Ce quiz de 20 questions de culture générale vous permettra de mettre à l’épreuve vos connaissances sur un nombre variés de sujets, comme l’histoire, le sport, l’économie, l’art, etc. Il vous permettra aussi d’apprendre des choses en vous amusant. Les réponses se trouvent ci-dessous. Si vous avez des remarques ou des questions, n’hésitez pas à les formuler en commentaire. Cliquez ici pour revenir à la liste de tous les quiz !

#1. Quelle victoire écrasante de Saladin lui permet de reconquérir la Palestine sur les Francs ?

#2. De quel pays est-ce le drapeau ?

#3. Qui est Meursault ?

#4. Que signifie « gougnafier » ?

#5. Que signifie la notion d’hybris ou d’hubris chez les Grecs ?

#6. De quel arbre sont-ce les feuilles ?

#7. Quel travail n’a pas effectué Héraclès ?

#8. En russe, que désigne-t-on par le mot « zek » ?

#9. Qui a peint ce tableau ?

#10. Quelle est la conséquence majeure des accords de Camp David ?

#11. Qu’est-ce qu’un bocage ?

#12. Dans quel roman trouve-t-on le personnage tourmenté de Raskolnikov ?

#13. Que signifie l’expression « une tunique de Nessus » ?

#14. Avec New York, quelle est la principale place financière du monde ?

#15. « L’homme est né libre et partout il est dans les fers ». Quel livre commence par ces mots ?

#16. Le durian est un fruit singulier. Qu’est-ce qui est à l’origine de sa célébrité ?

#17. Quel est le nom du dirigeant du bouddhisme chinois ?

#18. Quelle ville française est réputée pour ses tielles ?

#19. Qu’est-ce qu’une sonate ?

#20. Au football, qu'est-ce qu'un « coup du chapeau » ?

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RÉSULTAT

 

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Réponses


Question n°1 : la première croisade, lancée par le prêche du pape Urbain II (1088 – 1099) de novembre 1095 et qui débute en 1096, aboutit à la conquête par les croisés (ou Francs) d’une partie du Proche-Orient et à la fondation de quatre États, dits États latins d’Orient : le comté de d’Édesse (aujourd’hui en Turquie), la principauté d’Antioche, le comté de Tripoli et le royaume de Jérusalem (prise en 1099). Près d’un siècle plus tard, trois États existent toujours après la chute du comté d’Édesse en 1146. En parallèle, Salah ad-Din Yusuf (1174 – 1193), notre Saladin, est parvenu à unir sous son pouvoir les terres d’Alep à Damas, et de Damas au Caire. Le 4 juillet 1187, à Hattin, près du lac de Tibériade, une bataille entre les armées des États latins et celle de Saladin aboutit à une sévère défaite des premiers. La plupart des chefs francs sont capturés, dont le roi de Jérusalem, Guy de Lusignan (1159 – 1194). De nombreux massacres de prisonniers sont commis. Le seigneur Renaud de Châtillon est exécuté. Saladin peut alors entamer la reconquête de la « Terre sainte » : Jérusalem est prise 2 octobre 1187. Toutefois, certaines places résistent aux assauts musulmans jusqu’à la fin du XIIIe siècle. Saladin (qui n’était pas un Arabe, mais un Kurde) est resté dans les mémoires comme la figure typique de l’adversaire généreux.

Question n°2 : le Laos est un État enclavé issu de l’ancienne Indochine française, dont la capitale est Vientiane. Une large partie du pays, traversé par le Mékong, est couvert de forêts. Il compte environ 7,2 millions d’habitants. Ce chiffre est bien plus faible que son voisin vietnamien (97 millions d’habitants) ou cambodgien (16,5 millions d’habitants environ). Depuis 1975, le pays est une démocratie populaire dirigée par le parti révolutionnaire populaire lao, d’obédience communiste, qui a adopté le drapeau actuel.

Question n°3 : Meursault est le héros de L’Étranger (1942), roman d’Albert Camus (1913 – 1960), qui prend place dans le « cycle de l’absurde ». Meursault, le narrateur, fait corps avec l’absurde. Il ne pleure pas à l’enterrement de sa mère. Il est étranger à sa propre existence, étranger aux conventions auxquelles il ne donne pas de valeur propre. L’œuvre de Camus prend acte de l’absurdité du monde : nous sommes dans un monde sans Dieu et qui n’a pas de sens. En d’autres termes, le monde est silencieux. Il faut rejeter le suicide et assumer cette absurdité pour conquérir plus de liberté.

Question n°4 : un gougnafier est en effet un bon à rien. L’origine de ce terme n’est pas bien connue. « Qu’est-ce qu’elle dira ma moman si elle apprenait que tu me laisses insulter par un galapiat, un gougnafier et peut-être même un conducteur du dimanche. » (Raymond Queneau, Zazie dans le métro, 1959) On trouve aussi la forme « gougnafe » chez Céline.

Question n°5 : on traduit généralement le terme d’hubris ou hyrbis par « démesure », celle des hommes qui souhaitent rivaliser avec les dieux. Cependant, il est difficile de trouver des occurrences en grec ancien où « hubris »s’applique à cette démesure. Étymologiquement, ce terme renverrait plutôt à la notion d’« écrasement » comprise comme «violation » ou « violence écrasante », et se voit parfois opposé à la dikè (la justice).

Question n°6 : il est assez aisé de reconnaître les feuilles de frêne : 5 à 11 folioles opposées poussent le long d’une tige principale. Les folioles peuvent être, selon les espèces, plus ou moins longues et larges.

Question n°7 : Calydon, cité de l’Étolie en Grèce (au sud de l’Épire), était menacée par un terrifiant sanglier qui vivait des les forêts alentours. Il aurait été envoyé par Artémis pour ravager les terres d’Œnée, roi de Calydon, qui aurait oublié de lui faire un sacrifice. Devant cette menace, Œnée a fait alors appel à de nombreux héros pour se débarrasser du sanglier. Un groupe de chasseur s’est constitué, mais Héraclès n’en faisait pas partie ! On retrouvait en revanche Castor et Pollux, Jason, Méléagre, le fils d’Œnée, et bien d’autres héros. Méléagre a achevé la bête après un combat difficile. Il voulut ensuite donner la récompense de la chasse, la peau du sanglier, à une femme, Atalante, qui avait donné la première blessure au monstre. Mais les oncles de Méléagre refusèrent que le trophée revienne à une femme. Irrité, Méléagre les tua. La propre mère du héros, Althée, tua alors son fils, pour venger ses frères : elle jeta au feu un tison magique auquel la vie de Méléagre était liée. Dans l’art, la scène du sanglier de Calydon est l’une des plus représentées de la mythologie grecque.

Question n°8 : un zek désigne en effet un prisonnier du goulag. C’est l’abréviation du russe zaklioutchoniï, terme qui signifie « détenu ». On en trouve des occurrences non-traduites dans les livres de Soljenitsyne par exemple. Grand-mère se traduit en russe par babouchka.

Question n°9 : Georges de la Tour (1593 – 1652), originaire de Lorraine, ayant vécu à Lunéville, était un peintre au service du duché de Lorraine et du roi Louis XIII (peintre ordinaire du roi). Il part de 17 à 23 ans en Italie où il est peut-être influencé par Le Caravage. Dans la lignée de ce dernier, Georges de la Tour représente le quotidien et se concentre sur le travail du clair-obscur. Oublié après sa mort, il fait l’objet d’une redécouverte à partir du XXe siècle. Ce tableau, La diseuse de bonne aventure, reprend d’ailleurs un thème exploité dans un tableau du Caravage. On y remarque que le jeune homme, alors qu’il écoute la diseuse, se fait dérober son médaillon par la dame au turban située au centre, et sa bourse par une bohémienne placée à gauche, de dos. L’attention du spectateur est d’emblée captivée par le jeu des regards entre le jeune homme et la vieille bohémienne. Notre attention distraite ne voit pas de prime abord le vol. Ce tableau, exposé au Metropolitan Museum of Art de New York, avait un temps fait l’objet d’une controverse en résonance avec son objet même : il aurait été en réalité peint au XXe siècle par un faussaire. Mais cette affirmation a été depuis démentie par des analyses scientifiques, et par la recherche historique.

Question n°10 : Anouar el-Sadate, dirigeant de l’Égypte de 1970 à 1981, a pris la mesure de l’incapacité de son pays à vaincre Israël. En effet, les pays arabes, avec le Caire à leur tête, ont été vaincus en 1949, en 1967 après la guerre des Six Jours (qui entraîne l’occupation du Sinaï par Israël) et en 1973 après la guerre du Kippour. Ce dernier conflit a d’ailleurs effrayé Israël, qui n’a pas été capable de prévoir l’attaque conjointe des Syriens et des Égyptiens. Sadate prend l’initiative de la paix. Il vient devant la Knesset, le parlement israélien, en novembre 1977 pour annoncer sa volonté de régler le conflit. Par la médiation du président américain Jimmy Carter (1977 – 1981), les accords de Camp David sont signés en septembre 1978, suivis par la signature d’un traité de paix à Washington en mars 1979. Ce renversement diplomatique isole l’Égypte des autres pays arabes, mais elle peut désormais se placer dans le camp occidental. Le Sinaï lui est restitué en 1982. Israël peut, en échange, accéder au canal de Suez et faire passer ses navires par le golfe d’Aqaba.

Question n°11 : le bocage est un paysage de champs fermés, de petite ou moyenne taille, séparés par des haies ou des murets. Les petits bois, les fermes et les hameaux y sont nombreux et de petits chemins innervent le pays. Ce paysage est caractéristique de l’Ouest de la France, de la Normandie et de la Bretagne. On trouve aussi des bocages dans le Massif central. Ce type de paysage est en recul depuis le XXe siècle. L’agriculture productiviste préfère les grands champs ouverts ou openfield, sans clôtures. Les fermes et habitations y sont rares, les grandes cultures céréalières favorisées (maïs, blé, etc.). Ces grands champs se trouvent surtout dans le Bassin parisien et en Aquitaine, la Beauce étant l’exemple le plus fameux.

Question n°12 : Raskolnikov, personnage principal de Crime et Châtiment (1866), célèbre roman de Dostoïevski (1821 – 1881), est un jeune étudiant pauvre, mais instruit, doué d’un sens de la justice et plein de préventions pour sa mère et sa sœur. Cela ne l’empêche pas d’assassiner une vieille usurière pour des motifs qu’il ne connaît pas lui-même : il serait un homme supérieur, affranchi de la morale commune, à l’image d’un Napoléon dont les crimes servaient des visées plus hautes. Ce crime le ramène à la réalité de sa condition d’homme. Comme tous les êtres humains, le mal fait partie de lui. Le mal est propre à la condition humaine, il ne s’explique pas, il est illogique. Dès le début du roman, Rasklonikov était en effet habité par son crime insensé. Pour Dostoïevski, le mal fera toujours partie de la société, malgré les effets du progrès.

Question n°13 : on retrouve ici Œnée, le roi de Calydon. Alors que le centaure Nessus s’est offert pour faire passer le fleuve Evenus à Déjanire, une femme d’Héraclès, il essaie une fois sur l’autre bord de la capturer. Héraclès lui décoche une flèche trempée dans du sang de l’hydre de Lerne, le condamnant à mourir. Avant son trépas, Nessus donne sa tunique à Déjanire en lui assurant que si elle arrivait à convaincre Héraclès de la porter, il serait attaché à elle pour toujours. Alors que Héraclès passait du bon temps avec une de ses maîtresses, Iole, il reçoit de l’esclave Lychas la tunique de Nessus, envoyée par Déjanire. Il la revêt, et le venin fait son effet. Héraclès tente de retirer la tunique, mais elle lui colle à la peau et s’incorpore à ses membres. Héraclès se meurt. Une tunique de Nessus est donc un cadeau empoisonné.

Question n°15 : Du contrat social de Jean-Jacques Rousseau (1712 – 1778), publié en 1762, est un des textes les plus célèbres de la philosophie politique. Selon Rousseau, à l’état de nature qui précède la vie en société (qui n’a jamais existé et qui est une simple hypothèse de travail), l’homme est libre est indépendant des autres. Les hommes sont égaux. Mais au XVIIIe siècle, aucune autorité ne semble légitime. En effet : les hommes naissent libres et égaux, et c’est au nom de leur liberté que les décisions politiques doivent être prises, pas au nom de Dieu, d’une autorité ancestrale ou de la force. C’est ce problème que tente de résoudre Rousseau dans son ouvrage.

Question n°16 : le durian est un fruit que l’on trouve en Asie du Sud-Est où il est très consommé. Singapour en importe 40 000 tonnes par an ! Toutefois, son odeur nauséabonde pousse certains établissements à interdire l’entrée de ces fruits. Il ressemble à une grosse pomme de pin de couleur vert clair. La chair du fruit, divisée en quartiers, est jaune et crémeuse. C’est en outre un fruit volumineux qui mesure 20 à 30 cm de diamètre et qui peut peser jusqu’à 6 kg.

Question n°17 : aucune organisation ne structure le bouddhisme mondial. Cette religion est elle-même divisée en de nombreux courants, dont les plus vivaces se trouvent en Asie du Sud-Est (Birmanie, Thaïlande, Bhoutan, etc.). Le dalaï-lama est le chef spirituel du bouddhisme tibétain. C’est aussi un chef politique, dirigeant du Tibet lorsqu’il était indépendant. L’actuel dalaï-lama, Tenzin Gyatso (né en 1935), vit en exil en Inde depuis 1959, à Dharamsala, où il a dirigé jusqu’en 2011 le gouvernement tibétain en exil. Shakyamuni est un surnom du Bouddha historique qui a fondé cette religion au VIe ou Ve siècle av. J.-C. Avalokiteśvara est une divinité vénérée dans le bouddhisme. Bien sûr, le bouddhisme n’a pas disparu de Chine ni de Taïwan.

Question n°18 : il est bien sûr possible de déguster une tielle ailleurs qu’à Sète. Mais c’est à cette ville qu’est associée cette fameuse tourte garnie de poulpe (ou plutôt de « pouffre », prononcé à la sétoise) cuisinée dans de la sauce tomate relevée. On peut la trouver chez de nombreux traiteurs de la ville qui se livrent une concurrence féroce.

Question n°19 : une sonate est une pièce instrumentale comportant 3 ou 4 mouvements (allegro, andante, menuet ou scherzo et finale). Elle est généralement destinée à être jouée par un ou deux instruments.  Un concerto est une pièce de musique dans laquelle un instrument seul dialogue avec un orchestre. La symphonie renvoie une composition jouée par un orchestre.

Question n°20 : l’anglais dit hat-trick .