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« Tu t’arrête » ou « tu t’arrêtes » ?

Publié le 09/08/2022
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On écrit : « tu t’arrêtes ».  Ici, le verbe à la forme pronominale « s’arrêter » est conjugué à la deuxième personne du singulier du présent de l’indicatif ou du subjonctif. Par exemple, au présent, on écrit : « tu t’arrêtes après l’arbre là-bas, s’il te plaît ». Ce présent peut aussi avoir une valeur d’impératif sous la forme populaire et orale « t’arrêtes », avec élision de « tu ». Il sert à donner un ordre. Par exemple, on peut donner un ordre en disant « t’arrêtes tout de suite d’embêter ton frère » comme on peut dire « t’appuies sur le bouton après mon signal ». Il peut aussi avoir une valeur impérative au subjonctif : « il faut que tu t’arrêtes maintenant de fumer, tu pourrais mettre autrement ta santé en péril ».

En revanche, on écrit « arrête ! », sans « s », lorsque l’on conjugue « arrêter » à la deuxième personne du singulier de l’impératif. En effet, à ce mode et à cette personne, la terminaison des verbes du troisième groupe ne prend jamais de « s ». De la même manière, on écrit « mange ! » (manger), ou « paye ! » (payer). À la forme négative de l’impératif, on doit ajouter le pronom personnel « t’ ». On écrit ainsi « ne t’arrête surtout pas de courir ! » comme on écrirait « ne t’appuie pas sur la table » (sans « s » aussi). Enfin, si l’on veut ajouter un pronom personnel, il faut le faire après le verbe et le lier par un trait d’union : « arrête-toi là, pour que je puisse mieux te voir ! ».

Exemples :

  • Tu ne t’arrêtes jamais lorsque des inconnus essaient de te parler.
  • Tu t’arrêtes tous les soirs au café pour boire un petit expresso.
  • Tu arrêtes ça tout de suite ou je vais finir par me mettre en colère.
  • Arrête donc de te plaindre et profite un peu de ton voyage !
  • Ne t’arrête pas à chaque aire d’autoroute pour manger un morceau, tu n’arriveras jamais à destination !