On écrit : mille mercis. « Mille » ne prend pas de « s ». Exemples : 

  • Mille mercis, mes très chers amis, d’avoir bien voulu vous joindre à notre modeste assemblée pour cette soirée.
  • Je tenais à vous adresser plus de mille mercis pour votre visite dans notre village.
  • Ce n’est pas à cent, mais à mille mercis auxquels vous aurez droit si vous acceptez de nous aider dans cette affaire.
  • Les mille mercis et les mille cadeaux que j’ai reçus ne purent pas plus me satisfaire que le plaisir d’avoir pu aider des personnes en détresse.
  • Bonjour, mon cher Froment, cria-t-il de sa voix dont il exagérait le grasseyement, par bon ton. Mille mercis d’avoir bien voulu être des nôtres. (Zola, Travail)

 

Pourquoi écrit-on « mille mercis »  ?


« Merci » est un nom commun qui s’accorde, et donc prend logiquement la marque du pluriel quand il y en a plusieurs : on écrit donc des « mercis ». On hésite probablement à l’accorder parce qu’on utilise « merci » comme une interjection (dans la vie, on ne dit pas « un merci pour ce que tu as fait »). En revanche, « mille », adjectif numéral cardinal (il indique un nombre), ne ne s’accorde pas. Il est invariable. On écrit par exemple « quatre mille personnes », ou « je te l’ai répété dix mille fois ». Le cas est le même pour : « mille pardons ! » ou « mille excuses ! », expressions relativement courantes elles aussi. 

Cette expression hyperbolique est relativement récente : ses premières occurrences peuvent être repérées au début du XIXe siècle (cf. outil Google Ngram). On ne la trouve pas facilement dans les romans du XIXe siècle (sauf chez Zola). Merci vient du latin mercedem, accusatif de merces :

«salaire, récompense, solde, intérêt, rapport» et, à basse époque, «prix, faveur, grâce qu’on accorde à quelqu’un en l’épargnant».

TLFi

À lire en cliquant ici : doit-on écrire « merci par avance » ou « merci à l’avance » ?