« Aube », « aurore », et « crépuscule » sont trois termes proches qui désignent des périodes de transition dans la journée, quand le soleil se lève et se couche.

 

Aube


Du latin populaire alba, dérivé de l’adjectif de latin classique albus, « blanc mat, pâle, blême » (grec alphos, ἀλφός). 

L’aube est le moment de la journée pendant lequel une première clarté, venue de l’Orient, commence à blanchir le ciel à l’horizon. L’aube du jour est blanchâtre, claire. L’aubépine est de même étymologie.

« À l’aube » signifie : très tôt de le matin ; « jusqu’à l’aube » signifie : jusqu’au matin du lendemain. Au figuré, « l’aube » est le commencement de quelque chose.

Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.

Victor Hugo, Les Contemplations

 

Aurore


Du latin aurora, « l’aurore » ou « le Levant, les contrées orientales ».

L’aurore est le moment du jour qui précède immédiatement le soleil, quand l’horizon présente une lueur rose ou rougeoyante. L’allemand parle plus clairement de das Morgenrot (le rouge du matin). L’aurore suit l’aube.

L’emploi métaphorique de ce terme comme synonyme de « commencement » est rare. On dit cependant « aux aurores » pour dire « très tôt dans la journée » (cette tournure est parfois considérée comme familière). Aurore est aussi un prénom féminin.

Une « aurore boréale » ou polaire désigne les lueurs mouvantes, vert, bleu et jaune, qui se présentent dans le ciel en hiver près des pôles.

Ce rouge si nouveau, si absent de la tendre, champêtre et candide sonate, teignait tout le ciel, comme l’aurore, d’un espoir mystérieux.

Proust, La Prisonnière

 

Crépuscule


Du latin crepusculum, dérivé de l’adjectif rare et archaïque (cf. Dictionnaire historique de la langue française) creper, « obscur, douteux, incertain »

Le crépuscule désigne en général la pénombre qui suit le coucher du soleil, où une lumière incertaine et faible subsiste, avant que le nuit ne s’impose.

En astronomie, le crépuscule désigne la lueur croissante ou décroissante du soleil à l’horizon, au matin ou au soir.

Par métaphore, « crépuscule » est employé comme synonyme poétique de « déclin » (de la vie, d’une civilisation, etc.), comme dans la traduction du titre du livre de Friedrich Nietzsche Götzen-Dämmerung (1888) en Le Crépuscule des idoles.

Le jour tombe. Un grand apaisement se fait dans les pauvres esprits fatigués du labeur de la journée ; et leurs pensées prennent maintenant les couleurs tendres et indécises du crépuscule.

Baudelaire, Le Crépuscule du soir

Cette image représente clairement les noms des différentes divisions de la journée, et notamment les moments de transition entre le jour et la nuit présentés dans cet article :

aube crepuscule aurore différence
Wikimedia Commons