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Liste de 50 conjonctions de subordination avec définitions | PDF

Liste de 50 conjonctions de subordination avec définitions | PDF
Publié le 24/07/2026
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⏳ Temps de lecture : 20 minutes

Vous avez déjà relu une phrase trois fois sans comprendre pourquoi elle sonnait mal ? Le coupable se cache souvent dans un petit mot invisible. Une conjonction de subordination mal choisie, et toute la logique de votre phrase s’effondre. Ce mot minuscule porte pourtant tout le poids de votre raisonnement.

Sept conjonctions de subordination simples existent en français : que, quand, comme, si, lorsque, puisque, quoique. Mais ce noyau ne représente qu’une infime partie du système. Dès que l’on ajoute les locutions conjonctives, la liste explose. Cinquante formes, réparties en sept familles logiques, structurent l’essentiel de votre pensée écrite.

Voici pourquoi ce sujet dépasse largement la simple leçon de grammaire scolaire.

Pourquoi la conjonction de subordination structure votre pensée

Une conjonction de subordination relie une proposition principale à une proposition qui dépend d’elle. Contrairement à la coordination, qui met deux idées sur un pied d’égalité, la subordination hiérarchise. Elle dit : ceci dépend de cela.

Prenons un exemple concret. Écrire « il pleut, je reste » juxtapose deux faits sans lien logique explicite. Écrire « puisqu’il pleut, je reste » installe une cause. Le lecteur comprend immédiatement pourquoi vous restez. La nuance semble mince. Elle change pourtant toute l’architecture de votre raisonnement.

Les linguistes distinguent généralement quatre grandes catégories de subordonnées : la complétive, la relative, l’interrogative indirecte et la circonstancielle. Cette dernière catégorie concentre la quasi-totalité des conjonctions que nous allons détailler. Elle se subdivise en sept relations logiques précises : temps, cause, conséquence, but, condition, concession et comparaison.

Résultat : une boîte à outils redoutable pour quiconque veut argumenter avec précision. Mais avant de plonger dans le tableau, une question mérite d’être posée.

Combien de conjonctions de subordination existe-t-il vraiment ?

Aucun consensus académique ne fixe un chiffre unique. Certaines grammaires scolaires retiennent sept formes simples. D’autres références, en intégrant les locutions conjonctives, dénombrent vingt-trois formes principales. Les inventaires les plus exhaustifs dépassent la cinquantaine d’occurrences courantes.

La raison de cet écart ? Une locution conjonctive comme « afin que » ou « bien que » n’est pas un mot unique mais un groupe de mots jouant le rôle d’une conjonction. Faut-il les compter séparément ou les regrouper par racine sémantique ? Les grammairiens ne tranchent pas de la même façon.

Pour ce tableau, nous avons retenu cinquante formes réellement utilisées dans la langue courante et littéraire, réparties selon leur fonction logique.

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Le tableau des 50 conjonctions de subordination par catégorie

Chaque conjonction ci-dessous porte sa définition précise et un exemple original illustrant son usage. Vous constaterez que certaines relations logiques comptent plus de formes que d’autres. Cela reflète simplement la richesse expressive du français face à certaines nuances, comme la concession ou la temporalité.

1. Quand

La conjonction « quand » introduit une proposition subordonnée de temps qui marque une simultanéité ou une coïncidence entre deux actions. Elle situe un événement dans le temps par rapport à un autre et vous aide à construire des phrases où le déroulement temporel devient clair. Elle apparaît très souvent dans la narration pour offrir un point d’entrée dans la scène.Exemple :

  • Quand la pluie cognait contre les vitres, vous restiez à votre bureau, penché sur la même page, comme si le monde se réduisait à ce rectangle de papier.

Ici, la subordonnée temporelle « Quand la pluie cognait contre les vitres » fixe le décor sonore et visuel, tandis que la principale décrit votre attitude immobile. La simultanéité crée une ambiance de retrait et de concentration.

2. Lorsque

La conjonction « lorsque » introduit une subordonnée circonstancielle de temps, proche de « quand », mais avec une nuance plus soutenue et souvent plus narrative. Elle insiste sur un moment précis, vécu comme un tournant ou un seuil dans le récit. Vous la rencontrez fréquemment dans les textes littéraires ou historiques pour marquer une étape décisive.Exemple :

  • Lorsque la cloche de l’église sonna une dixième fois, le village comprit que la nuit serait différente des autres nuits.

La proposition « Lorsque la cloche de l’église sonna une dixième fois » signale un moment singulier, presque rituel. La principale traduit la prise de conscience collective. L’effet créé ressemble à un ralenti dramatique.

3. Comme (temps)

Placée en tête de phrase, la conjonction « comme » introduit une subordonnée de temps qui souligne la stricte simultanéité entre deux actions. Elle convient particulièrement aux scènes brèves où deux gestes se télescopent. Elle donne à la phrase un effet de surprise, car le lecteur découvre le second événement au moment même où le premier se produit.Exemple :

  • Comme vous refermiez le livre, la lumière du hall s’éteignit, laissant le couloir dans une pénombre soudain hostile.

La simultanéité entre la fermeture du livre et l’extinction de la lumière tend la scène. Votre geste banal se trouve soudain chargé d’inquiétude à cause du changement brutal d’ambiance.

4. Avant que

La locution conjonctive « avant que » introduit une subordonnée de temps au subjonctif et marque l’antériorité. Elle désigne ce qui se produit ou pourrait se produire préalablement à une autre action, et installe souvent une tension, car la seconde action dépend de la première. Vous l’utilisez pour signaler un dernier moment disponible avant un basculement.Exemple :

  • Avant que la dernière rame ne quitte la station, vous avez glissé dans la foule, décidé à ne plus revenir sur vos pas.

La subordonnée « Avant que la dernière rame ne quitte la station » fixe une limite temporelle claire. Votre décision s’inscrit dans ce intervalle très court, ce qui renforce le sentiment d’urgence.

5. Après que

La locution conjonctive « après que » introduit une subordonnée de temps qui marque la postériorité. Elle indique que l’action de la subordonnée a lieu avant celle de la principale, mais se trouve déjà accomplie lorsque celle-ci commence. Elle sert fréquemment à clore un épisode pour en ouvrir un autre.Exemple :

  • Après que les derniers invités eurent quitté la maison, vous avez entendu le parquet craquer comme si quelqu’un marchait encore dans le salon.

La subordonnée « Après que les derniers invités eurent quitté la maison » règle le chronomètre : la fête est finie, le silence devrait régner. Le bruit imprévu introduit alors une inquiétude quasi fantastique.

6. Depuis que

La locution conjonctive « depuis que » introduit une subordonnée de temps en indiquant un point de départ. Elle suggère que l’état ou l’action de la principale dure encore au moment où vous parlez. Cette construction convient parfaitement pour évoquer une transformation progressive, ancrée dans le passé, mais toujours active.Exemple :

  • Depuis que la vieille horloge s’est arrêtée, vous avez l’impression que les journées ne finissent plus.

La subordonnée « Depuis que la vieille horloge s’est arrêtée » désigne un événement trivial. La principale lui confère une portée symbolique : quand le temps ne se mesure plus, votre perception de la durée se dérègle.

7. Dès que

La locution « dès que » appartient aux conjonctions de temps qui expriment l’immédiateté. Elle indique que la principale se réalise dans la foulée de la subordonnée. Ce lien serré donne à la phrase un rythme rapide, presque mécanique. Vous l’utilisez pour montrer une réaction directe à un stimulus.Exemple :

  • Dès que le téléphone vibra, vous sursautâtes, comme si chaque vibration portait une mauvaise nouvelle.

La subordonnée « Dès que le téléphone vibra » déclenche la réaction immédiatement. La répétition de ces micro-événements suggère une anxiété latente que la phrase rend presque palpable.

8. Tant que

La locution « tant que » exprime à la fois le temps et la condition. Elle signifie « durant toute la période où ». Elle souligne une durée pendant laquelle une action reste vraie, jusqu’à ce que la condition temporelle change. Cette conjonction vous aide à lier un état prolongé et une situation stable.Exemple :

  • Tant que la lampe restait allumée, vous vous sentiez à l’abri, même si la rue grondait de rumeurs inquiets.

La subordonnée « Tant que la lampe restait allumée » fixe une durée de sécurité. Dès que la condition disparaît, le sentiment de protection menace de s’effondrer. La conjonction traduit ainsi une psychologie fragile.

9. Pendant que

La locution « pendant que » introduit une subordonnée de temps qui met en parallèle deux actions. Elle insiste sur la durée commune et installe un contraste possible entre ce qui se passe dans la subordonnée et dans la principale. Vous l’employez souvent pour montrer deux réalités qui coexistent sans se rencontrer.Exemple :

  • Pendant que les enfants riaient au fond du jardin, vous rayiez des noms sur une liste que personne ne verrait jamais.

La subordonnée « Pendant que les enfants riaient au fond du jardin » décrit une scène joyeuse. La principale, plus sombre, crée un contraste affectif fort. La conjonction tisse discrètement ce décalage.

10. Jusqu’à ce que

La locution « jusqu’à ce que » introduit une subordonnée de temps au subjonctif et marque une limite. Elle indique que l’action de la principale se poursuit ou demeure vraie jusqu’à la réalisation de l’événement subordonné. Elle convient à toutes les situations où vous voulez montrer une attente prolongée ou un processus qui s’arrête brusquement.Exemple :

  • Vous avez continué de parler jusqu’à ce que le silence de l’autre devienne plus lourd que vos propres phrases.

La subordonnée « jusqu’à ce que le silence de l’autre devienne plus lourd » fixe une frontière psychologique. Au-delà de ce point, votre parole perd son sens. La conjonction matérialise ce basculement discret.

11. Parce que

La conjonction « parce que » appartient au domaine de la cause. Elle introduit une subordonnée qui explique directement le motif d’un fait. Vous l’utilisez pour rendre explicite un lien causal que le lecteur pourrait deviner, mais que vous souhaitez clarifier. Elle reste plus neutre que « puisque », qui suppose généralement l’accord de l’interlocuteur.Exemple :

  • Vous avez quitté la salle parce que les applaudissements vous semblaient plus bruyants que sincères.

La subordonnée « parce que les applaudissements vous semblaient plus bruyants que sincères » explicite un malaise. Le lecteur comprend que votre départ n’est pas caprice, mais réaction à une dissonance entre la forme et le fond.

12. Puisque

La conjonction « puisque » introduit une cause présumée connue de l’interlocuteur. Elle sert à rappeler un fait admis pour fonder un raisonnement. Vous la mobilisez quand vous voulez donner à votre argumentation une allure d’évidence partagée. La nuance pragmatique diffère de « parce que » : vous ne cherchez pas seulement à expliquer, mais aussi à obtenir l’adhésion.Exemple :

  • Puisque vous connaissez déjà l’issue de cette histoire, vous ne serez pas surpris de la façon dont la lettre restera sur la table, jamais postée.

La subordonnée « Puisque vous connaissez déjà l’issue » crée une complicité avec le lecteur. Elle justifie le ton fataliste de la phrase, comme si tout était joué d’avance.

13. Comme (cause)

En tête de phrase, « comme » peut introduire une cause avant la conséquence. Cette position valorise la raison, qui apparaît comme le cadre dans lequel la principale doit se lire. Vous obtenez ainsi un effet plus analytique qu’avec « parce que » placé après la principale. Ce tour est très fréquent dans les textes argumentatifs ou narratifs soignés.Exemple :

  • Comme vous aviez oublié votre promesse, la réunion prit un ton plus froid que vous ne l’imaginiez.

La subordonnée « Comme vous aviez oublié votre promesse » sert de préambule. La principale apparaît alors comme une conséquence presque mécanique de cet oubli.

14. Étant donné que

La locution « étant donné que » introduit une cause présentée comme un fait établi, dans un registre plutôt formel. Elle convient à vos textes où vous souhaitez mettre l’accent sur la dimension objective d’une donnée, comme dans un rapport ou une analyse. Elle installe un ton légèrement administratif, que vous pouvez exploiter à des fins stylistiques.Exemple :

  • Étant donné que personne n’avait signé le registre, vous avez compris que la cérémonie n’existait que pour la façade.

La subordonnée « Étant donné que personne n’avait signé le registre » amène un détail quasi bureaucratique. La principale en tire une conclusion amère sur la sincérité de l’événement.

15. Vu que

La locution « vu que » appartient à un registre plus familier. Elle introduit une cause considérée comme allant de soi, mais avec un ton moins formel que « étant donné que ». Vous vous en servez à l’oral ou dans une écriture qui imite l’oralité. Elle traduit une attitude pragmatique, parfois un peu désabusée.Exemple :

  • Vu que personne ne vous attendait plus, vous avez pris le temps de regarder le ciel se vider de ses nuages.

La subordonnée « Vu que personne ne vous attendait plus » ouvre la porte à une liberté inattendue. Le ton reste simple, presque conversationnel.

16. Sous prétexte que

La locution « sous prétexte que » introduit une cause présentée comme douteuse ou artificielle. Vous l’utilisez pour marquer votre distance par rapport à la justification invoquée. Elle fonctionne très bien dans les portraits psychologiques ou les scènes de conflit.Exemple :

  • Sous prétexte que la pluie menaçait, ils ont fermé les volets, alors que le ciel restait d’un bleu presque insolent.

La subordonnée « Sous prétexte que la pluie menaçait » fait ressentir la disproportion entre la justification et la réalité du ciel. Le lecteur perçoit une peur exagérée ou un désir de se couper du dehors.

17. Si

La conjonction « si » est la pierre angulaire des subordonnées de condition. Elle pose une hypothèse dont dépend la réalisation de l’action principale. Vous la trouvez dans des phrases hypothétiques, des promesses, des mises en garde, des regrets. Sa simplicité cache une variété de tons : du très sérieux au ludique.Exemple :

  • Si vous éteignez la radio, vous entendrez peut-être enfin ce que le silence essaye de vous dire.

La subordonnée « Si vous éteignez la radio » formule une condition concrète. La principale en propose une conséquence presque métaphysique. La conjonction ouvre un espace de réflexion intime.

18. À condition que

La locution « à condition que » introduit une subordonnée de condition au subjonctif qui fixe une exigence non négociable. Sans cette condition, la principale ne se réalise pas. Vous l’utilisez dans des pactes, des contrats, des compromis délicats.Exemple :

  • Vous pouvez rester, à condition que votre regard ne juge personne ce soir.

La subordonnée « à condition que votre regard ne juge personne » transforme un simple « vous pouvez rester » en pacte moral. La conjonction pose un cadre invisible mais très puissant.

19. À moins que

La locution « à moins que » introduit une condition d’exception qui pourrait annuler un projet ou une conséquence annoncée. Elle crée une brèche dans une certitude, un petit espace de possible. En narration, elle prépare souvent un retournement.Exemple :

  • La réunion aura lieu demain, à moins que vous ne décidiez enfin de tout arrêter.

La subordonnée « à moins que vous ne décidiez enfin de tout arrêter » renverse la perspective : ce qui semblait acquis dépend soudain de votre décision intime.

20. Pourvu que

La locution « pourvu que » exprime une condition teintée de souhait ou de crainte. Elle introduit une subordonnée qui marque ce que vous espérez ou redoutez, souvent avec une tension affective. Elle fonctionne à merveille dans les monologues intérieurs ou les confidences.Exemple :

  • Pourvu que vous ne lisiez jamais cette page, elle restera légère, comme une pensée qui ne pèse que sur celui qui l’écrit.

La subordonnée « Pourvu que vous ne lisiez jamais cette page » avoue une peur. La principale explique en quoi cette condition protège l’auteur. La conjonction donne au texte une tonalité de prière silencieuse.

21. Pour peu que

La locution « pour peu que » marque qu’une condition minimale suffit à provoquer une conséquence notable. Elle insiste sur la fragilité de la situation : un très léger changement peut tout faire basculer. Vous pouvez l’exploiter pour peindre des caractères ou des climats instables.Exemple :

  • Pour peu que le ton monte, la conversation avec lui se transforme en champ de bataille.

La subordonnée « Pour peu que le ton monte » signale un déclencheur minuscule. La principale amplifie la conséquence, dessinant en creux un tempérament explosif.

22. En admettant que

La locution « en admettant que » introduit une hypothèse que vous concédez provisoirement pour poursuivre un raisonnement. Elle sert souvent à l’argumentation, à l’analyse critique, au raisonnement par l’absurde. Elle installe un ton méthodique, parfois un peu ironique.Exemple :

  • En admettant que votre plan soit réalisable, il resterait à savoir qui acceptera de le suivre jusqu’au bout.

La subordonnée « En admettant que votre plan soit réalisable » concède une possibilité. La principale déplace aussitôt le problème vers la dimension humaine, plus incertaine.

23. Au cas où

La locution « au cas où » exprime une éventualité envisagée par prudence. Elle introduit une subordonnée qui évoque un possible pas certain, mais assez crédible pour justifier une précaution. Vous l’utilisez pour montrer des personnages prévoyants, anxieux ou simplement méthodiques.Exemple :

  • Vous avez laissé une lampe allumée au cas où la route se perdrait dans le brouillard.

La subordonnée « au cas où la route se perdrait dans le brouillard » anticipe une situation inquiétante. La principale traduit une précaution silencieuse.

24. Quoique

La conjonction « quoique » introduit une subordonnée de concession. Elle signifie « bien que », mais dans un registre légèrement plus soutenu. Vous vous en servez pour reconnaître un fait tout en maintenant une conclusion contraire à ce que ce fait laisserait attendre. Elle installe une tension logique fine.Exemple :

  • Quoique la place fût presque vide, vous parliez comme devant un amphithéâtre plein.

La subordonnée « Quoique la place fût presque vide » concède le vide. La principale affirme une attitude généreuse, presque héroïque, malgré ce vide.

25. Bien que

La conjonction « bien que » exprime une concession nette. Elle juxtapose un fait reconnu et une conséquence qui semble aller contre ce fait. Vous la mobilisez pour nuancer vos propos, pour montrer des personnages qui résistent à une évidence extérieure.Exemple :

  • Bien que les chiffres soient rassurants, vous continuez à vérifier chaque ligne du tableau comme si l’erreur se cachait dans la marge.

La subordonnée « Bien que les chiffres soient rassurants » admet la sécurité apparente. La principale révèle une inquiétude plus profonde. La conjonction met en scène ce décalage.

26. Même si

La locution « même si » marque une concession hypothétique. Elle signifie que, quel que soit le degré ou la réalisation de la condition, la conclusion ne change pas. Vous l’utilisez pour affirmer une position solide, une conviction, une fidélité.Exemple :

  • Même si vous oubliez mon nom, vous vous souviendrez de cette nuit où le train n’est jamais arrivé.

La subordonnée « Même si vous oubliez mon nom » envisage un effacement personnel. La principale affirme la persistance d’un souvenir commun. La conjonction crée une hiérarchie entre ce qui compte et ce qui disparaît.

27. Encore que

La locution « encore que » introduit une concession atténuée, souvent utilisée pour nuancer une affirmation précédente. Elle ajoute un « bémol » à une phrase, évitant l’énoncé trop catégorique. Vous pouvez en faire un outil de subtilité argumentative.Exemple :

  • Le projet vous semble raisonnable, encore que certains détails restent étrangement flous.

La subordonnée « encore que certains détails restent étrangement flous » tempère le jugement positif. La conjonction signale une vigilance qui refuse l’enthousiasme naïf.

28. Quand bien même

La locution « quand bien même » renforce une concession hypothétique. Elle sert surtout à exprimer une détermination ou une certitude qui ne changerait pas, même dans un scénario extrême. Son rythme donne à la phrase une allure oratoire, presque solennelle.Exemple :

  • Quand bien même vous changeriez d’adresse, cette lettre retrouverait votre mémoire tôt ou tard.

La subordonnée « Quand bien même vous changeriez d’adresse » imagine un déplacement radical. La principale affirme la persistance d’un lien intérieur. La conjonction confère au propos une gravité discrète.

29. Malgré que

La locution « malgré que » reste controversée dans l’usage normatif, beaucoup lui préférant « bien que » ou « quoique ». Dans la langue réelle, elle introduit pourtant une subordonnée de concession marquant une opposition nette. Vous pouvez l’employer pour reproduire un parler courant ou un style volontairement non académique.Exemple :

  • Malgré que la route soit droite, vous avez l’impression qu’elle tourne toujours autour du même souvenir.

La subordonnée « Malgré que la route soit droite » oppose la réalité physique à la perception intérieure. La conjonction accentue ce décalage.

30. Pour que

La locution « pour que » introduit une subordonnée de but au subjonctif. Elle indique la finalité recherchée par l’action de la principale. Vous la rencontrez dans tous les contextes où une intention consciente guide un geste.Exemple :

  • Vous avez laissé la porte entrouverte pour que le chat trouve son chemin dans la nuit.

La subordonnée « pour que le chat trouve son chemin » donne un sens doux à un détail pratique. La conjonction révèle l’attention que vous portez à un être minuscule.

31. Afin que

La locution « afin que » joue le même rôle que « pour que », dans un registre plus soutenu. Elle insiste sur le caractère réfléchi du but poursuivi. Vous en faites un outil précieux dans les textes académiques, administratifs ou les récits très travaillés.Exemple :

  • Afin que le souvenir ne s’efface pas, vous avez consigné chaque détail de cette journée dans un carnet que personne ne lira.

La subordonnée « Afin que le souvenir ne s’efface pas » clarifie la finalité de l’écriture. La principale en ajoute une nuance mélancolique : ce geste n’aura pas de lecteur, mais il vous rassure.

32. De sorte que (but)

Dans certains contextes, « de sorte que » peut exprimer un but, en mettant l’accent sur l’organisation des moyens. La phrase suggère alors une construction réfléchie pour atteindre un résultat. Vous l’utilisez pour montrer un personnage méticuleux, un plan précis.Exemple :

  • Vous avez disposé les chaises de sorte que chacun voie le tableau, comme si la moindre ligne ne devait échapper à aucun regard.

La subordonnée « de sorte que chacun voie le tableau » explique la logique de l’organisation. La conjonction signale une intention de partage visuel.

33. De crainte que

La locution « de crainte que » introduit une subordonnée de but négatif. Elle exprime une action motivée par la peur d’un événement indésirable. Elle installe une tension affective forte, car la principale se lit comme un geste défensif.Exemple :

  • Vous avez retiré la lettre de la boîte de crainte que quelqu’un d’autre ne la lise avant vous.

La subordonnée « de crainte que quelqu’un d’autre ne la lise » révèle une peur discrète. La conjonction donne au geste banal un arrière-plan jaloux ou inquiet.

34. De peur que

Très proche de « de crainte que », la locution « de peur que » introduit également une subordonnée de but négatif. Elle porte une coloration plus émotionnelle, plus immédiate. Vous l’utilisez dans des contextes où la peur est presque palpable.Exemple :

  • Vous avez parlé plus bas de peur que les murs n’emmagasinent vos secrets.

La subordonnée « de peur que les murs n’emmagasinent vos secrets » donne aux murs une présence menaçante. La conjonction rend votre prudence à la fois rationnelle et imaginaire.

35. De manière que

La locution « de manière que » peut exprimer un but ou une conséquence, selon le contexte. Dans une perspective de but, elle indique la façon dont l’action est organisée pour aboutir à un résultat souhaité. Elle insiste sur la méthode, la disposition concrète des éléments.Exemple :

  • Vous avez numéroté les pages de manière que personne ne puisse en ajouter une sans que cela se voit.

La subordonnée « de manière que personne ne puisse en ajouter une » dévoile un but précis. La conjonction souligne la dimension stratégique du geste.

36. Si bien que

La locution « si bien que » introduit une subordonnée de conséquence. Elle lie étroitement un état ou une série d’actions et le résultat qui en découle. Cette conjonction renforce la cohérence logique du récit ou du raisonnement.Exemple :

  • La salle s’est vidée peu à peu, si bien que vous avez fini par parler seul au micro.

La subordonnée « si bien que vous avez fini par parler seul » construit une conséquence presque gênante. La conjonction fait ressentir la progression jusqu à cet isolement.

37. De telle sorte que (conséquence)

La locution « de telle sorte que » intensifie l’idée de conséquence. Elle suggère qu’un ensemble de circonstances a produit un résultat final presque inévitable. Vous pouvez en faire un outil de dramatisation.Exemple :

  • Vous avez repoussé chaque rendez-vous, de telle sorte que plus personne n’ose frapper à votre porte.

La subordonnée « de telle sorte que plus personne n’ose frapper » montre une conséquence lourde d’une série de micro-décisions. La conjonction fait sentir la logique presque tragique de cet isolement.

38. Au point que

La locution « au point que » introduit une conséquence extrême, souvent inattendue. Elle met en lumière le seuil à partir duquel une situation bascule dans l’exagération ou la rupture. Vous l’utilisez pour marquer la limite atteinte par un comportement ou un phénomène.Exemple :

  • Vous avez accumulé les silences au point que vos amis se contentent désormais de parler de vous au passé.

La subordonnée « au point que vos amis se contentent désormais de parler de vous au passé » souligne une rupture relationnelle forte. La conjonction fait percevoir l’excès dans l’attitude silencieuse.

39. Tellement que

La locution « tellement que » marque une conséquence liée à une intensité excessive. Elle relie une quantité ou une force à l’effet qu’elle produit. Vous la trouvez souvent dans les descriptions, lorsqu’un détail déborde vers un résultat inattendu.Exemple :

  • La musique était tellement forte que vous avez fini par ne plus entendre vos propres pensées.

La subordonnée « tellement forte que vous avez fini par ne plus entendre » lie le volume sonore à une conséquence intérieure. La conjonction rend perceptible l’envahissement.

40. Comme (comparaison)

La conjonction « comme » sert à établir une comparaison explicite. Elle rapproche un élément réel d’un élément imagé, pour rendre une impression plus concrète ou plus frappante. Vous l’utilisez dans les descriptions sensibles, les portraits, les évocations poétiques.Exemple :

  • Votre rire a disparu comme disparaît une flamme qu’on oublie de nourrir.

La subordonnée « comme disparaît une flamme » construit une analogie simple mais expressive : la flamme et le rire partagent la fragilité et la dépendance à ce qui les entretient.

41. Ainsi que

La locution « ainsi que » appartient aux comparatives. Elle rapproche deux réalités en donnant à la phrase un ton plus littéraire que « comme ». Vous en faites un instrument de style dans les passages qui veulent offrir une image plus travaillée.Exemple :

  • Vous avanciez dans le couloir, ainsi que marchent les somnambules, entre deux mondes qui n’ont plus de frontières nettes.

La subordonnée « ainsi que marchent les somnambules » donne à votre démarche une coloration onirique. La conjonction ouvre un espace imaginaire.

42. De même que

La locution « de même que » établit un parallèle explicite entre deux situations. Elle introduit une comparaison structurée, souvent utilisée pour mettre en évidence une analogie argumentative. Elle convient à des textes analytiques autant qu’à des récits symboliques.Exemple :

  • De même que les saisons effacent les traces sur le chemin, les années ont peu à peu effacé vos colères.

La subordonnée « De même que les saisons effacent les traces » sert de support à la réflexion sur le temps. La conjonction insère une dimension contemplative.

43. Autant que

La locution « autant que » compare des intensités ou des quantités. Elle peut introduire une subordonnée présentant le second terme de la comparaison. Vous l’utilisez pour dresser des parallèles entre des domaines différents : affectif, physique, symbolique.Exemple :

  • Vous craignez le silence autant que d’autres craignent le bruit.

La subordonnée « que d’autres craignent le bruit » complète la comparaison. La conjonction met en lumière deux peurs inverses.

44. Plus… que

La construction « plus… que » sert à formuler des comparaisons de supériorité. Dans les phrases complexes, la seconde partie peut être une subordonnée, surtout quand le second terme est développé. Vous l’employez pour hiérarchiser des valeurs, des attitudes, des effets.Exemple :

  • Votre silence en dit plus que ne diraient cent discours enflammés.

La subordonnée « que ne diraient cent discours » met en balance deux formes de communication. La conjonction souligne la puissance paradoxale du silence.

45. Moins… que

La construction « moins… que » exprime une infériorité. Elle structure des comparaisons où l’on veut relativiser un trait ou un effet. Dans la phrase complexe, la seconde partie s’apparente à une petite subordonnée comparative.Exemple :

  • Votre impatience vous fait souffrir moins que cette impression de ne jamais choisir votre route vous-même.

La subordonnée « que cette impression de ne jamais choisir » nuance la douleur. La conjonction éclaire ce qui vous pèse le plus réellement.

46. Selon que

La locution « selon que » introduit une subordonnée qui présente une variation conditionnée. Elle signifie « en fonction du fait que ». Vous la rencontrez dans les raisonnements comparatifs ou dans les descriptions nuancées. Elle permet d’intégrer plusieurs scénarios possibles dans une même phrase.Exemple :

  • Vous changez de ton selon que l’on vous parle du passé ou de l’avenir.

La subordonnée « selon que l’on vous parle du passé ou de l’avenir » détaille les conditions de variation. La conjonction met en lumière un rapport différent au temps.

47. Si… que (intensité)

La tournure « si… que » exprime une conséquence liée à un degré élevé. Elle se rapproche des structures intensives comme « tellement que », mais avec un rythme plus sobre. Elle convient à toutes les situations où vous voulez relier une qualité portée à l’extrême et son effet.Exemple :

  • Vous étiez si concentré que le monde autour de vous ressemblait à une image floue.

La subordonnée « que le monde autour de vous ressemblait à une image floue » transpose une intensité mentale en impression visuelle. La conjonction construit ce passage.

48. Sans que

La locution « sans que » introduit une subordonnée exprimant une absence de conséquence, de réaction ou de condition réalisable. Elle ajoute une nuance négative à la phrase. Vous la trouvez souvent dans les portraits ou les récits où un oubli ou une omission compte autant qu’un acte.Exemple :

  • Vous avez quitté la ville sans que personne ne remarque que votre fenêtre restait fermée pour la première fois depuis des années.

La subordonnée « sans que personne ne remarque » révèle une invisibilité sociale. La conjonction donne à ce détail une tonalité presque tragique.

49. Tant et si bien que

La locution « tant et si bien que » renforce l’idée de conséquence liée à un cumul d’actions ou de faits. Elle suggère que la répétition ou l’intensité ont fini par produire un résultat déterminant. Vous l’employez pour décrire des évolutions lentes mais profondes.Exemple :

  • Vous avez déplacé vos rendez-vous, tant et si bien que votre agenda ne ressemble plus à votre vie.

La subordonnée « tant et si bien que votre agenda ne ressemble plus » exprime une conséquence qualitative, presque symbolique. La conjonction montre l’écart entre le calendrier et l’existence réelle.

50. Que… ou que

La tournure « que… ou que » introduit une double hypothèse conditionnelle. Elle présente deux scénarios différents qui conduisent pourtant à une même conclusion. Vous pouvez en faire un procédé pour montrer qu’un résultat ne dépend plus des variations extérieures.Exemple :

  • Que vous restiez ou que vous partiez, cette chambre gardera l’empreinte de votre présence.

La subordonnée double « Que vous restiez ou que vous partiez » pose deux possibles. La principale affirme une permanence au-delà du choix. La conjonction donne au propos une teinte méditative.

Comment reconnaître une conjonction de subordination dans une phrase

Trois indices trahissent presque toujours sa présence. Elle introduit une proposition qui ne peut pas fonctionner seule. Elle relie deux verbes conjugués distincts. Enfin, elle exprime une relation logique précise : temps, cause, condition, concession, but, conséquence ou comparaison.

Un test simple fonctionne dans la majorité des cas. Supprimez la proposition introduite par la conjonction. Si la phrase restante garde un sens autonome, vous tenez bien une subordonnée circonstancielle. Sinon, vous êtes probablement face à une complétive, introduite le plus souvent par « que ».

  1. Repérez le verbe conjugué qui suit le mot suspect.
  2. Vérifiez que ce verbe dépend grammaticalement de la proposition principale.
  3. Identifiez la relation logique exprimée parmi les sept catégories du tableau.
  4. Confirmez que le mot est invariable, contrairement à un pronom relatif.

Cette dernière étape règle souvent les confusions les plus tenaces. Beaucoup confondent en effet conjonction et pronom relatif. La différence est pourtant nette.

Conjonction de subordination ou pronom relatif : où se situe la frontière

Le pronom relatif remplace un nom déjà mentionné. La conjonction de subordination, elle, ne remplace rien. Elle se contente de relier deux propositions sans reprendre d’antécédent.

Prenez « que ». Dans « le livre que je lis », « que » remplace « le livre » : c’est un pronom relatif. Dans « je pense que tu viendras », « que » ne remplace aucun nom : c’est une conjonction de subordination introduisant une complétive.

Un seul mot, deux fonctions radicalement différentes. Voilà pourquoi tant d’élèves trébuchent sur cette distinction en analyse grammaticale.

L’usage littéraire des conjonctions de subordination à travers les siècles

Certains auteurs ont bâti toute une signature stylistique sur l’accumulation de subordonnées. La phrase proustienne, célèbre pour sa longueur, empile souvent plusieurs relations logiques dans une seule construction : temps, cause et concession s’enchaînent sans jamais perdre le lecteur.

À l’inverse, certains écrivains contemporains préfèrent la juxtaposition sèche, réduisant l’usage des subordonnées au strict nécessaire. Ce choix stylistique n’est jamais neutre. Il traduit un rapport différent au temps de la lecture et à la respiration de la phrase.

Là où cela devient fascinant : le choix d’une conjonction plutôt qu’une autre trahit souvent une intention rhétorique précise. « Puisque » suppose un accord tacite avec le lecteur. « Bien que » installe d’emblée une tension dramatique. Le locuteur ne choisit jamais ce mot par hasard.

Les erreurs fréquentes à éviter avec les conjonctions de subordination

Certaines confusions reviennent sans cesse, même chez des rédacteurs expérimentés. La première concerne le mode verbal. Toutes les conjonctions n’appellent pas le même mode.

Les conjonctions de cause et de conséquence exigent généralement l’indicatif : « parce que », « puisque », « si bien que ». Les conjonctions de but, de concession et de certaines conditions réclament le subjonctif : « pour que », « bien que », « à moins que ». Confondre les deux produit des phrases grammaticalement bancales.

Deuxième piège fréquent : l’usage de « malgré que ». Cette locution reste contestée par de nombreux grammairiens normatifs, malgré sa présence croissante à l’oral. Préférez « bien que » ou « quoique » dans un contexte soigné.

Troisième écueil : la répétition maladroite de « que » dans une même phrase, lorsque plusieurs subordonnées s’enchaînent. Une reformulation avec une locution différente allège souvent la lecture.

Foire aux questions sur les conjonctions de subordination

La conjonction de subordination est-elle toujours invariable

Oui, sans exception. C’est justement ce critère qui la distingue des pronoms relatifs, eux-mêmes parfois variables selon le contexte grammatical.

Peut-on commencer une phrase par une conjonction de subordination

Absolument. « Quand la nuit tombe, le village s’endort » place la subordonnée en tête sans aucune faute. Cette construction crée même souvent un effet stylistique recherché.

Quelle est la différence entre conjonction de coordination et de subordination

La coordination relie deux éléments de même niveau grammatical, comme « et », « ou », « mais ». La subordination crée une dépendance hiérarchique entre une proposition principale et une proposition secondaire.

Retenez cette image simple : la coordination aligne deux wagons sur la même voie. La subordination attache un wagon à une locomotive qui, seule, détermine la direction du convoi.

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