« Collision » et « collusion » : quelle différence ?

« Collision » et « collusion » sont des paronymes.

 

Collision : définition


Du latin collisio, « choc, heurt », dérivé de collidere, « frapper contre, heurter, briser », composé de cum, « avec », et de laedere, « blesser, endommager ».« Collision » signifie : 

1. choc de deux corps, dont l’un est en mouvement ; 

La collision de la frégate et du cétacé s’était produite vers onze heures du soir environ.

Verne, Vingt mille lieues sous les mers

  • on dit souvent « entrer en collision » ;

Loin, très loin du système solaire, une petite planète aux allures de Pluton entre en collision avec un astéroïde. L’impact, violent, éjecte dans l’espace des milliers de débris.

quebecscience.qc.ca

2. rencontre violente, conflit entre plusieurs groupes ou partis. 

Les Américains sont habitués à procéder à toutes sortes d’élections. L’expérience leur a appris à quel degré d’agitation ils peuvent parvenir et doivent s’arrêter. La vaste étendue de leur territoire et la dissémination des habitants y rend une collision entre les différents partis moins probable et moins périlleuse que partout ailleurs.

Tocqueville, De la démocratie en Amérique

Le terme est aussi employé dans des sens spécifiques dans diverses disciplines (physique nucléaire, linguistique, etc.).

À lire ici : « bedeau » et « badaud », quelle différence ? 

 

Collusion : définition


Du latin collusio, « entente frauduleuse », dérivé de colludere, « jouer avec, colluder, s’entendre frauduleusement », composé de cum, « avec », et ludere, « jouer ». « Collusion » signifie : s’entendre entre plusieurs parties au détriment d’un tiers, se mettre d’accord secrètement pour nuire à un autre.

Certains, comme le vice-ministre de la paix, vont jusqu’à accuser Washington de collusion avec le Front de libération du peuple du Tigré (FLPT), le parti tigréen à la tête d’une coalition rebelle en guerre contre le premier ministre Abiy Ahmed depuis plus d’un an dans le nord de l’Ethiopie.

Lemonde.fr

Par sa conversion, il devient l’instrument du retour de la chrétienté occidentale au christianisme orthodoxe : il fait cause commune avec les élites gallo-romaines (les évêques) et les élites franques pour lutter contre les ariens, par enjeu géopolitique pour lui, par enjeu d’orthodoxie pour les évêques. Le baptême de Clovis est le signe de cette collusion de deux sociologies et de cette alliance de deux intérêts […]

Bénédicte Sère, Les 100 dates de l’histoire de l’Église

Adrian

https://www.laculturegenerale.com

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.