« Discution » ou « discussion » : orthographe

On écritdiscussion.

L’orthographe de ce terme a été incertaine jusqu’à la fin du XVIIIe siècle.

Finalement, discussion a rejoint les mots concussion, percussion et répercussion

Le verbe lié est discuter

Discussion est tiré du latin discussio, qui signifie « secousse, ébranlement », et en bas latin, « examen attentif, vérification, discussion ». Une discussion peut être un examen du pour et du contre d’une chose, une analyse, une contestation, un échange d’argument (proche du sens du verbe grec exetazein, « examiner, inspecter »).

 

Exemples avec discussion


"Discution" ou "discussion"

Un débat théologique, Édouard Frankfort, 1900 | Wikimedia Commons

 

De la discussion jaillit la lumière (Ac.)

Certaines choses que Napoléon dit des femmes, plusieurs discussions sur le mérite des romans à la mode sous son règne, lui donnèrent alors, pour la première fois, quelques idées que tout autre jeune homme de son âge aurait eues depuis longtemps.

Stendhal, Le Rouge et le Noir

 

D’ailleurs, elle se garda d’ouvrir aucune discussion d’intérêt ; la mère Bovary en fut surprise, et attribua son changement d’humeur aux sentiments religieux qu’elle avait contractés étant malade.

Flaubert, Madame Bovary

 

Après le dîner, hélas, j’étais bientôt obligé de quitter maman qui restait à causer avec les autres, au jardin s’il faisait beau, dans le petit salon où tout le monde se retirait s’il faisait mauvais. Tout le monde, sauf ma grand-mère qui trouvait que « c’est une pitié de rester enfermé à la campagne » et qui avait d’incessantes discussions avec mon père, les jours de trop grande pluie, parce qu’il m’envoyait lire dans ma chambre au lieu de rester dehors.

Proust, À la recherche du temps perdu

 

Profitendieu dissimulait son impatience ; il se retournait vers Molinier et regardait celui-ci s’éponger ; au demeurant ce que lui disait Molinier l’intéressait fort ; mais leur point de vue n’était pas le même et la discussion s’échauffait.

Gide, Les Faux-Monnayeurs

 

Voir ici : autant pour moi / au temps pour moi.

Adrian

https://www.laculturegenerale.com

1 réponse

  1. Yves TALAGRAND dit :

    Aujourd’hui, avec en plus l’avènement du web, on crucifie la langue française en permanence ! Il serait quand même bon que nos décideurs mettent le « hola » à cette pratique. On n’en a rien à faire des coachs
    brunch etc….+.

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