« Aux dépens » ou « aux dépends » : orthographe

On écrit : « aux dépens »

Ce terme, toujours au pluriel, désigne les frais (à la charge de quelqu’un). Il est lié à dépenser (les dépenses), pas à dépendre.

On écrit ainsi : apprendre à ses dépens, rire aux dépens de quelqu’un, etc.

VOIR ICI : « censé » et « sensé »

 

Exemples avec aux dépens


aux depends ou aux depens orthographe

Démocrite, Johannes Moreelse, 1630 (détail) | Wikimedia Commons

 

Un instant après, M. de Rênal repris par la vanité blessée se rappelait laborieusement tous les moyens cités au billard du Casino ou Cercle noble de Verrières, quand quelque beau parleur interrompt la poule pour s’égayer aux dépens d’un mari trompé.

Stendhal, Le Rouge et le Noir

 

Toute cette troupe pauvre, ne recevant pas un sou des Princes, faisait la guerre à ses dépens tandis que les décrets achevaient de la dépouiller et jetaient nos femmes et nos mères dans les cachots.

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe

 

Swann restait là, désolé, confus et pourtant heureux, devant cette enveloppe qu’Odette lui avait remise sans crainte, tant était absolue la confiance qu’elle avait en sa délicatesse, mais à travers le vitrage transparent de laquelle se dévoilait à lui, avec le secret d’un incident qu’il n’aurait jamais cru possible de connaître, un peu de la vie d’Odette, comme dans une étroite section lumineuse pratiquée à même l’inconnu. Puis sa jalousie s’en réjouissait, comme si cette jalousie eût eu une vitalité indépendante, égoïste, vorace de tout ce qui la nourrirait, fût-ce aux dépens de lui-même.

Proust, À la recherche du temps perdu

 

Ce dont elle souffrait surtout et qui, pour peu que s’y attardât sa pensée, lui devenait insupportable, c’était de vivre aux dépens de ce protecteur, ou mieux : de ne lui donner rien en échange ; ou plus exactement encore : c’était qu’Édouard ne lui demandât rien en échange, alors qu’elle se sentait prête à tout lui accorder.

Gide, Les Faux-Monnayeurs

Adrian

https://www.laculturegenerale.com

2 réponses

  1. Très interessant et très pédagogique

  2. Ne parlons plus de Personne référante: A ce jour ,je me suis bien rendue compte,que ce qui compte pour ces « gens » là,c’est L’ARGENT » » » » » » Surtout lorsque la personne,n’a besoin de personnne.Je suis scandalisée,par ce mot!!!!On attend que « son pére » soit atteint de la maladie d’Alzeimer,pour réaliser que TOUT D’UN COUP on a un pére? Qu’il faut surtout enlever à son épouse,pour en profiter(Matériellement surtout!!!!!) La justice doit trancher !

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