Ironie et sarcasme : quelle différence ?

Le sarcasme est une forme d’ironie. L’ironie, du grec eirôneia, « interroger en feignant l’ignorance », consiste à dire le contraire de ce que l’on pense ou à simuler l’ignorance, tout en adoptant un ton qui laisse deviner sa pensée véritable. Sa forme privilégiée est l’antiphrase. Le personnage qui l’incarne est le philosophe grec Socrate (vers 470 – 399). Elle permet de moquer, tourner en dérision, railler, être caustique. 

Exemple : quelqu’un de mal payé pourrait dire, par dérision, à un collègue au moment de sa paye : « je ne sais pas ce que je vais faire de tout cet argent ! ».

Le sarcasme, du grec sarkasmos, « rire amère » (de sarkazein, « ouvrir la bouche pour montrer les dents ») est une forme d’ironie, mais mordante, acerbe, voire insultante. C’est une ironie plus violente, plus incisive. Elle attaque franchement. Ce terme a été introduit en français par Rabelais (mort en 1553).

Exemple : à propos d’un roman médiocre, un critique pourrait écrire : « Quel chef-d’œuvre l’auteur nous livre là ! Le style rivalise avec Balzac, l’intrigue avec Dumas ».  

Savoir si l’on est passé dans le sarcasme est une question de perception

La satire est, quant à elle, de l’ironie critique sur des sujets politiques ou sociaux. 

Voir ici : « bucolique », « champêtre » et rustique, quelle différence ?

Adrian

https://www.laculturegenerale.com

2 réponses

  1. Malo dit :

    Je viens de découvrir votre site.
    Un régal pour les yeux et la tête !
    Merci.

  2. Vranckx dit :

    Moi qui croyais dur comme fer que Sarcasme venait du grec Sarkosi, celui qui montrait ses dents, me voilà bien marri !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *