On écrit :« la plupart sont ». Ce nom collectif est suivie du pluriel (on écrit donc, aussi, « la plupart ont »). Exemples :

  • La plupart sont d’avis de continuer les opérations jusqu’à épuisement des forces. 
  • La plupart sont assez gentils, même s’ils sont vraiment très timides.
  • La plupart voulaient que le repas soit organisé dans une grande salle plutôt que dehors. 
  • La plupart des voyageurs français ont été des hommes isolés, abandonnés à leurs propres forces (Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe)
  • Sans doute peu de personnes comprennent le caractère purement subjectif du phénomène qu’est l’amour, et la sorte de création que c’est d’une personne supplémentaire, distincte de celle qui porte le même nom dans le monde, et dont la plupart des éléments sont tirés de nous-mêmes. (Proust, À la recherche du temps perdu)

Voir ici : « compte », comte et conte, quelle différence ?

On trouve parfois « la plupart » suivi du singulier

Cependant, on trouve chez certains écrivains cette locution suivie du singulier. Il vaut peut-être mieux éviter d’imiter ces écarts, qui seraient considérés comme des fautes sous d’autres plumes.

  • La plupart râla dans les défilés nocturnes […] (Mallarmé, Le Guignon)
  • La plupart n’avait plus même ni terre, ni abri, plus d’autres dieux domestiques que les aigles des légions (Michelet, Histoire romaine)
  • La plupart avait de petits carnets, pour n’oublier personne, dans la grêle de recommandations qui s’abattait sur eux ; et ils le consultaient, ils s’engageaient à voter pour les protégés d’un collègue, si celui-ci votait pour les leurs. (Zola, L’Œuvre)

Le cas de « la plupart de »

Lorsqu’un complément suit cette construction (« la plupart de »), il faut accorder le verbe avec le complément. En effet, « la plupart » n’est pas le sujet du verbe. On ne dirait pas « la plupart de ces filles est brun ». Exemples :

  • La plupart des filles que j’ai rencontrées. 
  • La plupart du monde prétend que ce groupe ne joue pas du rock.
  • Sans doute peu de personnes comprennent le caractère purement subjectif du phénomène qu’est l’amour, et la sorte de création que c’est d’une personne supplémentaire, distincte de celle qui porte le même nom dans le monde, et dont la plupart des éléments sont tirés de nous-mêmes (Proust, À la recherche du temps perdu)

Voir ici : « tâche » et « tache », quelle différence ?