« Remercier de » ou « remercier pour » ?

« Remercier » peut être suivi par les prépositions « de » ou « pour ». L’usage classique préfère « remercier de », mais « remercier pour » s’est progressivement imposé dans l’usage.

 

Si « remercier » est suivi d’un nom, on peut utiliser « de » ou « pour »


 

Exemples avec « de » 

Je vous remercie de l’honneur que vous me faites.

Académie française, 8ème édition

 

— J’en suis vraiment bien aise, dit l’évêque gaiement. Vous me tirez d’embarras ; depuis dix minutes, je cherche le moyen de vous remercier de la soirée aimable que vous m’avez procurée, et certes d’une manière bien imprévue. 

Stendhal, Le Rouge et le noir

 

– Venez, petite fille, que je vous embrasse pour vous remercier de vous rappeler si bien ce que je dis, vous retournerez au pianola après.

Proust, À la recherche du temps perdu

 

Exemples avec « pour »

Je vous remercie pour la part que vous avez prise à la perte de mon incomparable mère. 

Larmartine, Correspondance, cité par le Grevisse

 

Soyez remercié pour cette nouvelle

Bernanos, Dialogue des Carmélites, IV, 11

 

Elisabeth remercia sa mère pour cette attention

Troyat, Tendre et violente Élisabeth, cité par le Grevisse

 

Ainsi, on peut écrire : 

Je vous remercie de/pour votre invitation. 

Je vous remercie de/pour votre accueil

Je vous remercie de/pour votre attention. 

etc.

 

Si « remercier » est suivi d’un infinitif, il est obligatoirement suivi de « de »


 

Exemples 

Je te remercie d’avoir aidé ta soeur. 

Les villageois se sont rassemblés autour de lui pour le remercier de tant faire pour eux. 

Ils l’ont remercié d’être venu. 

 

On peut aussi indiquer avec la préposition « de » la façon dont on remercie.

Exemples :

Elle me remercia de manière galante.

Michel me remercia d’un clin d’oeil.

 

Le synonyme « savoir gré » est quant à lui suivi de « de ».

Exemples :

Je vous saurais gré de bien vouloir répondre dans les plus brefs délais

 

Sans savoir si j’avais à faire honneur et savoir gré de son changement d’attitude à quelque bienfaiteur involontaire […]

Proust, À la recherche du temps perdu

Adrian

https://www.laculturegenerale.com

2 réponses

  1. Piquemal Danielle dit :

    Un bon moment de répétition pour ne pas oublier

  2. Pic Jean-Michel dit :

    Je vous remercie de cet éclairage et, plus généralement, de promouvoir le bon usage de notre langue, si belle, si complexe et tellement meurtrie en ces temps troublés.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *