🧠 Testez votre QI gratuitement ! Je fais le test
919 Vues
Enregistrer

Pasqua : « il faut terroriser les terroristes »Pasqua : « il faut terroriser les terroristes »

Publié le 23/07/2020 (m.à.j* le 26/12/2024)
0 commentaire
Membre premium

Découvrez les réductions que La Culture Générale a dénichées pour vous (XTB, LegalPlace, LWS, 02Switch et AD.fr)

Juridique

Créez votre société en ligne

Création société | Comptabilité | Statuts | Domiciliation | Dissolution

-15% sur votre commande
XTB : et si votre argent travaillait pour vous ? Faites-le travailler. Investir sur les marchés financiers comporte un risque élevé de perte en capital.
0% de commission* + 1 action Veolia offerte avec le code promo
Voir l'offre

*0 % de commission dans la limite de 100 000 € investis par mois, 0,2 % au-delà. Des frais de conversion de 0,5 % peuvent s'appliquer.

Hébergement web

LWS.fr | Hébergement web

Profitez de -15 % sur votre panier avec notre code exclusif

-15% sur votre panier
Hébergement web

L'hébergement internet en tout illimité

Dès 7 € HT / mois

-10% avec le code exclusif

Code promo valable uniquement en passant par ce lien.

Automobile

AD.fr | Confiez votre véhicule à de vrais spécialistes de l’automobile et bénéficiez d’un travail soigné.

Demandez votre devis gratuit en ligne !

10€ de remise sur toutes les prestations

Origine de la citation

“Il faut terroriser les terroristes” : cette célèbre déclaration est attribuée à Charles Pasqua (1927 – 2015) alors qu’il occupait le poste de ministre de l’Intérieur du gouvernement de cohabitation du Premier ministre Jacques Chirac (de 1986 à 1988) après la victoire de la droite aux législatives du 16 mars 1986, sous la présidence de François Mitterrand (de 1981 à 1995). Paris faisait alors face à une vague d’attentats terroristes liée à son implication dans la guerre au Liban.En effet, le 7 décembre 1985, une bombe explose aux Galeries Lafayette à Paris ; le 3 février 1986, une bombe explose à la galerie marchande de l’hôtel Claridge et une bombe est désamorcée sur la tour Eiffel ; le 4 février, une bombe explose à la librairie Gibert Jeune ; le 5, à la Fnac-sport du forum des Halles ; le 17 mars, jour de la nomination de Chirac, dans le TGV Paris-Lyon ; le 20 mars, dans la galerie Point-Show sur le Champs-Élysées, qui fait deux morts. 

 

« Terroriser les terroristes » : une déclaration en off ?

Pasqua aurait réagi en déclarant vouloir “terroriser les terroristes”. Cependant, cette déclaration n’est pas publique. C’est peut-être un emportement en “off” devant des journalistes. On retrouve notamment cette phrase dans un article d’Edwy Plenel dans Le Monde du 23 avril 1986, soit un mois environ après sa nomination :  

Heureux rappel, quelque peu éclipsé aujourd’hui par de fortes paroles du même sur la nécessité de ” terroriser les terroristes “.

Mais, interrogé à propos du terrorisme lors d’une interview organisée par le journal télévisé d’Antenne 2 le 12 avril 1986, Pasqua se montre modéré. Il parle de son ministère comme d’un “ministère de la Paix”, ne reprend pas l’idée avancée par les journalistes d’une “guerre contre le terrorisme” (qu’il qualifie de “fléau”), déclare vouloir plus de coordination entre les pays touchés et “utiliser tous les moyens que donne la loi pour poursuivre ceux qui se sont mis hors-la-loi”. Loin de ce que vous pouvait augurer le mot d’ordre putatif. 

Cependant la réaction législative est vive. La loi du 9 septembre 1986 relative aux conditions d’entrée et de séjour des étrangers en France, dite “loi Pasqua“, durcit les conditions d’immigration en France, et le même jours est promulguée la loi relative à la lutte contre le terrorisme et aux atteintes à la sûreté de l’État, qui définit le terrorisme et organise la procédure judiciaire, alors que Paris est touchée par une nouvelle vagues d’attentats (4, 8, 12, 14, 15, 16 et 17 septembre). 

Si l’idée de “terroriser les terroristes” est associée Pasqua, cette formule allitérée (et par là, efficace) ne naît pas avec lui, comme en témoigne les occurrences présentées par Gallica.

Voir ici : Jospin : l’État ne peut pas tout.