D’un iota : définition & origine de l’expression

D’un iota signifie : d’une chose infime, insignifiante, de presque rien.

Ne pas changer ou bouger d’un iota signifie : ne pas changer du tout, ne pas évoluer, rester tel quel, ne pas modifier le plus petit détail.

Synonyme : ne pas changer d’une virgule.

 

Ne pas changer d’un iota : origine de l’expression


Iota est la neuvième lettre de l’alphabet grec : Ι, ι, (ίῶτα).

Elle correspond à la lettre « i » en français.

C’est la lettre grecque la plus simple à tracer, et sa minuscule est la plus petite de toutes. De là vient l’idée d’une chose minime, de presque rien.

Il faut ajouter toutefois que cette expression a une origine biblique :

Car, en vérité je vous le déclare, avant que ne passent le ciel et la terre, pas un i, pas un point sur l’i ne passera de la loi, que tout ne soit arrivé.

Matthieu, V, 18, Traduction œcuménique de la Bible

Le iota du texte grec originel a été traduit ici par le « i » latin.

 

Voir ici : pourquoi dit-on « un baiser de Judas » ?

 

Exemples


Il ne faut plus demander, à quoi bon Dieu punirait-il les méchants pendant une éternité, puisque leurs peines ne peuvent plus servir à les corriger ; quelle bien, quelle utilité peut-il en tirer, lui qui est heureux par lui-même, & dont le bonheur ne peut être augmenté ni diminué d’un iota par toutes ses créatures.

Jean Denyse, La Vérité de la religion chrétienne, démontrée par ordre géométrique, 1717

 

Nous avons eu l’occasion d’exprimer notre opinion sur la Compagnie générale lorsqu’elle en était à ses débuts, et bien que cette appréciation à cette époque pût paraître prématurée, présomptueuse, téméraire, nous ne nous sommes pas trompé d’un iota sur son compte.

Proudhon, Manuel du spéculateur à la Bourse

 

L’histoire, telle que la voyait Marchenoir, était d’un tissu si garanti qu’on pouvait mettre au défi n’importe quel faussaire de la démarquer d’une manière plausible. Les caractères altérés, les lignes déviées de leur sens, écorchaient l’œil et criaient pour qu’on les réintégrât. Le texte symbolique, mutilé seulement d’un iota, n’avait plus de sens et divulguait, de son mutisme soudain, la profanation

Bloy, Le Désespéré

Adrian

https://www.laculturegenerale.com

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *