On écrit : j’ai dit. Le participe passé du verbe « dire » est : « dit ». Il faut apprendre cette forme par cœur. La confusion vient du fait que « j’ai dit » est la première personne du singulier du verbe dire au passé composé. Or, la tentation est forte d’écrire « dis », parce que le « s » de la terminaison marque la première personne du singulier au présent de l’indicatif. Ce participe passé fait partie d’une série de conjugaisons très courantes sur lesquels les francophones hésitent très souvent. Au reste, le participe passé « dit » s’accorde avec l’auxiliaire « avoir » lorsque le COD est antéposé, c’est-à-dire lorsque le COD est placé avant le verbe dans la phrase. On écrit ainsi « la phrase qu’elle a dite ». Pour ne plus faire d’erreur, il suffit de penser au fait que « dit » s’accorde en genre et en nombre. On ne dirait pas « la phrase qu’elle a dise ».

À lire en cliquant ici : doit-on écrire « j’ai mit » ou « j’ai mis » ?

 

Exemples avec « j’ai dit » 

  • Malgré sa gentillesse et sa très grande amabilité, j’ai dit non à tout ce qu’il m’a proposé. 
  • Il y un terrible quiproquo : il prétend que j’ai dit des choses terribles sur sa sœur, alors que je ne la connais pas !
  • Le marquis espère, je ne sais pourquoi, que vous deviendrez l’ami du jeune comte Norbert. J’ai dit que vous étiez un grand latiniste, peut-être compte-t-il que vous apprendrez à son fils quelques phrases toutes faites, sur Cicéron et Virgile. (Stendhal, Le Rouge et le Noir)
  • Napoléon rentré au Caire écrivait au général Dugua :  » Vous ferez, citoyen général, trancher la tête à Abdalla-Aga, ancien gouverneur de Jaffa. D’après ce que m’ont dit les habitants de Syrie, c’est un monstre dont il faut délivrer la terre… (Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe)
  • C’est par eux, surtout par eux, par Jaurès dans la mesure où il a autorisé Hervé, par Dreyfus même dans la mesure où il a autorise Jaurès, que nous sommes retombés sur ce palier moyen, sur ce palier sans fin, à mi-côte, dont nous avons dit que nous ne sortirions, que nous ne remonterons jamais, dont nous avons dit que l’histoire ne remonterait jamais. (Péguy, Notre jeunesse)
  • J’ai dit – ce que j’ignorais alors et ce dont la connaissance m’eût évité bien des chagrins – qu’il était très lié (sans qu’ils eussent jamais l’air de se connaître devant les autres) avec Morel. (Proust, À la recherche du temps perdu)
  • L’asile est à deux kilomètres du village. J’ai fait le chemin à pied. J’ai voulu voir maman tout de suite. Mais le concierge m’a dit qu’il fallait que je rencontre le directeur. (Camus, L’Étranger)