« Il faut qu’on se voie » ou « qu’on se voit » ?

On écrit : il faut qu’on se voie / il faut que l’on se voie.

« Il faut que … » appelle le subjonctif (ici, la troisième personne du subjonctif présent de « voir »). En effet, il est question ici d’une chose virtuelle : « il faut que » introduit une action à accomplir ou une conjecture (une hypothèse, une idée non vérifiée). 

 

À lire ici : « conjecture » et « conjoncture », quelle différence ?

 

Pour être sûr de soi, il suffit de remplacer le verbe.

Il faut qu’on fasse ce chemin ensemble.

Il faut que l’on soit forts demain. 

L’indicatif s’impose en revanche dans une phrase comme « on se voit demain ». Ici, rien ne demande le subjonctif. La phrase véhicule une espèce de certitude.

 

À lire ici : « après que » : indicatif ou subjonctif ?

 

Exemples avec « il faut qu’on se voie »


Les seuls rapports qu’on ait, c’est à l’atelier, ce champ de bataille des intérêts. Il faut qu’on se voie davantage ; il ne faut pas qu’il y ait de telles luttes ; il faut que le capital et le travail s’associent ; il faut revenir aux corporations. 

Le Figaro, 24 janvier 1888

 

L’autre a été soufflée et l’a suivie ; jambes tremblantes, Sorokine ne savait plus que lui dire – elle a fini par balbutier : « je veux faire votre connaissance, il faut qu’on se voie une heure, si ça ne marche pas, on ne se verra plus ».

Simone de Beauvoir, Lettres à Sartre, Lundi 8 janvier 1940

 

Pour cela, il faut quon se voie tous, qu’on se parle, qu’on partage notre diagnostic sur l’état de la France, sur les meilleures solutions à mettre en oeuvre et qu’on décide comment on sélectionne celui qui portera nos couleurs.

Interview de Valérie Pécresse, Le Parisien, 2 juillet 2021

Adrian

https://www.laculturegenerale.com

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