Surnoms du pénis en français : 11 exemples

Le pénis, partenaire démonstratif de l’existence humaine, a bien sûr vu sa titulature enrichie de nombreux surnoms, qui sont autant de métaphores.

 

1. L’asperge


L’analogie entre le pénis et cette plante allongée surmontée d’un bourgeon est évidente, d’autant qu’une asperge désigne aussi une personne grande et mince. L’expression « aller aux asperges », disparue, signifiait « se prostituer ».

Le verbe « asperger » (du latin asperger, « répandre un liquide », « saupoudrer ») signifie par ailleurs « mouiller une personne par la projection d’un liquide ».

 

2. La bite


Ce surnom, vulgaire, a une origine incertaine selon le Dictionnaire historique de la langue française. L’analogie avec la bitte de marine pose selon ce dernier des problèmes de sens (le pilier de fonte d’allure phallique est tardif alors que le mot est plus ancien), même si l’idée de poutre a pu alimenter la métaphore. Il pourrait aussi venir de l’ancien français « abiter », « s’approcher, toucher à », croisé avec « habiter », « avoir un commerce charnel avec quelqu’un ». L’Académie suppose un lien entre le normand « bitter », « boucher un trou », croisé avec la bitte.

Le verbe « biter » est sorti de l’usage, l’expression « avoir les yeux en trou de bite » est rare. Toutefois, ne rien « biter » à quelque chose (ne rien comprendre) s’entend encore.

Le verlan « teub » est encore courant.

 

3. Biroute


Selon le Dictionnaire historique, ce terme appartient à l’argot des aviateurs. Il désigne le manche à air près des pistes d’atterrissage qui indique le sens du vent.

Le terme est absent du TLFi.

Un lexique de 1946 définit biroute comme surnom du pénis.

Ce que vous êtes gorets, Seigneur, tous les deux ! Mais y a donc que votre putain de biroute qui compte ?

Dard, San Antonio, La Fête des pair

 

4. Bistouquette et quequette


Bistouquette, plutôt amusant et léger, voire enfantin (marqué par le suffixe -ette), serait peut-être dérivé de bistoquet, « un petit baton cylindrique qui servait de jeu pour les enfants », et du verbe « bistoquer », « pénétrer une femme », ou d’un autre verbe, « biscoter ».

« Kiki » et « quequette » semble être des dérivés.

D’un vieux un jour, je tenais la quéquette
La sonde en main, de l’autre la cuvette

Chanson de bicêtre

 

5. Biscuit


Ce surnom est lié à l’expression « tremper son biscuit », métaphore éloquente (tremper son pinceau existe encore).

Voir ici : que différence entre biscuit et gâteau ?

 

6. Braquemart / braquemard


Le braquemart était une épée courte et large à deux tranchants.

 

7. Popaul


Surnom affectueux de Paul, mais le transfert vers le pénis est d’origine inconnue.

C’est une façon de personnifier le zizi.

 

8. Zgeg / zguègue


Le mot est d’origine incertaine, peut-être lié à zob, qui aurait donné zboub, zguège, etc.

 

9. Zigounette


Formé à partir de « zig », terme d’argot de la fin du XIXe siècle / début du XXe siècle qui voulait dire « un type, un gars ». Le dérivé « zig-zig » signifiait coïter.

Le suffixe -ette rend le terme enfantin. Zigounette est similaire à zizi.

 

10. Zizi


D’origine obscure, peut-être né du fait que la prononciation de « z » est amusante, le zizi désigne le sexe masculin, beaucoup plus rarement le féminin auquel on préfère généralement zézette.

« Zizi-panpan » est, pour les adultes, une façon de parler à la façon des enfants de l’acte sexuel (mais le mot est probablement vieilli).

Pierre Perret en a fait une célèbre chanson en 1974.

Tout tout tout
Vous saurez tout sur le zizi
Le vrai, le faux
Le laid, le beau
Le dur, le mou
Qui a un grand cou
Le gros touffu
Le p’tit joufflu
Le grand ridé
Le mont pelé
Tout tout tout tout
Je vous dirai tout sur le zizi

Refrain

Zizi désignait aussi le bruant de haies.

 

11. Zob


L’arabe maghrébin zebbi, « mon pénis », exclamation équivalente à « putain ! » de l’arabe classique zoubb, « pénis », « bite » (زُبّ), a donné chez les zouaves (infanterie légère de l’armée d’Afrique) « zèbre », « zeb », »zebi », que l’on retrouve dans l’expression « peau de zébi« , « rien du tout ».

Selon Salah Guemriche (Dictionnaire des mots français d’origine arabe), la forme « zobi » apparaît au début du XXe siècle. Elle a donné « zob », qui reste aujourd’hui assez vulgaire. « Mon zob ! » a signifié « pas question » (aujourd’hui disparu).

 

D’autres surnoms du pénis


Il en existe bien d’autre, bien sûr, tout élément allongé pouvant être à l’origine d’une métaphore :

  • le grand chauve ;
  • le gourdin ;
  • le noeud ;
  • la nouille ;
  • le poireau
  • la queue

Adrian

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3 réponses

  1. Denis Pereault dit :

    Moins on veux dire un mot, plus il y a de synonyme…

  2. JP Gilbert dit :

    Bi, bitte, bitaud etc. D’après Hippolyte François Jaubert dans le glossaire du centre de la France (le parler berrichon), le mot bitte désigne un tuyau en cuir pour l’écoulement du vin du tonneau. L’origine serait celtique. À rapprocher de mentula dans les dictionnaires de latinité érotique.

  3. Subversive dit :

    le robinet et ses bijoux de famille, le tire-bouchon, le glaive…

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