorat (1881 – 1956).

?? Yémen (en arabe al-Yaman, اليمن) : le Yémen est un des foyers de la culture arabe préislamique. « L’Arabie du sud » ou « l’Arabie heureuse » pour les Grecs et les Romains était la région la plus riche et la plus peuplée de la péninsule arabique dans l’Antiquité, où prospéraient les royaumes de Saba, d’Hadramaout et d’Himyar. Le Yémen est toujours un pays où le peuple est de culture arabe, mais le pays est en guerre civile depuis 2014, et très divisé au plan politique.