🧠 Testez votre QI gratuitement ! Je fais le test
893 Vues
Enregistrer

Coup de semonce : définition & origine (expression) 💥Coup de semonce : définition & origine (expression) 💥

Publié le 22/09/2021
0 commentaire
Membre premium

Découvrez les réductions que La Culture Générale a dénichées pour vous (XTB, LegalPlace, LWS, 02Switch et AD.fr)

Juridique

Créez votre société en ligne

Création société | Comptabilité | Statuts | Domiciliation | Dissolution

-15% sur votre commande
XTB : et si votre argent travaillait pour vous ? Faites-le travailler. Investir sur les marchés financiers comporte un risque élevé de perte en capital.
0% de commission* + 1 action Veolia offerte avec le code promo
Voir l'offre

*0 % de commission dans la limite de 100 000 € investis par mois, 0,2 % au-delà. Des frais de conversion de 0,5 % peuvent s'appliquer.

Hébergement web

LWS.fr | Hébergement web

Profitez de -15 % sur votre panier avec notre code exclusif

-15% sur votre panier
Hébergement web

L'hébergement internet en tout illimité

Dès 7 € HT / mois

-10% avec le code exclusif

Code promo valable uniquement en passant par ce lien.

Automobile

AD.fr | Confiez votre véhicule à de vrais spécialistes de l’automobile et bénéficiez d’un travail soigné.

Demandez votre devis gratuit en ligne !

10€ de remise sur toutes les prestations

Définition

Un coup de semonce est une expression qui signifie : un tir effectué en guise d’avertissement, un avertissement menaçant, une mise en garde, une sommation.

 

Coup de semonce : origine de l’expression

Une semonce est une exhortation à faire quelque chose, une sommation, un avertissement mêlé de reproches, une réprobation (Ac. 8e édition).

Moi qui m’attendais pour le moins à une verte semonce, cet accueil me surprit.

Daudet, Le Petit Chose

Ce terme vient d’un verbe sorti d’usage dont les valeurs ont évolué, « semondre » (ou semoncer), dérivé du latin submonere, « avertir en secret », et qui a signifié « convoquer à une assemblée » (pour un roi ou un seigneur auprès de ses vassaux), « inviter à agir », « inviter à une noce », « prier avec insistance », « exhorter », etc. Le « coup de semonce » (ou d’assurance) apparaît au milieu du XVIIIe siècle et vient de la marine : c’est un tir à blanc qui sert à exiger d’un autre navire de s’arrêter, de se rendre, ou de montrer son pavillon. 

9. Au surplus la regle en France est de ne tirer le coup de semonce, ou d’assurance que sous le pavillon du Roi ; & cela regarde les vaisseaux ennemis, aussi-bien que ceux des neutres, amis ou alliés. 

[…]

René-Josué Valin, Traité des prises…, 1763

Tous les vaisseaux en général ont la liberté d’arborer toute sorte de pavillons ; mais c’est un usage scrupuleusement observé observé par les vaisseaux de guerre de toutes les nations de l’Europe, d’assurer leur pavillon ; c’est-à-dire, tirer un coup de canon sous leur véritable pavillon, après le coup de semonce du vaisseau de guerre. 

Jacques Accarias de Sérionne, Les Interets des Nations en Europe, 1767

La locution prend plus tardivement (au XXe semblerait-il) le sens plus général et métaphorique « d’avertissement accompagné de menaces » : 

Et ce n’est encore qu’un avant-goût de ce qu’il nous réserve, lorsque l’interdiction de ce qu’il réclame tout d’abord aura stimulé son appétit d’ogre montagnard. C’est le « coup de semonce » précédant le grand « marmitage ».

La Publicité, mars 1928

N’y aurait-il qu’une seule mutuelle créée par les constructeurs, qu’elle constituerait un frein au déchaînement de hausse des tarifs d’assurance. Il y aurait là un coup de semonce, un avertissement que le troupeau des assurés a cessé d’être passif. 

La Pratique automobile vulgarisée, 1927

On parle plus rarement de « tir de sommation ».

À LIRE ICI : pourquoi dit-on « veiller au grain » ?

 

Exemple contemporain

Nouveau coup de semonce sur la tech chinoise. Ce jeudi, les autorités du pays ont convoqué pas moins de 11 entreprises du secteur des VTC et de la livraison pour un rappel à l’ordre sur leurs pratiques commerciales. Parmi elles, Didi – le « Uber chinois » -, déjà dans le viseur de Pékin.

Lesechos.fr