On écrit : indemne. Ce terme signifie « qui n’a pas subi dommage », que ce soit physique ou moral (libre des influences néfastes). Ce terme est d’abord apparu dans la langue savante, à partir du XVIe siècle et a été utilisé dans la langue du droit. « Indemme » est l’une des fautes d’orthographe les plus courantes de la langue française. Cette orthographe troublante, avec la séquence « mn », assez rare, et qui est rarement entendue à l’oral, s’explique par son origine : indemne est en effet tiré du latin indemnis, « qui n’a pas subi de dommage », damnum étant le dommage, la perte (on le retrouve dans l’expression « au grand dam »). Par extension, ce terme signifie « exempt de » (« être indemne d’une influence » par exemple). 

ASTUCE : pour se souvenir de l’orthographe, on peut penser à « indemnité » ou à « indemniser », où l’on entend mieux le « n ».

À lire en cliquant ici : faut-il écrire dilemme ou dilemne ?

Exemples avec indemne

  • Depuis mon enfance, j’étais indemne de tout sensibilité larmoyante, ce qui faisait que je ne me laissais pas emporter par les grandes émotions populaires, mais que je regardais avec ennui la plupart des films qui fascinaient mes camarades.
  • C’était inéluctable : cette entrepreuneure, malgré tout son talent, n’allait pas de sortir indemne de cette affaire, dans laquelle elle avait misé énormément, mais dont le retour fut bien plus pauvre qu’attendu : sur les 100 000 euros, il ne lui en reste que 30 000 !

Il se croyait indemne des tares physiologiques de la famille ; mais la pensée même que l’hérédité sautait parfois une génération, et que, chez un fils né de lui, les désordres des aïeux pouvaient reparaître, ne l’arrêtait pas […]

Zola, Le Docteur Pascal

Le nouveau président de la République profite cependant de la sortie réussie de la crise algérienne (échec du putsch des généraux le 22 avril 1961, accords d’Évian signés le 18 mars 1962, indépendance approuvée par referendum le 8 avril, et effective le 5 juillet) et de sa sortie indemne d’un attentat qui le visait (attentat du Petit-Clamart le 22 août 1962) pour compléter l’édifice constitutionnel.

Les Présidents de la République, Charles de Gaulle