Pour ces 3 penseurs, la femme doit obéir et faire la cuisine

Une image publicitaire des années 1950

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Immanuel Kant, Jules Michelet, Arthur Schopenhauer…Ces hommes ont produit des oeuvres phénoménales. Mais leur pensée est aussi le fruit d’une époque. 

Reflet de préjugés de leur temps, ils se sont montrés d’une misogynie radicale. Pour eux, la nature avait conçu la femme au service de l’homme. 

 


Pour Kant, la cuisine est le propre de la femme

Immanuel Kant

Immanuel Kant

Kant (1724 – 1804). Qui peut dire : “je n’ai jamais entendu ce nom” ? Le philosophe est un géant. Son oeuvre nourrit toujours la réflexion de milliers de penseurs ou de citoyens à travers le monde. On sourirait presque, intimidé, devant le brio de sa pensée…

Il affirme pourtant, dans Anthropologie du point de vue pragmatique en 1798:

“Dans l’état de sauvagerie, la femme n’est qu’un animal domestique: l’homme marche en tête, les armes à la main et la femme le suit, chargée des ustensiles”.

La cuisine est donc le propre de la femme…

 


Michelet enfonce le clou, la femme est faite pour la cuisine et le ménage

Jules Michelet

Jules Michelet

Monumental. C’est le qualificatif le plus juste pour Jules Michelet  (1798 – 1874). Le plus grand historien français du XIXème siècle reste célèbre pour son Histoire de France, son Histoire de la Révolution, pour ses grands essais…Son influence est gigantesque.

Mais il déclare dans La Femme en 1860:

“Si on donne à la petite fille le choix entre les jouets, elle choisira certainement des miniatures d’ustensiles de cuisine et de ménage. C’est un instinct naturel, le pressentiment d’un devoir que la femme aura à remplir. La femme doit nourrir l’homme.

 


Quant à Schopenhauer, il hait fort la femme

schopenhauer

Il ne faut pas se tromper Arthur Schopenhauer (1788 – 1860) est un penseur considérable. Nietzsche l’admirait. Il est cependant loin de tout reproche.

C’est le plus misogyne des philosophes modernes. On peut peut-être l’expliquer. Il haïssait sa mère. Pourquoi ? Il l’accusait d’avoir poussé son père au suicide. Tous les clichés de son temps y passent…Pour lui, les femmes sont de grands enfants, dissimulatrices, haineuses…Il va même jusqu’à demander le retour à la polygamie.

Dans Sur les femmes en 1854, Schopenhauer développe d’étranges comparaisons sur les femmes :

“De même que la fourmi femelle, après la copulation, perd ses ailes, qui lui deviendraient inutiles et même dangereuses pour la période d’incubation, de même aussi, la plupart du temps, après un ou deux enfantements, la femme perd sa beauté, sans doute pour la même raison.”

Et plus encore :

“Que toute femme soit par nature destinée à obéir, la preuve en est que toute femme placée en situation de complète indépendance, ce qui n’est pas nature pour elle, s’attache aussitôt à n’importe quel homme par qui elle se laisse diriger et dominer, parce qu’elle a besoin d’un maître: si elle est jeune, elle prend un amant. Si elle est vieille, un père confesseur.”

Schopenhauer a toujours vécu en célibataire. Vous ne serez pas étonné de l’apprendre.

Adrian

Étudiant et passionné par les sciences humaines. N'hésitez pas à me contacter :)

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1 réponse

  1. isa dit :

    certains dénigrent ce (celle) qu’il ne comprennent pas.
    parce que la femme à des performances de force physique inférieures à l’homme ils en déduisent qu’elle est inférieure tout court.
    différente mais pas inférieure !
    car la force de la femme ne réside pas à soulever des gros poids ou se battre à coup de poings !
    la force de la résistance, de la souplesse, par exemple…
    j’ai lu que le rôle des femmes homo sapiens ne se limitait pas à pondre en atendant leur chasseur : il semblerait qu’elles furent souvent chaman, femmes médecin ou herboristes…

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