« Tout entière » ou « toute entière » ? Orthographe

On écrit : tout entière.

Ici, la liaison entre les deux termes peut induire en erreur.

« Tout » est ici employé comme adverbe (il signifie ici « complètement », « entièrement », « tout à fait»). Or les adverbes ne varient que devant un adjectif au féminin qui commence pas une consonne (toute bête, toute ronde) ou un h aspiré (toute honteuse, toute hâlée, toute hérissée). Ce n’est pas le cas d’« entière » qui débute par une voyelle.

Le cas est le même, par exemple, pour « tout énervée », « tout essoufflée », « tout occupée », etc.

Cette locution est aussi le titre d’un poème de Baudelaire dans Les Fleurs du mal (1861).

 

À lire ici : « le haricot » ou « l’haricot » ?

 

Exemples avec « tout entière »


L’âme est laissée tout entière à elle-même, et l’attention est ramenée forcément à cet ouvrage du peuple-roi qu’on a sous les yeux.

Stendhal, Mémoires d’un touriste

 

Pendant quelques minutes, elle resta là, éperdue, dans cette crise qui la tenait tout entière.

Zola, Une Page d’amour

 

Les photographes de presse saisissent la scène au vol, à un moment où Angela Merkel a stupéfié l’Allemagne et l’Europe tout entière en ouvrant les frontières allemandes pour accueillir les réfugiés bloqués en Europe centrale.

Lesechos.fr

Adrian

https://www.laculturegenerale.com

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *