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« Pour faire suite à » : définition, usages et exemples
Pour faire suite à

Publié le 15/01/2026
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⏳ Temps de lecture : 6 minutes

Définition et signification de l’expression

L’expression pour faire suite à s’inscrit dans le registre de la correspondance professionnelle et administrative. Elle introduit une réponse directe à un échange antérieur, qu’il s’agisse d’un courrier postal, d’un courriel électronique ou d’une conversation téléphonique. Cette locution établit un lien explicite entre votre message actuel et une communication précédente. Vous rappelez ainsi le contexte immédiat de votre démarche.

Dans la pratique épistolaire française, cette formule remplit une fonction de transition logique et temporelle. Elle signale que votre intervention constitue une réaction spécifique à une sollicitation reçue. Contrairement aux expressions qui marquent la conséquence, celle-ci vise uniquement à créer un fil conducteur entre deux moments d’échange. Votre destinataire comprend immédiatement la raison de votre prise de contact.

Ce qu’il faut retenir

  1. Expression de correspondance professionnelle pour référencer un échange antérieur précis

  2. S’écrit toujours sans “s” : « suite » au singulier uniquement

  3. Position obligatoire en début de phrase, jamais au milieu

  4. « Suite à » est déconseillé par l’Académie française, préférer forme complète

  5. Alternatives recommandées : en réponse à, faisant suite à, comme suite à

Origine et évolution de la formule

Cette construction linguistique trouve ses racines dans la nécessité bureaucratique de référencer les correspondances. Les administrations ont historiquement développé des formules codifiées pour classer et hiérarchiser leurs communications. “Pour faire suite à” permet d’indiquer qu’un document répond officiellement à un autre document antérieur. Cette systématisation facilitait grandement la gestion des dossiers et le suivi des procédures administratives complexes.

Orthographe correcte et règles grammaticales

L’orthographe impose la préposition “pour” suivie de l’infinitif “faire”, puis de “suite” et enfin de la préposition “à”. Cette structure demeure totalement invariable. Le substantif “suite” s’écrit toujours au singulier dans cette expression figée. Aucune modification grammaticale n’intervient quelle que soit la personne visée ou le nombre de communications référencées.

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⛔ Pour faire suites à votre demande avec un “s” final (forme incorrecte)
⛔ Pour faire suite de votre message avec la préposition “de” (forme incorrecte)

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Positionnement dans la phrase

Cette locution occupe exclusivement la position initiale de votre phrase. Vous la placez en tête de message pour établir immédiatement le contexte référentiel. Elle ne s’intègre jamais au milieu ou en fin de phrase. Son rôle d’introduction nécessite cette antéposition systématique qui structure clairement votre propos dès les premiers mots.

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Différences avec les expressions similaires

La langue française propose plusieurs formulations voisines qui créent parfois des confusions. “Suite à” représente une abréviation critiquée par l’Académie française, considérée comme peu élégante malgré son usage répandu. “Comme suite à” constitue une variante acceptable équivalente à “pour faire suite à”. “À la suite de” exprime davantage une conséquence chronologique qu’une réponse directe. Ces nuances sémantiques méritent une attention particulière.

Expression Usage principal Statut linguistique
Pour faire suite à Référencer une correspondance antérieure Recommandé officiellement
Comme suite à Référencer une correspondance antérieure Acceptable et équivalent
Suite à Formule abrégée dans les échanges Toléré mais déconseillé
À la suite de Marquer une conséquence temporelle Recommandé pour la causalité
En réponse à Réagir directement à une sollicitation Neutre et approprié
Par suite de Exprimer la conséquence logique Formel et correct

Quand privilégier chaque formulation

Votre choix dépend étroitement du contexte communicationnel. “Pour faire suite à” convient parfaitement aux courriers officiels où vous référencez une lettre que vous avez vous-même envoyée précédemment. “En réponse à” s’impose lorsque vous réagissez à une demande externe formulée par autrui. Cette distinction subtile évite les malentendus et affirme la nature exacte de votre intervention épistolaire.

Contextes d’usage et exemples concrets

Dans l’environnement professionnel quotidien, cette expression structure de nombreux échanges. Un responsable administratif l’utilise pour transmettre des documents complémentaires. Un service client y recourt pour confirmer un changement de dossier. Un directeur commercial l’emploie pour formaliser les termes d’une négociation orale. Ces situations reflètent toutes une volonté de traçabilité dans la gestion des communications.

Le secteur juridique affectionne particulièrement cette formulation car elle établit un enchaînement chronologique vérifiable. Les avocats l’inscrivent dans leurs courriers pour relier leurs interventions aux étapes procédurales antérieures. Cette précision temporelle possède une valeur probatoire potentielle en cas de litige ultérieur sur le respect des délais légaux imposés.

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Variations selon les secteurs d’activité

Chaque domaine professionnel adapte légèrement cette formule à ses besoins spécifiques. Les cabinets médicaux l’emploient pour transmettre des résultats d’analyses. Les établissements bancaires y recourent pour valider des opérations financières. Les organismes publics la mobilisent pour accuser réception de dossiers administratifs. Cette polyvalence fonctionnelle explique sa pérennité dans la communication institutionnelle française.

Alternatives et synonymes recommandés

La richesse lexicale française offre de multiples substituts selon vos intentions communicationnelles. “Pour donner suite à” insiste sur l’action concrète entreprise. “En référence à” adopte un ton plus neutre et descriptif. “Faisant suite à” utilise une forme participiale élégante. Ces variantes enrichissent votre palette expressive et évitent les répétitions lassantes dans une correspondance suivie.

  1. En réponse à : privilégiez cette formule lorsque vous réagissez directement à une question précise ou une demande explicite formulée par votre interlocuteur
  2. Faisant suite à : cette construction au participe présent convient aux textes juridiques et aux communications très formalisées nécessitant une syntaxe soutenue
  3. Pour donner suite à : cette expression souligne que vous passez concrètement à l’action après une phase préalable de discussion ou d’étude approfondie
  4. En référence à : utilisez cette tournure neutre dans les contextes techniques où vous citez simplement un document antérieur sans nécessairement y répondre
  5. Concernant : cette préposition simple et directe remplace avantageusement les formules complexes dans les échanges électroniques rapides et informels

Registres de langue adaptés

Le niveau de formalisme requis oriente votre sélection lexicale. Les courriers officiels adressés aux administrations exigent des formulations solennelles comme “pour faire suite à”. Les échanges quotidiens entre collègues tolèrent des versions simplifiées. Les communications avec la clientèle demandent un équilibre entre professionnalisme et accessibilité linguistique.

Traductions dans différentes langues

Langue Traduction littérale Équivalent idiomatique
Anglais To follow up on / Further to Following our conversation / With reference to
Espagnol Para dar seguimiento a En relación con / Respecto a su carta
Italien Per dare seguito a In riferimento alla / Facendo seguito a
Allemand Um Folge zu geben Bezugnehmend auf / In Bezug auf Ihr Schreiben
Portugais Para dar seguimento a Em referência a / Relativamente ao seu pedido
Néerlandais Om vervolg te geven aan Naar aanleiding van / Met betrekking tot

Les traductions révèlent des approches culturelles divergentes dans la correspondance commerciale. L’anglais privilégie la concision avec “further to” qui condense l’idée en deux mots. L’allemand développe des constructions syntaxiques plus élaborées reflétant la complexité grammaticale de cette langue. Ces différences linguistiques témoignent de traditions épistolaires nationales distinctes forgées au fil des siècles.

Questions fréquemment posées

Peut-on utiliser cette expression dans un courriel informel

L’emploi dans un contexte informel dépend fortement de votre relation avec le destinataire. Entre collègues proches, cette formulation peut sembler excessivement cérémonieuse et créer une distance artificielle. Privilégiez alors des tournures plus simples comme “suite à notre discussion” ou “comme convenu hier”. Réservez “pour faire suite à” aux échanges professionnels structurés nécessitant une traçabilité documentaire claire.

Quelle différence entre pour faire suite à et suite à

“Suite à” constitue une abréviation jugée incorrecte par l’Académie française malgré son usage massif dans la correspondance quotidienne. Elle appartient au registre commercial relâché. “Pour faire suite à” représente la formulation complète recommandée dans les contextes formels. Cette version intégrale démontre votre maîtrise des codes linguistiques professionnels et votre souci du détail rédactionnel.

Doit-on toujours faire suivre cette expression d’une virgule

La ponctuation après cette locution introductive suit les règles classiques de la grammaire française. Lorsqu’elle ouvre une phrase complexe comportant plusieurs propositions, la virgule s’impose naturellement pour marquer la séparation syntaxique. Dans les phrases courtes et simples, son absence ne constitue pas une faute majeure. Néanmoins, la présence systématique d’une virgule améliore la lisibilité et correspond aux usages épistolaires académiques établis.

Cette formule convient-elle pour répondre à un supérieur hiérarchique

L’utilisation envers un supérieur ne pose aucun problème déontologique ou protocolaire. Cette expression neutre et respectueuse convient parfaitement aux communications ascendantes dans la hiérarchie organisationnelle. Elle manifeste votre professionnalisme et votre capacité à structurer logiquement vos interventions. Veillez simplement à accompagner cette introduction d’une formule de politesse appropriée en fin de message pour maintenir le respect dû à l’autorité.

Peut-on référencer plusieurs communications antérieures simultanément

Techniquement, vous pouvez mentionner plusieurs échanges précédents après cette locution introductive. Cependant, cette accumulation alourdit considérablement votre phrase d’ouverture et nuit à la clarté du message. Privilégiez plutôt une référence principale suivie d’un développement détaillé dans le corps du texte. Cette organisation hiérarchisée facilite grandement la compréhension et permet à votre destinataire d’identifier rapidement le contexte exact de votre intervention.

Existe-t-il une version orale de cette expression

À l’oral, cette formulation apparaît rarement car elle appartient fondamentalement au registre épistolaire écrit. Lors de conversations téléphoniques professionnelles, vous direz plutôt “concernant notre discussion de ce matin” ou “à propos de votre appel”. Le langage parlé privilégie naturellement des tournures plus spontanées et moins formalisées que les codes rigoureux de la correspondance administrative traditionnelle française.