Pourquoi le 8 mai est-il un jour férié ?

Adrian

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4 réponses

  1. Sacha D dit :

    « le général De Gaulle, président de la République, souhaite réduire le nombre de jours fériés, supprime le caractère férié de ce jour »
    Je ne suis pas d’accord avec cela, le 8 mai était encore un jour férié au début des années 70 jusqu’à ce que le président Giscard le supprime. J’ai ce souvenir d’enfance d’avoir été effectivement en congé ce jour là et j’en ai trouvé la preuve sur des vieux calendriers (de 1972 par exemple) indiquant précisément le 8 mai comme un jour férié.

  2. monique dit :

    Adrian, Sacha D, pour vous mettre d’accord, et après m’etre assidument documentée pour la paix!: L’adoption de la loi n° 53-225 du 20 mars 1953 déclare le 8 Mai comme jour de commémoration férié mais non chômé en France.
    Cependant, dans une logique de réconciliation avec l’Allemagne, (Ah! la diplomatie!) le président Charles de Gaulle (Président de la République française du 8 janvier 1959 au 28 avril 1969), supprime le caractère férié de ce jour par le décret du 11 avril 1959. Le Décret du 1 avril 1965, par dérogation aux dispositions du Décret 59533 du 11-04-1959, et pour son vingtième anniversaire, la victoire de 1945 sera commémorée exceptionnellement en 1965 le 08-05-qui sera jour férié.
    Puis le décret du 17 janvier 1968 décide que le 8 mai sera commémoré chaque année, à sa date, en fin de journée, donc toujours sous la Présidence de Charles de Gaulle.

    En 1975, donc après 1972, toujours dans la même logique diplomatique!, afin de souligner la volonté des Européens d’organiser en commun leur avenir pacifique, c’est magnifique, le président Giscard d’Estaing supprime carrément lui aussi, la commémoration de la victoire alliée de 1945. C’est pas grave pour tous les morts et les blessés, on les oublie pour avoir la paix!
    Mais c’est seulement à la demande du président François Mitterrand que cette commémoration et ce jour férié seront rétablis par la loi n° 81-893 du 2 octobre 1981 qui ajoute cette date à la liste des jours fériés désignés par le code du travail. La diplomatie aussi et enfin et merci, c’est terminé, et quand meme la paix on y est à peu près! Voilà, moi aussi j’ai terminé avec mon récit. Allez en paix! monique

  3. Sacha D dit :

    Merci Monique pour ces explications très complètes. Donc « jour férié » ne signifie pas systématiquement « jour chômé » : ce que je ne savais pas. Mais c’est vrai que dans l’usage commun, on a tendance à confondre.

  4. monique dit :

    Bonjour, Sacha D! Merci à vous. :)) Passé cet agréable préambule, j’ai appris, en tentant de comprendre par moi-meme, que la confusion fait sciemment partie de certains languages et ce pour certaines raisons qui ne sont pas des déraisons si certaines en fait le sont ; je pense etre claire! Maintenant ‘retournons à nos moutons’. 1-Sur le dictionnaire, dont je tais le nom, vous trouverez, mon ami, Férié=Chomé, pourtant dans le meme dictionnaire, vous trouverez aussi ceci:Chomé: Se dit d’un jour férié et payé OBLIGATOIREMENT à tout travailleur et, et:  » Le premier mai est LE SEUL jour chomé en France. » (Ils ne sont donc pas vraiment synonymes, car un jour férié peut ne pas etre payé!) Cher Sacha D, maintenant je vous laisse :)), mais pas sans vous laisser, pour plus d’éclaircissement dans ce brouillard, cette petite lampe pour vous illuminer: « La loi ne prévoit qu’un jour férié chômé.
    Contrairement aux idées reçues, la loi ne prévoit qu’un jour férié et chômé : le 1er mai (article L. 3133-5 du Code du travail).

    Cette obligation de repos concerne tous les salariés, quels que soient leur âge, leur sexe ou leur ancienneté. Le maintien du salaire suite au chômage du 1er mai n’est d’ailleurs lié à aucune condition d’ancienneté ou autre.
    Le chômage du 1er mai ne peut donner lieu à une retenue de salaire. L’employeur doit verser aux salariés pour ce jour une indemnité égale au salaire perdu du fait de ce chômage.

    L’article L. 3133-6 du Code du travail prévoit une exception à cette obligation de repos le 1er mai pour les établissements et services qui, en raison de la nature de leur activité ne peuvent interrompre le travail. Dans ce cas, les salariés occupés ont droit, en plus du salaire correspondant au travail accompli, à une indemnité égale au montant de ce salaire.

    Attention, le non-respect de l’obligation de repos est passible d’une amende de 4ème classe, appliquée autant de fois qu’il y a de salariés indûment employés (article R 3135-3 du Code du travail).

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