« Maintien » ou « maintient » : orthographe

maintien ou maintient orthographe

« Maintien » ou « maintient » : orthographe


Les deux termes sont homonymes. La confusion est courante

 

Maintien

Le « maintien », nom masculin, désigne d’abord la manière d’être extérieure d’une personne, son attitude, manifestant ses habitudes sociales, ses dispositions morales ou son caractère.

Le maintien désigne aussi l’action de maintenir

Exemples

Son maintien désinvolte avait le don de l’énerver. 

 

Peu à peu ses conversations avec cette jeune fille, d’unmaintien si imposant et en même temps si aisé, devinrent plus intéressantes. 

Stendhal, Le Rouge et le Noir

 

Alors on vit s’avancer sur l’estrade une petite vieille femme de maintien craintif, et qui paraissait se ratatiner dans ses pauvres vêtements.

Flaubert, Madame Bovary

 

Les théories de la duchesse de Guermantes, laquelle à vrai dire à force d’être Guermantes devenait dans une certaine mesure quelque chose d’autre et de plus agréable, mettaient tellement au-dessus de tout l’intelligence et étaient en politique si socialistes qu’on se demandait où dans son hôtel se cachait le génie chargé d’assurer le maintien de la vie aristocratique, et qui, toujours invisible, mais évidemment tapi tantôt dans l’antichambre, tantôt dans le salon, tantôt dans le cabinet de toilette, rappelait aux domestiques de cette femme qui ne croyait pas aux titres de lui dire « Madame la duchesse », à cette personne qui n’aimait que la lecture et n’avait point de respect humain, d’aller dîner chez sa belle-soeur quand sonnaient huit heures et de se décolleter pour cela.

Proust, À la recherche du temps perdu

 

Maintient

« Maintient » (avec un t) est la troisième personne du singulier (il/elle/on) de l’indicatif du verbe « maintenir », qui vient du latin manutenere, «tenir avec la main».

Exemples

Malgré son faible score au premier tour, il maintient sa candidature. 

Avec le penchant qui commençait à me tourmenter, naquit en moi l’honneur ; exaltation de l’âme, qui maintient le coeur incorruptible au milieu de la corruption, sorte de principe réparateur placé auprès d’un principe dévorant, comme la source inépuisable des prodiges que l’amour demande à la jeunesse et des sacrifices qu’il impose.

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe

 

Cette idée se maintient en outre jusque dans les écrits de la maturité, notamment dans le Sophiste, où elle est défendue par un énigmatique et pénétrant personnage,  « L’étranger d’Elée », signe qu’elle a trouvé une place toute particulière, et d’une certaine manière centrale, dans la pensée de Platon.

Article « Ce que je sais, c’est que je ne sais rien »

Adrian

https://www.laculturegenerale.com

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *