« Je ne manquerai » pas correspond à la forme conjuguée au futur de l’indicatif du verbe « manquer », tandis que « je ne manquerais » pas correspond à la forme conjuguée du même verbe au conditionnel présent. Ces deux forme sont homonymes et homophones, ce qui peut prêter à confusion.

Dans un contexte professionnel, on hésite souvent sur le mode à choisir lorsque cette locution est suivie de « de vous tenir informé ».

 

Je ne manquerai pas : le futur


Cependant, le choix du futur, « je ne manquerai pas », sous-entend que l’on est sûr de ne pas manquer, à l’avenir, lorsque les circonstances le demanderont, de faire quelque chose. On fait une promesse à son ou ses interlocuteurs.

Par exemple, lorsque l’on dit « je ne manquerai pas de vous tenir informé de la suite des opérations », on affirme qu’il est certain que lorsque les opérations auront progressé, on tiendra informé le ou les personnes concernées sur leur déroulement.

Attention : il faut écrire « informé » (ou selon le cas, l’accorder, « informée » ou « informées ») car c’est ici un participe passé, pas un infinitif.

Exemple littéraire : 

Chaque jour, je ne manquerai pas de prier le ciel pour toi (si c’était pour moi, je ne le prierai point).

Lautréamont, Les Chants de Maldoror

Le futur peut aussi être employé lorsque l’on promet de faire quelque chose si une condition se réalise. Cette condition peut être introduite par la conjonction « si ».

Par exemple, lorsque l’on dit « je ne manquerai pas de vous contacter si je reçois d’autres informations », on ne promet de contacter le ou les personnes concernées qu’à la condition de recevoir, par ailleurs, plus d’informations sur le sujet en question.

Cette tournure est souvent une formule de politesse qui permet de laisser une affaire en suspens.

 

Je ne manquerais pas : le conditionnel


Le choix du conditionnel, « je ne manquerais pas », est très rare. Il peut être employé à propos d’une situation présente, où l’on est empêché d’effectuer une action par des circonstances particulières.

Par exemple, lorsque l’on dit « je manquerais pas de faire parvenir les informations aux clients si j’avais un ordinateur », on dit que l’on est empêché de « faire parvenir les informations aux clients » à cause d’une circonstance, « ne pas avoir un ordinateur ».

C’est une façon peu courante de s’exprimer. 

À la première personne du pluriel, le conditionnel change nettement de forme, ce qui permet de mettre fin à l’ambiguïté avec le futur de l’indicatif : nous ne manquerions pas de vous aider si nous le pouvions.

 

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