Prévarication : définition · synonymes · exemples · étymologie

Définition. (Nom féminin). « Prévarication » signifie : manquement aux devoirs d’une fonction ou d’une charge, infraction, une faute, une transgression grave (surtout à propos d’un élu ou d’un fonctionnaire).

Anciennement : transgression de la loi divine ou d’une obligation morale.

 

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Synonymes de « prévarication »


Concussion, malversation, exaction, forfaiture ;

 

Antonymes


Intégrité.

 

Exemples


Les scandaleuses prévarications du président avaient entraîné sa démission. 

 

Ce fonctionnaire avait été accusé à tort de prévarication

 

Quand il s’agit de son pain, ma chère et respectable philosophe, on oublie tout le reste, hors vous, à qui je songerais en mourant de faim. J’envoie aux fermiers généraux les déclarations du contrôleur et du receveur, qui avouent leur prévarication, le crime de faux dans le procès-verbal, et toutes les horreurs que nous avons essuyées.

Voltaire

 

Mais la liberté de la presse a des dangers. Qui l’ignore ? Aussi cette liberté ne peut exister qu’en ayant derrière elle une loi forte, immanis lex, qui prévienne la prévarication par la ruine, la calomnie par l’infamie […]

De la monarchie selon la Charte, Chateaubriand

 

Aujourd’hui, les budgets de l’Etat sont exécutés en dépit du bon sens avec l’aval du FMI et de la Banque mondiale, qui froncent parfois les sourcils quand les ficelles de la prévarication deviennent trop grosses

Étymologie de « prévarication »


Le terme « prévarication », qui renvoie à un concept flou et général, est absent du Code pénal français. On y trouve toutefois la « concussion » (malversation d’un fonctionnaire). 

Ce terme vient du latin praevaricatio, « accord secret entre un avocat et la partie adverse », « prévarication, intelligence avec la partie adverse, collusion ». Le terme a pris le sens de « transgression, péché » dans la langue du christianisme/ 

Le verbe « prévariquer » au sens de « manquer à ses devoirs » a été rarement employé et est hors d’usage aujourd’hui. 

Celui qui se livre à ces transgressions est le « prévaricateur ».

Adrian

https://www.laculturegenerale.com

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2 réponses

  1. Romain dit :

    Je suis tombé sur ce mot en lisant l’article en page 13 du Monde diplomatique de ce mois-ci, probablement vous aussi ? Merci pour cette définition détaillée et concise.

  2. Philippe dit :

    Je connaissais le mot mais je l’assimilais à « détournement à des fins personnelles »

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