Ophtalmologue et ophtalmologiste : quelle différence ?

Ophtalmologue et ophtalmologiste sont des synonymes. Ces deux dénominations, que l’on abrège souvent en « ophtalmo », désignent le même médecin, spécialiste des troubles touchant les yeux. Le nom de ce médecin est dérivé du grec ophthalmos, « oeil » en grec, et logos, « discours », « parole », « raison ». Il était parfois appelé oculiste autrefois, mais ce mot a vieilli.

 

Voir ici : « psychiatre », « psychanalyste » et « psychologue », quelle différence ?

 

L’ophtalmologue/ophtalmologiste peut réaliser des examens pour diagnostiquer un éventuel défaut de réfraction (myopie, astigmatisme, hypermétropie, presbytie) et prescrire, si besoin est, des lunettes et lentilles, mais aussi vérifier l’état de la cornée et du cristallin pour dépister, éventuellement, une cataracte, prendre la pression oculaire pour dépister un glaucome, examiner le fond des yeux, examiner la vision binoculaire pour dépister une hétérophories, etc. Il peut réaliser des intervenions chirurgicales. Le site du syndicat des ophtalmologies de France explique plus en détail le rôle de ce praticien.

La longueur des délais pour prendre rendez-vous chez un ophtalmologue est une problématique de santé publique (61 jours en moyenne en 2019).

L’orthoptiste est une profession paramédicale réglementée qui est chargée, en collaboration avec les médecins, de traiter des troubles de la vision, ceux liés notamment à la motricité des yeux et leur coordination. Il peut faire faire aux patients des exercices de rééducation (du strabisme, de l’hétérophobie, de la diplopie, etc.).

Les opticiens-lunetiers sont des professionnels de santé non-médicaux qui sont experts de la taille des verres, et délivrent lunettes et lentilles. Ils peuvent sous certaines conditions renouveler des verres correcteurs. 

L’oculariste est un technicien qui réalise des prothèses oculaires, c’est-à-dire des yeux artificiels, et les pose.

La profession d’optométriste n’est pas reconnue en France, mais sa reconnaissance comme quatrième profession de la filière de la vision est parfois demandée pour pouvoir palier l’offre manquante en ophtalmologie dans les déserts médicaux, afin qu’ils fournissent des soins oculaires. Cette reconnaissance se heurte notamment en France à l’hostilité des ophtalmologues.

Adrian

https://www.laculturegenerale.com

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