« etc… » ou « etc. » : comment l’écrire ?

On écrit : etc.

Etc. (« et le reste », « et toutes les autres choses »), du latin et cetera ou et caetera, est toujours suivi d’un point, et n’est pas suivi de points de suspension.

En effet, les points de suspension sont inutiles après « etc. », car ils ont le même rôle : indiquer qu’une énumération est incomplète. Ils peuvent se suivre si et seulement les points de suspension indiquent que la phrase d’un locuteur a été interrompue par une autre locuteur.

S’il se trouve en fin de phrase, on écrit un seul point, pas deux.

Exemple

Ils se disaient aussi ce que se sont dit à toutes les époques les partis vaincus : que la prospérité du parti vainqueur finirait, que l’Empereur n’était soutenu que par l’armée, que le Fait périssait tôt ou tard devant le Droit, etc. Malgré ces avis, ils tombèrent dans la fosse…

Balzac, Une Ténébreuse affaire

 

S’il se trouve en fin de phrase mais entre parenthèses, on écrit le point, puis la parenthèse, puis le point final de la phrase.

Exemple

On y trouvait tous les fruits (pommes, mangues, bananes, etc.).

 

S’il se trouve en fin de phrase mais entre guillemets, on ne fait pas suivre les guillemets d’un point. 

Exemple 

« Martinier, janvier 1659. Martinier, juin 1660, Martinier, mars 1661, pamphlets, mazarinades, etc. » Vous comprenez que ce n’est qu’un prétexte…

Dumas, Le Vicomte de Bragelonne

 

S’il se trouve en milieu de phrase, il est suivi d’une virgule.

Exemple

De même qu’en pathologie certains états d’apparence semblable sont dus, les uns à un excès, d’autres à une insuffisance de tension, de sécrétion, etc., de même il peut y avoir vice par hypersensibilité comme il y a vice par manque de sensibilité.

Proust, À la recherche du temps perdu

 

Il est parfois répété, pour montrer le caractère fastidieux qu’aurait la retranscription complète d’un propos ou d’une énumération (comme on peut le faire à l’oral parfois).

Exemple

Dans le premier extrait, l’ancienne société subsiste : M. de Chateaubriand est un haut et puissant seigneur, etc., etc. ;

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe

En France, on prononce rarement « etc. » à l’oral. Cette locution est la plupart du temps prononcée « èt sétéra » ou « èt chétéra ». Cette dernière semble primer en Belgique.

Cette locution est empruntée au latin juridique médiéval et cetera qui signifie « et les autres choses ». Elle pouvait être autrefois abrégée en « &c. », mais ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Il y a des synonymes moins formels : et patati et patata, et patin couffin (à lire ici), et tutti quanti, et autres, etc.

Adrian

https://www.laculturegenerale.com

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