On écrit : peut-on. La forme conjuguée à la 3e personne du singulier du présent de l’indicatif du verbe « pouvoir » est « peut » avec un « t ». Il n’y a pas lieu de modifier cette terminaison lorsqu’on inverse le sujet et le verbe pour former une phrase interrogative. Bref, il faut aller au plus simple, et les autres formes sont donc à bannir. En revanche, la forme conjuguée « peux » avec un « x », correspondant à la 1re personne du singulier du présent de l’indicatif, se transforme en « puis-je ? » à l’interrogative (dans ce cas, il y a bien une transformation). La deuxième personne donne « peux-tu ». 

Dans d’autres cas que celui-ci, un « t » ou « d » peuvent être placés entre le verbe conjugué et le pronom à la forme interrogative. Cela s’explique par des raisons d’euphonie, c’est-à-dire pour produire une sonorité harmonieuse. Ainsi, au futur simple, on écrira « il pourra », qui devient « pourra-t-il » à la forme interrogative pour maintenir l’euphonie (« pourra-il » serait imprononçable). Autre exemple : « il convainc » devient « convainc-t-il ».

Exemples avec « peut-on »

  • Comment peut-on être malheureux quand on habite dans une maison si splendide ?
  • Tout le monde se pose aujourd’hui cette question : peut-on répondre aux demandes des clients dans un contexte de très haute volatilité ?
  • Pourra-t-elle réussir ses examens si elle ne révise pas du tout ?
  • Peut-on prouver avec les preuves dont nous disposons que l’accusé est le coupable dans cette affaire ?
  • « C’est bien connu, on peut très bien manger et marcher en même temps. Mais puis-je me permettre de vous poser une question ? Peut-on lire en marchant ? Mais, si quelqu’un, par hasard, apprenait à la compagnie que j’étois Persan, j’entendais aussitôt autour de moi un bourdonnement : Ah ! ah ! Monsieur est Persan ? c’est une chose bien extraordinaire ! Comment peut-on être Persan ? » (Montesquieu, Lettres persanes)