Calendes grecques : définition & origine [expression]

Remettre ou renvoyer aux calendes grecques signifie : remettre à jamais, à une date qui ne viendra pas.

Synonymes : la Saint-Glinglin (en savoir plus)

 

Renvoyer aux calendes grecques : origine de l’expression


Les calendes grecques n’existent pas, car les Grecs n’en avaient pas. Les calendes étaient en effet le premier du jour du mois chez les Romains (le terme calendrier en est dérivé). L’expression se retrouve chez Suétone (77 – 122 ap. J.-C.), ad calendas graecas. Il l’attribue à Auguste :

On voit dans ses lettres autographes quelques locutions remarquables qui lui étaient familières en conversation. Par exemple, veut-il caractériser de mauvais débiteurs, il dit « qu’ils paieront aux calendes grecques ».

Vie des douze césars

L’expression est employée en français dès le XVIe siècle :

Ce Conseil, quoy que bon & salutaire, ne contenta le Pape qui voyait que par ce moyen il en estait renvoyé aux Calendes Grecques …

Les grandes annales et histoire générale de France, 1579

 

Exemples


Le père Walter reprit : — Très bien, alors je vous baptise Bel-Ami, comme tout le monde. Eh bien ! voilà, nous avons de gros événements. Le ministère est tombé sur un vote de trois cent dix voix contre cent deux. Nos vacances sont encore remises, remises aux calendes grecques, et nous voici au vingt-huit juillet.

Maupassant, Bel-Ami

 

Un arbitrage renvoyé aux calendes grecques. Les organisateurs des Jeux olympiques (JO) de Tokyo ont repoussé à juin leur décision sur la présence ou non de spectateurs locaux, un symbole supplémentaire de l’incertitude qui continue d’accompagner la préparation de ces Jeux, qui doivent se tenir du 23 juillet au 8 août, en pleine pandémie de Covid-19.

lemonde.fr

 

Mais cette relation de confiance mutuelle ne débouche pas sur un renforcement de la coopération métropolitaine entre les deux villes. En effet, les deux grands projets emblématiques de cette dynamique, le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et l’UBL, sont successivement abandonnés. Les mobilisations des « zadistes », hostiles au projet d’infrastructure aéroportuaire, poussent le gouvernement d’Édouard Philippe à l’abandonner en janvier 2018. Victime collatérale, le dossier de connexion ferroviaire et de l’accessibilité des deux métropoles semble repoussé aux calendes grecques.

Romain Pasquier, Sociologie de Rennes

Adrian

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