On écrit : ce qui s’ensuit. Exemples :

  • Le professeur décida d’imposer quinze minutes de lecture quotidienne. Il s’ensuivit une nette amélioration de l’orthographe des élèves.
  • Si tu fais cela, tu devras faire face à sa réaction et à tout ce qui s’ensuit.
  • Ce bébé était mignon, adorable, charmant, joli, gracieux, poupon et tout ce qui s’ensuit, si bien que personne ne lui résistait. 
  • Mais de ce que M. Vinteuil connaissait peut-être la conduite de sa fille, il ne s’ensuit pas que son culte pour elle en eût été diminué. (Proust, À la recherche du temps perdu)

 

Pourquoi écrit-on « ce qui s’ensuit » ?


Ce n’est pas le verbe « suivre » qui est employé mais le verbe « s’ensuivre », qui ne se conjugue qu’à la troisième personne du singulier et du pluriel (on parle d’un verbe défectif). « S’ensuivre » vient du du latin insequere, dérivé d’insequi, « venir immédiatement après, suivre, poursuivre, continuer ». « Ensuivre » signifie « suivre« , « venir ensuite« , mais aussi « procéder de », « découler », « résulter ». Il est aujourd’hui rare sauf dans cet emploi qui est très usuel mais qui a une connotation sérieuse, administrative, ou juridique. Il est possible d’employer la forme « s’en ensuivre » comme dans l’exemple suivant, mais elle passera pour recherchée et rare : 

Pour échapper à l’horrible hypnotisme qui pourrait s’en ensuivre, avons-nous d’autres ressources que celle de fermer définitivement les yeux ?

De L’Isle-Adam, Contes cruels

Malgré tout cela, on trouve souvent la forme « s’en suit », avec le verbe « suivre » qui paraît logique et naturel. On peut en trouver de nombreuses occurrences dans la littérature, qui sont peut-être des erreurs des auteurs, qui ont échappé aux correcteurs. Par exemple : 

Il s’en suit de flagrantes dispersions d’énergie : tel individu, au lieu de courir le chemin où il excelle, bondit à droite, à gauche, s’estropie, tombe.

Segalen, Le Double Rimbaud

À lire en cliquant ici : « sensé » et « censé », quelle différence ?