On écrit : Profites-en (bien) ! On n’écrit jamais « profite-en ! ». L’orthographe suit la prononciation du mot. La deuxième personne du singulier à l’impératif du verbe « profiter » est « profite« . Cependant, suivi de « en », le verbe « profite », seul, serait imprononçable (dans « profite-en ! », il y a un hiatus : deux voyelles, les deux « e », se rencontrent). Pour des raisons d’euphonie, c’est-à-dire pour que ce mot soit agréable à entendre et facile à prononcer, on rajoute un « s » à la terminaison des verbes du premier groupe lorsqu’ils sont suivis du pronom « en », et on lie le verbe et « en » avec un trait d’union. La règle est donc la même pour les autres verbes du premier groupe. Exemples : « manges-en ! » (manger, verbe du premier groupe), « achètes-en ! » (acheter), « parles-en ! », etc. On ajoute aussi un -s avec le pronom « -y ».

Attention : il ne faut pas appliquer cette règle quand « en » est une préposition (quand il introduit un complément, un morceau de phrase qui ajoute des informations) : « mange en silence ! », par exemple. Mais le cas se présente rarement pour « profiter » ( « profite en classe pour poser toutes tes questions », mais cette tournure appartient plutôt à la langue parlée). Les autres personnes de profiter à l’impératif donnent : 

  • profitons-en !
  • profitez-en !

À lire en cliquant ici : faut-il écrire « j’ai fait » ou « j’ai fais » ? 

 

Exemples avec « profites-en »

  • Tu pars en voyage avec Jeanne ? Profites-en pour la demander enfin en mariage !
  • Si tu vas faire des courses en ville cet après-midi, profites-en s’il te plaît pour te faire couper les cheveux !
  • Tu es très riche maintenant, profites-en donc un petit peu car le temps passe très vite !
  • Je suis encore pour quelque temps une jolie fille, profites-en, mais ne me demande pas autre chose. (Dumas fils, La Dame aux camélias)
  • Mon pauvre ami, me dis-je du fond du cœur, j’ai un conseil à te donner : c’est que je crois qu’il te faut mourir. Pendant que tu es bon à cette heure, profites-en pour n’être plus méchant ; (Musset, La Confession d’un enfant du siècle)