Huile de coude : definition et origine de l’expression

L’huile de coude signifie : l’effort physique, l’effort musculaire, l’énergie dans le travail, la volonté. 

On peut dire : mettre de l’huile de coude.

 

Voir ici : que veut dire « peigner la girafe » ? D’où vient cette expression ?

 

Huile de coude : origine de l’expression


La référence à l’huile, que l’on retrouve dans les synonymes « huile de bras » ou « huile de poignet » (aujourd’hui vieillis), viendrait, selon le Dictionnaire historique de la langue française, d’une allusion à l’huile d’éclairage. L’ancienne locution « sentir l’huile », c’est-à-dire « porter la marque de longs efforts », faisait référence aux veilles faite par le travailleur devant sa lampe, et « il n’y a plus d’huile dans la lampe » s’appliquait à quelqu’un qui était proche de la mort. 

Le coude est bien sûr une partie du corps humain agitée lors de l’effort physique.

Sylvie Claval et Claude Duneton (Bouquet des expressions imagées) reprennent l’explication donné par Delvau dans son Dictionnaire de la langue verte (1866) sur l’argot parisien, pour « huile de bras » :

Vigueur physique ; volonté de bien faire, qui remplace avantageusement l’huile pour graisser les ressorts de notre machine. 

 

Exemples


Plus on met de l’huile de coude, plus ça reluit, dit sentencieusement Lantier, la bouche pleine de pastilles.

Virginie, renversée avec un air de princesse, les yeux demi-clos, suivait toujours le lavage, lâchait des réflexions.

— Encore un peu à droite. Maintenant, faites bien attention à la boiserie… Vous savez, je n’ai pas été très contente, samedi dernier. Les taches étaient restées.

Zola, L’Assommoir

 

Samedi, une poignée d’habitants de Saint-Ségal a entrepris de nettoyer le monument aux Morts et ses environs. Une initiative de Julien Dorel, ancien militaire qui a servi quinze ans sous les drapeaux. « Pour moi, c’est normal. Il y a le devoir de mémoire et le respect pour ne pas oublier cette triste période ». Maryvonne Blondeau, Jean Blouet et Gérard Knipillaire se sont joints à lui, armés de seaux, balais, brosses, grattoir et beaucoup d’huile de coude. En fin de matinée, le monument, le gisant et les pavés ont été débarrassés des salissures et mousses accumulés au fil des ans.

Adrian

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