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« Faire partie » ou « faire parti » ? (orthographe)

Publié le 21/08/2018
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Orthographe

On écrit : « faire partie ». « On » est une partie (invariable, du latin pars) de quelque chose, on est l’élément individuel d’un tout, comme d’une organisation, d’un groupe, d’une association, ou même des meubles ou du décor (au sens de « être là depuis longtemps au point de se faire oublier »).  Un parti (sans « e ») signifie en revanche (voir ici un article complet) : 

  • un groupe ou une association de personnes (un parti politique) ;
  • un choix, une décision ;
  • un conjoint (un bon parti). 

À lire en cliquant ici :  doit-on écrire « à pieds » ou « à pied » ?

Exemples avec « faire partie »

  • Ils avaient fait tous les efforts du monde pour faire partie de l’histoire, afin que leurs noms ne tombent pas dans l’oubli.
  • Une des femmes de chambre de madame de La Mole donnait soirée, les domestiques prenaient du punch fort gaiement. Ceux qui rient ainsi, pensa Julien, ne doivent pas faire partie de l’expédition nocturne, ils seraient plus sérieux. (Stendhal, Le Rouge et le Noir)
  • Le pain neutralise le goût des autres aliments, il l’efface ; c’est pourquoi il fait partie de tous les repas. (Nietzsche, Humain, trop humain)
  • Cette prétention de s’arroger un droit unique sur les promenades comme sur le jeu de Morel et jadis de Dechambre, et de contraindre les paysages à faire partie du petit clan, n’était pas du reste aussi absurde qu’elle semble au premier abord. (Proust, À la recherche du temps perdu)
  • Afin d’effectuer ce saut inouï, Descartes se remémore une vieille hypothèse, celle d’un Dieu trompeur et omnipotent. Cette idée d’une divinité toute-puissante capable de produire une illusion complète semble faire partie d’un fond commun pluriséculaire, car on la trouve chez certains auteurs médiévaux occidentaux mais aussi dans les écrits de l’Inde ancienne. C’est elle qui va permettre à Descartes d’effectuer le dernier saut en vue d’atteindre le doute le plus extrême et radical. (Article sur la première méditation métaphysique de Descartes)