Chemin de Damas : définition & origine [expression]

Le chemin de Damas signifie : une conversion, un changement brusque d’idées ou d’orientation (idéologique notamment), une révélation, un retour à la vérité. 

 

Chemin de Damas : origine de l’expression


Cette expression est inspirée par le récit des Actes (des Apôtres) dans le Nouveau Testament. Paul (Saul ou Saoul), citoyen romain juif, persécute avec acharnement les « disciples du Seigneur », c’est-à-dire les adeptes de Jésus. Alors qu’il est sur le chemin de Damas pour en persécuter d’autres, Jésus apparaît à lui :

3. Poursuivant sa route, il approchait de Damas quand, soudain, une lumière venue du ciel l’enveloppa de son éclat.
4. Tombant à terre il entendit une voix qui lui disait : « Saoul, Saoul, pourquoi me persécuter ? »
5. – « Qui es-tu, Seigneur ? » demanda-t-il. « Je suis Jésus, c’est moi que tu persécutes.
6. Mais relève-toi, entre dans la ville, et on te dira ce que tu dois faire. »
7. Ses compagnons de voyage s’étaient arrêtés, muets de stupeur : ils entendaient la voix, mais ne voyaient personne.

Actes, 9, La vocation de Saul

Par la suite, Jésus fait savoir à Paul par Ananias qu’il doit devenir l’un de ses apôtres : « cet homme est un instrument que je me suis choisi pour répondre de mon nom devant les nations païennes, les rois et les Israélites » (Actes, IX, 15).

Bref, Paul s’est converti : il a rejoint le camp de ceux qu’il persécutait.

À lire ici : pourquoi dit-on un « baiser de Judas » ?

L’expression métaphorique apparaît au XIXe siècle :

L’apôtre Paul était le persécuteur des chrétiens : pourquoi l’homme de tribune qui tient aujourd’hui dans ses mains la situation politique de la France [Guizot], n’aurait-il pas une révélation du Génie de la France ? Pourquoi ne trouverait-il pas, lui aussi, son chemin de Damas ?

Victor Considérant, Principes du socialisme, 1847

 

Exemples


Il se rabattit sur des productions d’un ordre moins hermétique, et chanta les petits oiseaux qui s’aiment dans la ramure au son du murmure des ruisseaux.
Ça n’était pas encore ça.
Une courte incursion dans la nouvelle en prose ne lui valut pas plus de gloire ou d’argent.
Une soirée passée au café-concert fut son chemin de Damas, et, à partir de ce moment, sa lyre ne vibra plus qu’en vue de nos music-halls nationaux.

Allais, Amours, délices et orgues

 

«On a toujours un pied dedans», confirme Alizer Zagros, 31 ans. Cet autre membre du collectif est parti en 2015 avec un bagage un peu différent : aucune culture politique ou militante et un passé récent dans l’armée de terre. Déployé en Afghanistan, puis dans plusieurs pays du continent africain, il a connu les opérations extérieures de la France avant de rallier les forces kurdes, où il a fait son chemin de Damas, conquis par le projet communiste kurde. «En Afghanistan, j’avais le sentiment qu’on était des occupants, qu’on était une armée d’envahisseurs. Chez le YPG, j’ai senti qu’on était des libérateurs», décrit-il…

Liberation.fr

Adrian

https://www.laculturegenerale.com

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