On écrit : peut-on. La forme conjuguée à la 3e personne du singulier du présent de l’indicatif du verbe « pouvoir » est « peut » avec un « t ». Il n’y a pas lieu de modifier cette terminaison lorsqu’on inverse le sujet et le verbe pour former une phrase interrogative. Bref, il faut aller au plus simple, et les autres formes sont donc à bannir. En revanche, la forme conjuguée « peux » avec un « x », correspondant à la 1re personne du singulier du présent de l’indicatif, se transforme en « puis-je ? » à l’interrogative (dans ce cas, il y a bien une transformation). La deuxième personne donne « peux-tu ». 

Dans d’autres cas que celui-ci, un « t » ou « d » peuvent être placés entre le verbe conjugué et le pronom à la forme interrogative. Cela s’explique par des raisons d’euphonie, c’est-à-dire pour produire une sonorité harmonieuse. Ainsi, au futur simple, on écrira « il pourra », qui devient « pourra-t-il » à la forme interrogative pour maintenir l’euphonie (« pourra-il » serait imprononçable). Autre exemple : « il convainc » devient « convainc-t-il ».

À lire ici : faut-il écrire « y a-t-il », « y’a-t-il » ou « y a-t’il » ?

 

Exemples avec « peut-on »


C’est bien connu, on peut très bien manger et marcher en même temps. Mais puis-je me permettre de vous poser une question ? Peut-on lire en marchant ?

Mais, si quelqu’un, par hasard, apprenait à la compagnie que j’étois Persan, j’entendais aussitôt autour de moi un bourdonnement : Ah ! ah ! Monsieur est Persan ? c’est une chose bien extraordinaire ! Comment peut-on être Persan ?

Montesquieu, Lettres persanes

Comment peut-on être malheureux, pensait-il, quand on habite un séjour aussi splendide !

Stendhal, Le Rouge et le Noir

C’est cette idée de départ, cocasse et inattendue, qui en fait une comédie même si la question derrière cette histoire est plus grave, à savoir comment peut-on répondre aux attentes étranges voire contre-nature de la personne, homme ou femme, avec qui on partage sa vie ».

Lesechos.fr