🧠 Testez votre QI gratuitement ! Je fais le test
1861 Vues
Enregistrer

« On est seul » ou « on est seuls » ? accord« On est seul » ou « on est seuls » ? accord

Publié le 05/10/2021 (m.à.j* le 25/11/2022)
1 commentaire
Membre premium

Découvrez les réductions que La Culture Générale a dénichées pour vous (XTB, LegalPlace, LWS, 02Switch et AD.fr)

Juridique

Créez votre société en ligne

Création société | Comptabilité | Statuts | Domiciliation | Dissolution

-15% sur votre commande
XTB : et si votre argent travaillait pour vous ? Faites-le travailler. Investir sur les marchés financiers comporte un risque élevé de perte en capital.
0% de commission* + 1 action Veolia offerte avec le code promo
Voir l'offre

*0 % de commission dans la limite de 100 000 € investis par mois, 0,2 % au-delà. Des frais de conversion de 0,5 % peuvent s'appliquer.

Hébergement web

LWS.fr | Hébergement web

Profitez de -15 % sur votre panier avec notre code exclusif

-15% sur votre panier
Hébergement web

L'hébergement internet en tout illimité

Dès 7 € HT / mois

-10% avec le code exclusif

Code promo valable uniquement en passant par ce lien.

Automobile

AD.fr | Confiez votre véhicule à de vrais spécialistes de l’automobile et bénéficiez d’un travail soigné.

Demandez votre devis gratuit en ligne !

10€ de remise sur toutes les prestations

Les deux formes fonctionnent : on est seul ou on est seuls. L’accord se fait selon le contexte. « On » est un pronom personnel indéfini. Cela signifie qu’il désigne un ou des êtres humains dont on ne connaît ni le nombre, ni le genre, et dont le verbe est conjugué à la troisième personne du singulier. De ce fait, l’adjectif attribut qui le suit devrait être au masculin singulier.  

  • C’est déjà un bonheur que de pouvoir aimer même quand on est seul à aimer…  (Gautier, Mademoiselle de Maupin / Ici, le « on » ne renvoie à personne à particulier, il permet d’énoncer une vérité générale.)
  • Le cadavre est encore si proche de l’homme vivant que je ne peux me décider à être seul, que je ne peux me décider à penser comme quand on est seul. (Duhamel, Vie des martyrs)

⇒ À lire ici : « une espèce de » ou un espèce de » ?

Cependant, « on » est souvent employé à l’oral (plus rarement à l’écrit dans les contextes où le respect des formes compte) à la place d’un autre pronom, le plus souvent à la place de « nous ». « On est seul(e)s » revient à dire « nous sommes seul(e)s ». Dans ce cas, on accorde en genre et en nombre l’adjectif attribut car le locuteur est censé avoir connaissance du nombre et du genre des personnes incluses dans ce « on ». On fait ici une syllepse grammaticale : on n’accorde pas selon les règles mais selon le sens. 

Henri Barbusse (1873 – 1935), qui a voulu imiter la langue des Poilus dans Le Feu (1916), multiplie ces syllepses : « On est délivrés, on est tranquilles, on est seuls, dans cette sorte de désert… », « on est arrivés ? », « on est assourdis », « on est suffoqués », etc.

Autres exemples :

Cela peut troubler, car le verbe est au singulier alors que l’adjectif varie.