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Ne pas être le perdreau de l’année (expression) 📚Ne pas être le perdreau de l’année (expression) 📚

Publié le 27/09/2020
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Définition

Ne pas être le perdreau de l’année signifie avoir de l’expérience, être âgé, ne pas être naïf, ne pas être innocent. En d’autres termes, c’est ne pas être né de la dernière pluie.

 

Origine de l’expression “ne pas être le perdreau de l’année”

Le perdreau est une perdrix de l’année. C’est un jeune oiseau, qui est un gibier. Perdreau désignait autrefois une très jeune fille, considéré par préjugé comme naïve, fraiche, innocente.

Ce ne serait pas déplaisant à voir trotter sur le pont de la Belle-Arsène un joli petit perdreau de fillette dans ce goût-là !

A. Daudet, Arlésienne, cité par le TLFi

L’expression en elle-même semble venir d’une pièce de 1926 de Tristan Bernard (1866 – 1947), Un Perdreau de l’année, qui met en scène un jeune homme nigaud, naïf.

Voir ici : d’où vient l’expression “un froid de canard” ? 

Exemples

  • Pour qui m’a-t-il pris ? Je ne suis quand même pas le perdreau de l’année ! Il est hors de question de que je signe cet accord inique qui me ferait perdre tous mes avantages !

Mais l’heure est aux coups de menton étatiques. La ministre de la Transformation et de la fonction publiques l’a bien compris. Loin de ses professions de foi libérales, Amélie de Montchalin annonce l’avènement de « sous-préfets à la relance ». Un intitulé qui fleure bon les grandes heures de l’économie administrée. Pour un peu, on se croirait en 1967… D’autant plus qu’Emmanuel Macron ressuscite le Commissariat général au Plan. Une institution venue du fond des âges gaulliens qui, de surcroît, ne sera pas dirigée par un perdreau de l’année, en la personne de l’immarcescible maire de Pau, François Bayrou. A ce rythme-là, le Président va bientôt « relancer » les villes nouvelles !

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