« Paraphrase » et « périphrase » sont des paronymes. La prononciation de ces mots est proche, ce qui peut prêter à confusion.

Une paraphrase : définition

Emprunté au XVIe au grec paraphrasis, παράφρασις, composé de para, παρά, « d’auprès de, du côté de », et phrasis, φράσις, « action d’exprimer par la parole, élocution, langage ». Une « paraphrase » désigne : une explication verbeuse d’un texte, qui ne fait qu’en répéter le propos ;

Exemple : La mondialisation désigne généralement le phénomène de croissance des échanges entre les différents pays du monde, ainsi que l’uniformisation des modes de vies des différentes sociétés qui le composent. Paraphrase: l’auteur dit que la mondialisation est un phénomène de croissance des échanges entre les différents pays du monde, et il ajoute qu’elle désigne aussi l’uniformisation des modes de vie des différentes sociétés qui le composent.

Au xixe siècle, la lecture critique des documents écrits, codifiée par l’histoire positiviste, permet au commentaire de texte de s’imposer à l’Université ainsi qu’à l’agrégation, puis au lycée et au baccalauréat. Exercice difficile, qui verse souvent dans la paraphrase pure et simple […]

Johann Chapoutot, Les 100 mots de l’Histoire

À vrai dire ces œuvres sont moins des synthèses que de simples paraphrases […]

Jean-Marie Carbasse, Histoire du droit

Ce terme a d’autres usages spécialisées (en musique : fantaisie sur des thèmes célèbres de l’opéra ; en littérature : imitation poétique de la Bible ; etc.). Le verbe « paraphraser » est relativement courant (à l’école notamment).

À lire en cliquant ici : « bimensuel » et « bimestriel » ?

Une périphrase : définition

Du latin periphrasis, περίφρασις, formé de peri, περί, « autour », et phrasis, φράσις, « action d’exprimer par la parole, élocution, langage ». La périphrase est une figure de style par laquelle on exprime une notion en plusieurs mots qui la décrivent au lieu de n’en utiliser qu’un seul. On utilise plusieurs mots alors qu’un seul suffirait. Elle sert souvent, dans les articles de presse, à éviter les répétitions, mais elles peuvent être critiquées comme des lieux communs éculés.

Exemples : 

  • La ville rose pour parler de Toulouse.
  • Le Nouveau Monde pour l’Amérique.
  • La Terre Sainte pour la Palestine.
  • Le pays du cèdre pour parler du Liban.
  • Le pays du soleil levant pour le Japon, ou le pays du matin calme pour la Corée.
  • La fille aînée de l’Église pour parler de la France. Cette périphrase, que l’on doit à Lacordaire, date du XIXe siècle et n’est bien sûr pas neutre. Elle permet de souligner, par idéologie, le lien de la France avec l’Église catholique.
  • La plus belle avenue du monde pour parler des Champs Élysées.
  • Le petit écran pour parler de la télévision.
  • Le roi des animaux pour parler du lion.
  • L’empereur à la barbe fleurie pour parler de Charlemagne.
  • Le septième art pour parler du cinéma.
  • L’auteur de la Comédie humaine pour Balzac.

En savoir plus sur la « périphrase » en cliquant ici.

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