Sonner le glas : définition & origine [expression]

Sonner le glas signifie : annoncer la fin de quelque chose, annoncer l’effondrement de quelque chose.

 

Voir ici : d’où vient l’expression « au grand dam » ?

 

Sonner le glas : quelle est l’origine de cette expression ?


Le glas, du latin classique classicum, « sonnerie de trompettes », est le tintement de la cloche au tempo très lent qui annonce l’agonie, la mort ou les obsèques d’une personne. La liturgie catholique en distingue deux formes : 

  • le glas tinté : tintement sur une ou plusieurs cloches ;
  • le glas romain : volée de cloches avec tintements alternés.

Par extension, « sonner le glas » sert donc de métaphore pour annoncer la fin de quelque chose.

Le célèbre roman d’Ernest Hemingway (1899 – 1961) sur la Guerre civile espagnole, For Whom the Bell Tolls (1940), est traduit en français par Pour qui sonne le glas ?

Voir ici : 15 citations terribles d’Hemingway !

Selon le Dictionnaire historique de la langue française, le glas fait référence aux salves d’artillerie tirées pour les funérailles.

 

Exemples


Cette révolte avait sonné le glas de la politique de conciliation menée par le gouvernement. 

Alors, l’ouvrier a offert de travailler à moitié prix. Les portes ne se sont pas rouvertes. Il travaillerait pour rien qu’on ne pourrait le garder. C’est le chômage, le terrible chômage qui sonne le glas des mansardes. La panique a arrêté toutes les industries, et l’argent, l’argent lâche s’est caché.

Zola, Nouveaux contes à Ninon

 

Cette mise en retrait de Raul Castro, amorcée par sa démission du poste de chef de l’Etat en 2018, se déroule à un moment particulièrement difficile pour l’île, pourtant habitué aux pénuries depuis des décennies. Le pays vit sa pire crise économique en près de trente ans : en 2020, le PIB a chuté de 11 %, la pandémie de coronavirus ayant sonné le glas de son activité phare, le tourisme.

Lesechos.fr

 

Si la Ve République a une date de naissance – le 28 septembre 1958 –, son histoire est difficilement dissociable des conditions de la disparition du régime qui la précéda. Comme cette histoire a été faite dans l’ouvrage de la même collection consacré à la IVe République , on ne reviendra ici que sur les éléments nécessaires à la compréhension des circonstances et des modalités de cette naissance. Au commencement, il y eut le 13 mai 1958 et la crise politique qui s’ensuivit. À la suite de cette crise, le général de Gaulle devient président du Conseil le 1er juin. Mais cette désignation n’est pas seulement la énième crise ministérielle de la IVe République : elle en sonne le glas et le général de Gaulle sera le dernier président du Conseil de cette République. Le lendemain 2 juin, en effet, celui-ci obtient par un autre vote de l’Assemblée nationale l’autorisation de préparer une nouvelle Constitution.

Jean-François Sirinelli, La Ve République

 

Adrian

https://www.laculturegenerale.com

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