« Pas de souci » ou « pas de soucis » : orthographe

On écrit : « pas de souci » ou « pas de soucis ». Le singulier et le pluriel sont acceptés. 

On peut néanmoins favoriser le singulier car, sur le même modèle, les expressions contenant « aucun » (« aucun souci », « aucun problème », etc.) sont au singulier, sauf si le terme qui suit est toujours au pluriel (en effet, il n’y a aucun souci, et donc pas un seul souci).

On peut ajouter en outre que le souci est un sentiment, voire un concept philosophique, même s’il tend à désigner dans le langage oral, par métonymie, la cause du souci, le problème qui provoque le souci (« j’ai un souci avec ma banque »).

L’Académie réprouve l’usage de cette locution comme interjection. Elle est certes plutôt familière et rarement écrite. On entend souvent le synonyme « t’inquiète » (pour « ne t’inquiète pas »). Le pseudo-anglicisme no-soucy semble être passé de mode. 

 

Exemples avec « pas de souci »


pas de souci pas de soucis

Le thé l’après midi, Arturo Ricci (détail) | Wikimedia Commons

Cette génération no soucy a fait école auprès des plus jeunes. Du coup, avec « pas de souci », on est dans l’univers des Bisounours, care bears en anglais.

Lemonde.fr

 

Il se gare mal et vous empêche d’avancer : klaxon de votre part et il vous demande agressivement : «Y a un souci ?» Voici maintenant plus calme, plus cool : Vous l’avez bousculé malgré vous ; excuses de votre part et il répond : «Y a pas de souci !» Il y eut enfin, aux alentours des années 1990-2000 si ma mémoire est bonne, une version anglicisée, lancée par la chanteuse Ophélie Winter : no soucy (prononcez souçaille) : les deux, me semble-t-il, sont tombés – heureusement – dans l’oubli.

Liberation.fr

 

Dans une longue et alambiquée introduction, Denis Sieffert, qui titre d’un shakespearien « Être ou ne pas être Mila », veut bien défendre Mila sans « être Mila ». Pas de souci avec ça. On sait bien que les injonctions #JesuisCharlie, #JesuisMila ou #JesuisCirconflexe – en soutien à l’accent du même nom, un temps menacé par la réforme de l’orthographe – doivent être prises pour ce qu’elle sont, c’est-à-dire la défense de quelqu’un ou de quelque chose et non une identification au sujet ou à l’objet.

Charliehebdo.fr

Adrian

https://www.laculturegenerale.com

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *