Haut les cœurs : definition et origine de l’expression

« Haut les cœurs ! » est une exhortation au courage, à la vaillance, à la vertu. 

Dire « haut les cœurs ! » à des personnes, c’est les inciter au courage et à l’énergie. Cette expression semble tomber en désuétude.

 

Voir ici : quelle est l’origine de l’expression « avoir un cœur d’artichaut » ? 

 

Origine de l’expression « haut les cœurs ! »


Il faut bien distinguer cette expression de son paronyme « haut-le-cœur », qui renvoie à une sensation de dégoût, de soulèvement de l’estomac. 

Ici, le cœur n’est pas la métaphore du ventre, mais du courage, de la vigueur, de l’ardeur, de la résolution. L’adverbe « haut » appelle à ce que ce cœur se lève et parte affronter l’adversité. 

Selon le Dictionnaire d’expressions et locutions d’Alain Rey et Sophie Chantreaeu, les cœurs sont par métonymie les hommes, et l’adverbe « haut » renvoie au fantasme de l’érection ou du bond. 

Selon l’Académie, cette expression traduit le latin chrétien sursum corda, de sens similaire (« élevons nos cœurs ! »).

Il y a de nombreuses expressions où « cœur » est employé dans un sens métaphorique similaire : avoir à cœur de, mettre du cœur à l’ouvrage, faire contre mauvaise fortune bon cœur, etc.

Voir ici : rancœur et rancune, quelle différence ?

Exemples


Dans la guerre qui s’engage, la France aura pour elle le droit, dont les peuples non plus que les individus, ne sauraient impunément méconnaître l’éternelle puissance morale. Elle sera héroïquement défendue par tous ses fils, dont rien ne brisera devant l’ennemi l’union sacrée et qui sont aujourd’hui fraternellement assemblés dans une même indignation contre l’agresseur et dans une même foi patriotique.

Haut les cœurs et vive la France !

Message du Président de la République au Sénat et à la Chambre des députés (4 août 1914)

 

Des applaudissements convaincus le réveillent ; il se lève, s’a vance et complimente gauchement Mlle Sergent qui devient aussitôt farouche, regarde à terre et rentre dans sa coquille. Drôle de femme ! On nous déloge, on nous remplace par les élèves de l’école des garçons, qui viennent braire un chœur imbécile :

Sursum corda ! sursum corda !
Haut les cœurs ! que cette devise Soit notre cri de ralliement.
Éloignons tout ce qui divise V°our marcher au but sûrement !
Arrière le froid égoïsme Qui, mieux que les traîtres vendus,
Étouffe le patriotisme. etc. etc.

Colette, Claudine à l’école

Adrian

https://www.laculturegenerale.com

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *