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« J’attends » ou « j’attend » ? orthographe et conjugaison

Publié le 23/04/2019
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On écrit : j’attends. La première personne du présent de l’indicatif du verbe « attendre » est : « attends ». Cette terminaison est par ailleurs la même pour la plupart des verbes du troisième groupe en -dre. Mais la plupart n’ont pas de désinence à la troisième personne : 

  • J’attend-s : désinence en s
  • Tu attend-s: désinence en s
  • Il/Elle attend : pas de désinence
  • Nous attend-ons : désinence en ons
  • Vous attend-ez : désinence en ez
  • Ils attend-ent : désinence en -ent

Le modèle est le même, par exemple, pour « fondre » (je fonds, tu fonds, il/elle fond, etc.). Cette conjugaison trouble car on a l’habitude d’associer la désinence en -s à la deuxième personne du singulier uniquement (ce qui est le cas des verbes du premier groupe, qui représente la grande majorité des verbes français).

Il faut apprendre cette forme par cœur.

À lire en cliquant ici : faut-il écrire « j’ai mis » ou « j’ai mit » ?

Exemples avec j’attends

  • Même si je sais que tu dois vivre ta vie et partir faire des études, j’attends quand même ton départ avec tristesse.
  • J’attends de recevoir son courriel.
  • J’attends avec impatience le jour où je pourrai enfin voyager dans l’espace.
  • Je ne sais pas du tout comment la situation va évoluer à l’avenir, alors j’attends patiemment mon heure afin de me décider.
  • L’ami qui est parti en voyage et dont j’attends des nouvelles depuis trois mois semble être arrivé à Tahiti.
  • J’attends avec nervosité le résultat des mes examens de fin de semestre pour savoir si j’ai réussi et si je pourrai partir en vacances l’esprit tranquille.
  • « Et j’attends demain, et j’aurai été homme ; et voyageur je m’arrête, et voyageur je m’en vais. Appuyé à l’une des arcades du cloître, j’ai regardé longtemps le théâtre des aventures de Guillaume Tell et de ses compagnons : théâtre de la liberté helvétique, si bien chanté et décrit par Schiller et Jean de Müller.   (Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe)
  • J’attends Dieu avec gourmandise. Je suis de race inférieure de toute éternité. (Rimbaud, Mauvais sang)