Remercier peut être suivi par les prépositions « de » ou « pour ». L’usage classique préfère « remercier de », mais « remercier pour » s’est progressivement imposé dans l’usage.

Si « remercier » est suivi d’un nom, on peut utiliser de ou pour

L’usage de la première ou de la seconde préposition ne change pas le sens du verbe.

Exemples avec « de »

  • Je vous remercie de la considération que vous m’avez témoignée.
  • « Vous me tirez d’embarras ; depuis dix minutes, je cherche le moyen de vous remercier de la soirée aimable que vous m’avez procurée, et certes d’une manière bien imprévue. » (Stendhal, Le Rouge et le Noir)
  • « – Venez, petite fille, que je vous embrasse pour vous remercier de vous rappeler si bien ce que je dis, vous retournerez au pianola après. » (Proust, À la recherche du temps perdu)

Exemples avec « pour »

  • Paul a chargé sa mère de les remercier pour cette superbe nouvelle.
  • Elle nous remercia beaucoup pour notre écoute attentive de ce discours dans lequel elle avait mis tout son cœur.
  • Je vous remercie pour la part que vous avez prise à la perte de mon incomparable mère. (Lamartine, Correspondance, cité par le Le Bon Usage)
  • Elisabeth remercia sa mère pour cette attention (Troyat, Tendre et violente Élisabeth)

Ainsi, on peut écrire : 

  • Je vous remercie de/pour votre invitation. 
  • Je vous remercie de/pour votre accueil
  • Je vous remercie de/pour votre attention. 
  • etc.

2. Si « remercier » est suivi d’un infinitif, il est obligatoirement suivi de « de »

Exemples 

  • Je te remercie d’avoir aidé ta soeur. 
  • Les villageois se sont rassemblés autour de lui pour le remercier de tant faire pour eux. 
  • Ils l’ont remercié d’être venu. 

On peut aussi indiquer avec la préposition « de » la façon dont on remercie. Exemples :

  • Elle me remercia de manière galante.
  • Michel me remercia d’un clin d’oeil.

Le synonyme « savoir gré » est quant à lui suivi de « de ». Exemples :

  • Je vous saurais gré de bien vouloir répondre dans les plus brefs délais
  • Sans savoir si j’avais à faire honneur et savoir gré de son changement d’attitude à quelque bienfaiteur involontaire […] (Proust, À la recherche du temps perdu)